Après plusieurs heures de confusion, les États-Unis accusent désormais l’Iran d’être responsable de la perte d’un hélicoptère d’attaque AH-64 Apache près du détroit d’Ormuz.
Dans un premier temps, les autorités américaines avaient confirmé la perte de l’appareil, tout en précisant que les deux membres d’équipage avaient été secourus avec succès et étaient sains et saufs. Washington n’avait cependant fourni aucune explication sur les causes exactes de l’incident, laissant planer le doute sur les circonstances du crash.
Le président américain, Donald Trump, qui espérait encore la conclusion prochaine d’un accord avec Téhéran, a déclaré que cet incident « mérite une réaction », sans préciser la nature des mesures envisagées.
De son côté, l’Iran n’a pas officiellement reconnu avoir abattu l’appareil. Certains analystes et experts iraniens estiment que les déclarations américaines sont prématurées et soutiennent que l’essentiel demeure la poursuite des négociations entre les deux pays. Selon eux, si les États-Unis décidaient néanmoins de riposter, l’Iran serait prêt à défendre ses intérêts et sa sécurité.
À ce stade, plusieurs hypothèses circulent, notamment celle d’un tir iranien ou celle d’une collision impliquant un appareil iranien. Aucune de ces versions n’a toutefois été établie de manière indépendante.
Si la version américaine venait à être confirmée, l’incident constituerait un nouvel épisode de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran dans cette zone stratégique du Golfe.
Par MS. Abdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE