Au Tchad, Les attaques terroristes ont provoqué de nombreuses réactions de militaires sur les réseaux

Jeudi 7 Mai 2026

La dernière attaque, suivie d’une embuscade, a provoqué, fait inédit, de nombreuses réactions de militaires tchadiens sur les réseaux sociaux. Plusieurs problématiques ont été évoquées : failles sécuritaires, dysfonctionnements internes, inégalités dans la gestion des grades, corruption, entre autres.


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Le président Mahamat Idriss Déby a réaffirmé sa « détermination renouvelée » à poursuivre la lutte « jusqu'à l'éradication totale » de la menace. L'Assemblée nationale a condamné avec la plus grande fermeté cet acte, tout en exprimant sa solidarité aux familles des soldats tués. Ces déclarations sont rituellement répétées après chaque attaque majeure, après Bohoma en 2020, après l'attaque d'octobre 2024, et maintenant après Barka Tolorom.

La vraie question n’est pas celle de la détermination des soldats tchadiens, dont le courage n’est nullement en cause. Elle est avant tout structurelle : pourquoi une base régulièrement ciblée n’a-t-elle pas bénéficié d’un dispositif de protection renforcé, comprenant notamment un éclairage de secours, un système électronique d’alerte précoce et un périmètre anti-infiltration capable de rendre tout sabotage préalable impossible, ou au moins détectable ?

La dernière attaque, suivie d’une embuscade, a provoqué, fait inédit, de nombreuses réactions de militaires tchadiens sur les réseaux sociaux. Plusieurs problématiques ont été évoquées : failles sécuritaires, dysfonctionnements internes, inégalités dans la gestion des grades, corruption, entre autres.

La hiérarchie militaire pourrait tirer profit de ces observations en y apportant des réponses concrètes. Une telle démarche permettrait non seulement de renforcer la cohésion interne, mais aussi de rendre l’armée plus résiliente et moins vulnérable face aux provocations et aux attaques des groupes terroristes.