Le vernis de stabilité du pouvoir tchadien est en train de se fissurer. Et cette fois, ce ne sont ni des opposants politiques ni des groupes rebelles classiques qui menacent le régime, mais une réalité bien plus dangereuse : la désintégration interne de l’appareil militaire sur fond de guerre régionale. Plus de 300 soldats qui désertent pour rejoindre le Soudan ? Ce n’est pas un incident. C’est un signal d’alarme majeur. C’est le symptôme d’un État qui perd le contrôle de ses propres forces.
Le pouvoir de Mahamat Idriss Déby, dit Kaka, est aujourd’hui pris dans ses propres contradictions. À force de jouer sur plusieurs tableaux (tolérance implicite de certaines alliances, ambiguïtés stratégiques, gestion communautaire du pouvoir) le régime a ouvert une boîte de Pandore qu’il ne maîtrise plus.
Avec une armée fragmentée, des généraux aux loyautés discutables, des milices qui défient l’État, et une frontière devenue une passoire stratégique, le conflit soudanais déborde, s’enracine et contamine. Ce n’est plus une crise extérieure. C’est une guerre qui s’installe à l’intérieur même du Tchad. Le plus grave n’est peut-être pas militaire. Il est identitaire. En laissant s’installer une lecture communautaire du conflit, le pouvoir joue avec une ligne rouge historique. Une fois franchie, elle ne se referme jamais sans violence durable. Ce type de fracture ne produit pas des crises passagères, mais des guerres longues. Le Tchad a déjà l’expérience et aucun tchadien ne souhaite revoir ce cauchemar. Mais que fait l’État pour éviter tout débordement ? Au lieu d’envisager une option intelligente, il envoie des renforts. Il menace. Il improvise.
Mais peut-on encore imposer l’autorité quand une partie de son armée choisit son camp ailleurs ? La réalité est brutale. Le régime tchadien n’est plus seulement sous pression extérieure, il est fragilisé de l’intérieur. Et dans ce type de configuration, l’histoire est rarement indulgente. Car lorsque l’armée doute, que les élites se divisent et que les lignes communautaires s’enflamment, ce n’est plus une crise. C’est un basculement.
Le Tchad est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit un sursaut stratégique et politique, soit une lente dérive vers un conflit par procuration qui finira par emporter plus que des frontières.
Une question demeure : le pouvoir a-t-il encore le contrôle… ou seulement l’illusion du contrôle ?
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Le pouvoir de Mahamat Idriss Déby, dit Kaka, est aujourd’hui pris dans ses propres contradictions. À force de jouer sur plusieurs tableaux (tolérance implicite de certaines alliances, ambiguïtés stratégiques, gestion communautaire du pouvoir) le régime a ouvert une boîte de Pandore qu’il ne maîtrise plus.
Avec une armée fragmentée, des généraux aux loyautés discutables, des milices qui défient l’État, et une frontière devenue une passoire stratégique, le conflit soudanais déborde, s’enracine et contamine. Ce n’est plus une crise extérieure. C’est une guerre qui s’installe à l’intérieur même du Tchad. Le plus grave n’est peut-être pas militaire. Il est identitaire. En laissant s’installer une lecture communautaire du conflit, le pouvoir joue avec une ligne rouge historique. Une fois franchie, elle ne se referme jamais sans violence durable. Ce type de fracture ne produit pas des crises passagères, mais des guerres longues. Le Tchad a déjà l’expérience et aucun tchadien ne souhaite revoir ce cauchemar. Mais que fait l’État pour éviter tout débordement ? Au lieu d’envisager une option intelligente, il envoie des renforts. Il menace. Il improvise.
Mais peut-on encore imposer l’autorité quand une partie de son armée choisit son camp ailleurs ? La réalité est brutale. Le régime tchadien n’est plus seulement sous pression extérieure, il est fragilisé de l’intérieur. Et dans ce type de configuration, l’histoire est rarement indulgente. Car lorsque l’armée doute, que les élites se divisent et que les lignes communautaires s’enflamment, ce n’est plus une crise. C’est un basculement.
Le Tchad est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit un sursaut stratégique et politique, soit une lente dérive vers un conflit par procuration qui finira par emporter plus que des frontières.
Une question demeure : le pouvoir a-t-il encore le contrôle… ou seulement l’illusion du contrôle ?
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