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Au Soudan, le général Al-Burhane a annoncé la fermeture définitive de la porte des négociations

Mercredi 7 Octobre 2026

Dans une prise de position réaffirmant l'autorité de l'armée soudanaise et la ligne politique officielle, le général Abdel Fattah al-Burhan, président du Conseil de souveraineté et commandant général des forces armées, a mis fin aux cycles de compromis. Depuis la région d'Amri, dans l'État du Nord, il a annoncé la fermeture définitive de la porte des négociations.
Al-Burhan a affirmé que l'opération militaire, qualifiée de « bataille de la dignité », excluait désormais tout compromis. Il a indiqué que l'option militaire se poursuivrait jusqu'à l'élimination complète de la milice rebelle des Forces de soutien rapide (FSR) sur l'ensemble du territoire national.
Alburhane a tranché le débat en soulignant que « les décisions relatives à la paix et à la guerre relèvent de la souveraineté exclusive du Conseil de sécurité et de défense ». Il s'est engagé à restaurer l'autorité de l'État, à reprendre le contrôle total du pays et à sécuriser l'ensemble du territoire soudanais sous l'égide d'une armée unifiée et avec le soutien de la population. Cette prise de position survient quelques heures après la déclaration de M
assad Boulos, le conseiller spécial de Donald Trump pour l'Afrique, annonçant un cessez-le-feu imminent à la suite de sa rencontre en Égypte avec Al-Burhane. Les récents progrès militaires de l’armée soudanaise dans le nord du Kordofan et à l’ouest du Darfour pourraient expliquer son intransigeance, celle-ci étant convaincue d’être proche d’une victoire totale.
En réalité, la seule issue au conflit soudanais réside dans l'ouverture de discussions sincères et rigoureuses, associant l'ensemble des parties prenantes ainsi que la société civile.

MS. ABdelsalam, analyste, chercheur associé au CEDPE