Journée d’échange sur le programme DDRR (Rapport)

Mardi 20 Février 2024

Mme Stéphanie a décrit le programme de DDRR qu'elle a l'intention d'implanter dans les quatre pays riverains du bassin du Lac Tchad. Elle a affirmé que cette rencontre d'échange vise à appeler toutes les organisations de la société civile pour qu'ensemble, elles trouvent une solution aux fléaux du Lac-Tchad.


Cette journée fût ouverte par une brève allocution de bienvenue du président du CEDPE Dr AHMAT  YACOUB DABIO, suivie de la lecture par la chargée de la communication Melle Zara Loksala Vanzou, des Termes Des Références (TDR. Avant de donner la parole à Madame STEPHANIE, la chargée du programme de l’UNION EUROPEENNE, l’occasion a été donnée à chacun des participants de décliner son identité et son profil. Mme Stéphanie a décrit le programme de DDRR qu'elle a l'intention d'implanter dans les quatre pays riverains du bassin du Lac Tchad. Elle a affirmé que cette rencontre d'échange vise à appeler toutes les organisations de la société civile pour qu'ensemble, elles trouvent une solution aux fléaux du Lac-Tchad. Puis, c’était le tour de M. José Lorenzo de dérouler les objectifs spécifiques de la mission de l’Union Européenne, dont  la lutte et l’implication de la société civile contre les VBG et la pauvreté. Pour parvenir à mettre fin aux problèmes cités ci-dessus, l'expert Guislain Mathé a demandé à la société civile de leur faire des recommandations. Quant à l'expert Allahramadji Djeringa, il a tenu à apporter quelques éclaircissements importants du programme que l'union européenne compte installer. Madame Stéphanie et ses collègues ont posé plusieurs questions à l'assemblée. L'objectif de ces questions était de comprendre les besoins de la société civile pour les soutenir dans leur combat. Le président du CEDPE a, de son côté, énuméré quelques étapes pour la réinsertion des désengagés de Boko Haram et a affirmé que l’Union Européenne doit venir avec un projet central.
L’indentification des problématiques
Mr Ahmat MHT  TAHAR, conseiller financier du réseau des organisations de la société civile du bassin du Lac Tchad (ROSC/BLT qui, après avoir demandé d’observer une minute de silence à la mémoire des personnes victimes de la barbarie au lac Tchad, a énuméré les priorités a savoir l’éducation, la protection, un centre psychologique pour permettre aux désengagés de retrouver leur esprit afin d’avoir à nouveau confiance en eux et s’aimer tel qu’ils sont. Un autre participant a fait part de l'insécurité qui règne au lac Tchad. Pour lui, le lac-Tchad est un lieu où l’insécurité représente un taux très élevé (…) les habitants au lac-Tchad sont très vigilants et méfiants, ils ne donnent pas n’importe quelle information à n’importe qui. Il est très important de prendre en considération les priorités, telles que la mise à la disposition des habitants des logiciels et des appareils pour faciliter la communication en cas d'urgence. Un programme spécial est nécessaire dans les écoles primaires pour inculquer les valeurs humaines et favoriser le brassage. Il faut installer une radio communautaire diffusant des campagnes de sensibilisation dans les différentes langues locales, pour se faire, tout le monde est appelé à agir dans la gestion et la prévention des conflits intercommunautaire. Selon un participant, plus de 490 désengagés sont repartis, logés puis pris en charge par le ministre de la gestion publique et faute de moyen, ils sont repartis dans leurs communautés. Il est crucial d'impliquer les victimes dans la politique de sensibilisation, car ils pourront mieux expliquer leur vécu de manière concrète.
De cette journée d’échange et de réflexion, le service de communication du CEDPE a enregistré la participation de 57 personnes venues de différentes structures de la société civile et de certaines autorités.

Commencée à 9h30 avec un petit déjeuner, la journée d'échange et de réflexion a pris fin à 11h30.

Melle Zara Loksala Vanzou
Service de communication