Sous la loupe

Au Tchad, l’ancien patron de l’AILC appelle à la destitution du chef de la junte militaire

Mardi 25 Aout 2026

Dans sa mise au point, un passage a particulièrement suscité des réactions au sein de la population et, selon certaines indiscrétions, de plusieurs généraux. Beaucoup estiment que nul n’est au-dessus de la loi et que le chef de la junte devrait accepter, sinon sa destitution sollicitée, du moins l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de déterminer s’il a ou non violé la loi en s’interférant dans la mission de l’AILC pour protéger des proches accusés de détournement et de corruption.

En acceptant de se soumettre à une enquête judiciaire, le chef de la junte au pouvoir démontrerait non seulement qu’il n’a rien à se reprocher, mais donnerait également un exemple fort du principe selon lequel nul n’est au-dessus de la loi. Selon certaines indiscrétions, deux généraux de l’armée auraient conseillé au chef de la junte d’accepter une enquête judiciaire afin de démontrer la transparence de l’armée dans ce type de dossier.

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle de la justice n’a été constatée. Mais tous les regards se tournent désormais vers le président, dont une réaction est attendue d’un moment à l’autre.

Dans sa réponse, le chef de la junte pourrait décider d’accepter de se conformer à la loi et de se défendre face à cette grave accusation, qualifiée par l’AILC de haute trahison. Il pourrait également choisir de se déchaîner contre l’ancien patron de l’AILC et de l’accabler de tous les maux.

Déjà, il a été constaté qu’une véritable armée de « vermicelles » s’est engagée sur les réseaux et dans les médias sociaux pour dénigrer et diffamer l’ancien patron de l’AILC.

« Au regard de ce qui précède, il est clairement établi que l’ordre d’arrestation de l’équipe de l’AILC émanait directement du Président de la République et qu’un tel acte constitue une violation des lois de la République. Dès lors, il conviendrait d’en apprécier la portée juridique et de déterminer, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur, s’il est susceptible de relever de la haute trahison et, le cas échéant, d’entraîner la mise en œuvre de la procédure de destitution du Chef de l’État. » Extrait de la Mise au point de l'AICL.



MS. Abdelsalam, analyste, chercheur
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