En théorie chiite, une fatwa n’est pas une loi constitutionnelle immuable. Elle dépend de l’interprétation du marja (autorité religieuse), du contexte stratégique, et du rapport de force. L’Imam Khameini qui, par une Fatwa, a interdit la possession par l’Iran des armes nucléaire et chimique, a été assassiné par Israël.
Le nouveau Guide suprême pourrait maintenir la ligne doctrinale actuelle, la reformuler, ou l’abroger implicitement en invoquant la « nécessité stratégique » (principe de maslaha – intérêt supérieur).
Cependant, la décision ne serait pas uniquement religieuse : elle serait aussi géopolitique, économique et militaire.
L’Iran pourrait-il chercher des armes chimiques et nucléaires ? Il faut comprendre que l’Iran est signataire de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et nucléaires et toute tentative d’acquisition ouverte provoquerait un isolement diplomatique extrême, des sanctions massives, un risque de frappes préventives. En effet, le coût stratégique serait donc énorme.
Mais l’Iran qui s’est déjà engagé dans la prohibition des armes de destruction massive, s’est dit trahi par Donald Trump un président qu’il juge versatile, qui n’a jamais respecté ses engagements.
Et si l’Iran sortira inépuisable de cette aventure guerrière, rien n’empêche les nouveaux dirigeants d’annoncer officiellement le décès de la Fatwa du défunt Khameini.
En dehors de la Fatwa, il y a trois scénarios théoriques à imaginer pour l’Iran post-conflit avec les usa-israël :
Le premier Scénario : Consolidation interne Le nouveau Guide suprême pourrait maintenir la ligne doctrinale actuelle, la reformuler, ou l’abroger implicitement en invoquant la « nécessité stratégique » (principe de maslaha – intérêt supérieur).
Cependant, la décision ne serait pas uniquement religieuse : elle serait aussi géopolitique, économique et militaire.
L’Iran pourrait-il chercher des armes chimiques et nucléaires ? Il faut comprendre que l’Iran est signataire de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et nucléaires et toute tentative d’acquisition ouverte provoquerait un isolement diplomatique extrême, des sanctions massives, un risque de frappes préventives. En effet, le coût stratégique serait donc énorme.
Mais l’Iran qui s’est déjà engagé dans la prohibition des armes de destruction massive, s’est dit trahi par Donald Trump un président qu’il juge versatile, qui n’a jamais respecté ses engagements.
Et si l’Iran sortira inépuisable de cette aventure guerrière, rien n’empêche les nouveaux dirigeants d’annoncer officiellement le décès de la Fatwa du défunt Khameini.
En dehors de la Fatwa, il y a trois scénarios théoriques à imaginer pour l’Iran post-conflit avec les usa-israël :
Cette guerre externe peut renforcer le régime par effet de ralliement national. Le système des mollahs pourrait sortir consolidé, surtout si la menace extérieure est perçue comme existentielle.
Deuxième Scénario : Érosion progressive Pression économique, Fragmentation élitaire, Tensions entre Gardiens de la Révolution et clergé
Contestation sociale. Dans ce cas, le régime sortirait affaibli mais pas nécessairement renversé.
Troisième Scénario : Reconfiguration du pouvoir Contestation sociale. Dans ce cas, le régime sortirait affaibli mais pas nécessairement renversé.
Le successeur pourrait être moins théocratique et plus sécuritaire (renforcement du rôle des Pasdaran). Le régime changerait de nature sans disparaître.
Est-ce une « mauvaise nouvelle » pour Israël et les États-Unis ? Cela dépendrait si l’Iran radicalise sa doctrine militaire avec un risque accru d’escalade. Si la transition est pragmatique, il est possibilité d’avoir d’accords indirects. Mais si le régime s’affaiblit, la période d’instabilité régionale serait imprévisible.
En conclusion, la direction des mollahs ne sortirait probablement ni totalement épuisée ni totalement renforcée, mais transformée. Les régimes idéologico-sécuritaires ont souvent une grande capacité de survie, surtout lorsqu’ils disposent d’un appareil militaire structuré, d’un récit idéologique cohérent, d’un contrôle institutionnel profond. Mais leur vulnérabilité réside dans la succession, la cohésion élitaire et la pression économique prolongée.
Par Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Est-ce une « mauvaise nouvelle » pour Israël et les États-Unis ? Cela dépendrait si l’Iran radicalise sa doctrine militaire avec un risque accru d’escalade. Si la transition est pragmatique, il est possibilité d’avoir d’accords indirects. Mais si le régime s’affaiblit, la période d’instabilité régionale serait imprévisible.
En conclusion, la direction des mollahs ne sortirait probablement ni totalement épuisée ni totalement renforcée, mais transformée. Les régimes idéologico-sécuritaires ont souvent une grande capacité de survie, surtout lorsqu’ils disposent d’un appareil militaire structuré, d’un récit idéologique cohérent, d’un contrôle institutionnel profond. Mais leur vulnérabilité réside dans la succession, la cohésion élitaire et la pression économique prolongée.
Par Dr. Ahmat Yacoub Dabio