Communiqué

La Fondation Mo Ibrahim publie une nouvelle analyse sur la lutte contre la corruption en Afrique couvrant la période 2016–2025.

Mercredi 8 Juillet 2026

Bonjour,

En amont de la Journée africaine de lutte contre la corruption, qui sera commémoré le 11 juillet prochain, la Fondation Mo Ibrahim publie une nouvelle analyse sur la lutte contre la corruption en Afrique couvrant la période 2016–2025.

Cette analyse s’appuie sur des données et résultats préliminaires issus de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, qui sera publiée le 31 octobre prochain. L’IIAG est le principal outil de la Fondation pour évaluer et suivre les performances en matière de gouvernance dans les 54 pays africains. L’édition 2026 couvrira la période 2016–2025 et évaluera la gouvernance publique à travers 96 indicateurs, 16 sous-catégories et quatre grandes catégories, couvrant notamment la santé, l’éducation, la sécurité, la participation, l’inclusion et les opportunités économiques.

Cette nouvelle étude au sujet de la lutte contre la corruption en Afrique montre que :

Les progrès restent trop lents et inégaux. Le score moyen de l’Afrique en matière de lutte contre la corruption s’est amélioré depuis 2020 et se situe désormais légèrement au-dessus de son niveau de 2016. Toutefois, les performances se sont détériorées dans 28 pays, qui représentent près de 59 % de la population africaine. La lutte contre la corruption exige une responsabilité collective. Les gouvernements, les entreprises, les intermédiaires et les acteurs extérieurs qui facilitent la corruption ont tous un rôle à jouer pour lutter contre ce phénomène et restaurer la confiance. Les progrès dans le secteur privé contrastent avec la stagnation dans le secteur public. La lutte contre la corruption dans le secteur privé a enregistré la plus forte amélioration, tandis que les performances dans le secteur public sont restées inchangées entre 2016 et 2025. Un redressement est possible, mais la confiance du public s’affaiblit. Les Seychelles ont enregistré la plus forte progression et occupent conjointement la première place avec le Rwanda, tandis que la perception publique de la lutte contre la corruption s’est davantage détériorée que tout autre indicateur. Les écarts entre les pays restent marqués. Le Soudan du Sud occupe la dernière place, tandis que plusieurs pays montrent des signes de redressement après des reculs antérieurs.

Vous pouvez consulter l’analyse en anglais ici : https://mo.ibrahim.foundation/sites/default/files/2026-07/data-brief-anti-corruption.pdf

Vous pouvez également explorer les données de l’IIAG sur le portail dédié, qui permet de comparer les pays, les indicateurs et les tendances : https://iiag.online

N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez obtenir davantage d’informations ou échanger avec un membre de la Fondation au sujet de cette analyse.

Bien cordialement,
Dawid, pour la Fondation Mo Ibrahim