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A dix-sept ans, Amine Benrachid prend la route de l’exil.

Jeudi 23 Juillet 2026

A dix-sept ans, Amine Benrachid prend la route de l’exil. Le Tchad derrière lui, la Libye devant, et au milieu, la détention, la peur, l’incertitude. Pourtant, dans ce tumulte, une flamme s’allume : celle du cinéma. Ce n’est pas seulement un art, mais une respiration, une échappatoire, une promesse de liberté.
Aujourd’hui, cet adolescent devenu homme s’assoit parmi les jurés du Festival de Cannes. Son parcours, marqué par la douleur et la résilience, devient un témoignage universel, celui de la dignité retrouvée et de l’humanité affirmée.
Dans son film « Seuls les rebelles », Amine prolonge ce récit. Il y incarne la force de ceux qui refusent de plier, la voix de ceux que l’exil a tenté de réduire au silence. Chaque scène est une mémoire, chaque geste une résistance.
Son histoire nous rappelle que le cinéma africain n’est pas seulement divertissement, il est mémoire, justice et transformation. Il est le miroir des luttes, mais aussi la lumière des possibles.


Ramy Haroun
Analyste, Chercheur associé au CEDPE
Sahel7