Conflit et prévention

« L'Iran n'aura d'autre choix que de se doter de l'arme nucléaire », Fars News

Lundi 29 Juin 2026

Il revient aux États-Unis et à Israël de prendre ces menaces au sérieux et d’engager des discussions franches, sans arrière-pensées, avec l’ensemble des parties impliquées dans le conflit. L’objectif doit être une paix globale et durable, incluant l’Iran, les États-Unis, Israël, le Liban, la Syrie et la Palestine.



L'Iran n'aura d'autre choix que de se doter de l'arme nucléaire en cas de menace militaire n'est pas nouveau.  En avril 2025, Téhéran avait déjà mis en garde que l'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire mais n'aurait d'autre choix que de le faire en cas d'attaque contre le pays, après des menaces du président Trump. Ce type de déclaration, venant de responsables iraniens ou de médias proches du régime, est donc une rhétorique récurrente, surtout depuis la guerre de juin 2025 entre Israël et l'Iran et les frappes américaines sur les sites nucléaires iraniens.
 
Le 21 juin, après plusieurs jours d'échange de missiles entre Israël et l'Iran, des bombardiers furtifs américains ont largué des bombes anti-bunker sur trois installations nucléaires iraniennes, que Trump a qualifiées de "totalement anéanties", tandis que le président iranien continuait d'affirmer que son pays n'avait jamais tenté de fabriquer la bombe atomique.

En résumé, l’agence Fars News, proche des Gardiens de la révolution, publie régulièrement des éditoriaux à tonalité nationaliste et belliqueuse. Le message de fond, l’Iran justifiant un éventuel recours à l’armement nucléaire par la pression militaire extérieure, s’inscrit dans la continuité de déclarations répétées par les autorités iraniennes ces derniers mois.

Dans ce contexte, il revient aux États-Unis et à Israël de prendre ces menaces au sérieux et d’engager des discussions franches, sans arrière-pensées, avec l’ensemble des parties impliquées dans le conflit. L’objectif doit être une paix globale et durable, incluant l’Iran, les États-Unis, Israël, le Liban, la Syrie et la Palestine.

Ramy Haroun
Analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel 7