Au-delà des communiqués triomphants publiés par les deux belligérants, il ne faut pas perdre de vue que ce sont les civils qui paient le plus lourd tribut. Comme je l’ai rappelé il y a quatre jours sur vos antennes, l’armée soudanaise, longtemps acculée, a retrouvé un nouveau souffle. Elle est parvenue à contenir l’avancée des Forces de soutien rapide (FSR) dans le Kordofan, à reprendre le contrôle de Habilé et à desserrer l’étau autour de la ville assiégée de Delegn.
Le suspense demeure désormais : la milice des FSR acceptera-t-elle la perte de ces deux villes stratégiques et renforcera-t-elle sa présence à Kadouguouli, Habila et Alkhouwey, ou persistera-t-elle à tenter de repousser l’armée de Habilé et Delegn ? Si elle échoue à reprendre ces positions, elle ouvrira la voie à l’avancée de l’armée soudanaise vers Alkouway, Habila, Babanoussa et Hadjlidjé. Une telle défaite consoliderait la position de l’armée et lui permettrait de lancer des offensives dans le Darfour, en commençant par El-Fasher et El-Geneina.
Pour l’heure, les FSR ont intensifié l’usage de drones contre les positions de l’armée. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour les deux camps, à moins que la communauté internationale ne parvienne à imposer un cessez-le-feu afin d’éviter aux civils de subir davantage les dégâts collatéraux de cette guerre technologique.
Le progrès de l’armée s’explique en partie par l’adoption d’une stratégie de guérilla, appuyée par un soutien militaire de plusieurs pays, dont le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et la Turquie, sous le regard indulgent des États-Unis.
Malgré l’intensification des affrontements, une lueur d’espoir subsiste grâce à la proposition américano-saoudienne d’un cessez-le-feu, suivi d’un processus de transition politique. L’objectif est clair : écarter les deux généraux de la scène politique et ouvrir la voie à des élections libres menant à l’avènement d’un gouvernement civil. Reste à espérer que cette initiative ne sera pas compromise par l’intransigeance des deux camps.
Il convient de rappeler que l’armée a toujours exigé, pour tout cessez-le-feu, l’arrêt des livraisons d’armes, le retrait des combattants des FSR des villes qu’ils occupent, leur cantonnement et leur désarmement. Mais les FSR, qui contrôlent près de la moitié du territoire soudanais, ont systématiquement rejeté ces conditions, les qualifiant de reddition.
Le suspense demeure désormais : la milice des FSR acceptera-t-elle la perte de ces deux villes stratégiques et renforcera-t-elle sa présence à Kadouguouli, Habila et Alkhouwey, ou persistera-t-elle à tenter de repousser l’armée de Habilé et Delegn ? Si elle échoue à reprendre ces positions, elle ouvrira la voie à l’avancée de l’armée soudanaise vers Alkouway, Habila, Babanoussa et Hadjlidjé. Une telle défaite consoliderait la position de l’armée et lui permettrait de lancer des offensives dans le Darfour, en commençant par El-Fasher et El-Geneina.
Pour l’heure, les FSR ont intensifié l’usage de drones contre les positions de l’armée. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour les deux camps, à moins que la communauté internationale ne parvienne à imposer un cessez-le-feu afin d’éviter aux civils de subir davantage les dégâts collatéraux de cette guerre technologique.
Le progrès de l’armée s’explique en partie par l’adoption d’une stratégie de guérilla, appuyée par un soutien militaire de plusieurs pays, dont le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et la Turquie, sous le regard indulgent des États-Unis.
Malgré l’intensification des affrontements, une lueur d’espoir subsiste grâce à la proposition américano-saoudienne d’un cessez-le-feu, suivi d’un processus de transition politique. L’objectif est clair : écarter les deux généraux de la scène politique et ouvrir la voie à des élections libres menant à l’avènement d’un gouvernement civil. Reste à espérer que cette initiative ne sera pas compromise par l’intransigeance des deux camps.
Il convient de rappeler que l’armée a toujours exigé, pour tout cessez-le-feu, l’arrêt des livraisons d’armes, le retrait des combattants des FSR des villes qu’ils occupent, leur cantonnement et leur désarmement. Mais les FSR, qui contrôlent près de la moitié du territoire soudanais, ont systématiquement rejeté ces conditions, les qualifiant de reddition.
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages Amazon.fr - La Gestion des Conflits: Médiation - Yacoub Dabio, Ahmat - Livres
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad
Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
Tel/Watsup: 00250796518396
00 235 99860817
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