Le Forum international pour les études démocratiques publie un nouveau rapport et une compilation d’essais intitulés Tester les limites : l’influence autoritaire de la Chine et de la Russie à grande échelle dans une nouvelle période d’impunité, par Florindo Chivucute, Alexander Cooley, Caroline Costello, William Nee et Kevin Sheives. Cliquez ici pour regarder l’événement de lancement de jeudi à 9h30 EDT.
Des puissances autocratiques comme la Russie et la Chine ont longtemps sapé les institutions démocratiques et enraciné l’autoritarisme par leur engagement à l’étranger. Le moment d’aujourd’hui, cependant, est différent. Alimentés par de nouveaux alignements géopolitiques, l’érosion des normes internationales des droits de l’homme et une compétition technologique omniprésente, les régimes de Chine et de Russie se retrouvent dans un nouvel environnement international, plus permissif. Ce nouveau contexte renforce leur capacité à intervenir dans les élections, à diffuser la propagande, à faire taire la dissidence à l’étranger et à violer la vie privée et la sécurité personnelle des militants et des citoyens. Le rapport explore à quoi ressemble cette nouvelle vague de stratégies d’influence autoritaires et comment les acteurs pro-démocratie peuvent réagir.
Points clés du rapport
Tendances émergentes en Chine et stratégies russes
La répression transnationale devient plus facile, plus populaire, sophistiquée et agressive.
La répression transnationale devient plus facile, plus populaire, sophistiquée et agressive.
L’ingérence électorale, en particulier en Europe par Moscou, s’est étendue au-delà de la simple manipulation des récits médiatiques pour inclure des outils financiers et cybernétiques.
Les activités de puissance marquée de la Chine et de la Russie utilisent plus en priorité la loi, l’aide à la sécurité paramilitaire et la cooptation des forces de l’ordre.
Leurs stratégies seront probablement davantage liées aux entreprises criminelles.
Vulnérabilités accrues auxquelles les démocraties doivent faire face
Les lacunes juridiques permettant des stratégies d’influence autoritaires sont passées d’une vulnérabilité potentielle à un problème clair et présent.
Les technologies avancées permettent aux partisans de la démocratie de passer à l’offensive, mais ces technologies ont aussi renforcé la capacité des gouvernements étrangers à franchir les frontières et à exercer une influence antidémocratique.
Le leadership démocratique dépend plus que jamais des acteurs et mouvements locaux.
La lutte pour l’espace civique passera d’un concours entre acteurs politiques nationaux à un affrontement international.
La périphérie européenne de la Russie est sur le point de connaître des tactiques d’ingérence plus agressives, tandis que les pays partiellement libres restent les plus vulnérables à l’effet de levier de la Chine dans ses relations économiques.
À propos des auteurs
Florindo Chivucute est le fondateur et directeur exécutif de Friends of Angola, une organisation à but non lucratif promouvant la démocratie, la transparence et la bonne gouvernance en Angola et en Afrique centrale.
Alexander Cooley est professeur Claire Tow de science politique au Barnard College, Université Columbia, et chercheur non résident à l’Institut Kennan.
Caroline Costello est directrice adjointe au Global China Hub du Atlantic Council.
William Nee est le directeur principal des programmes pour l’Asie de l’Est au National Endowment for Democracy.
Kevin Sheives est directeur du Forum international pour les études démocratiques au National Endowment for Democracy.