Actualité

La vengeance du Guide est un droit divin, assure l'Iran lors des funérailles

Dimanche 5 Juillet 2026


« Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore vengé l’assassinat de notre Guide. La vengeance est un droit spirituel que nous refusons d’abandonner », ont déclaré les Gardiens de la révolution lors des funérailles. Assassiné le 28 février dans l’opération Epic Fury, une série de frappes israélo-américaines contre sa résidence. L’Iran a décrété six jours de deuil. Durant cette période, un cortège doit traverser cinq villes d’Iran et d’Irak, avant une inhumation prévue le 9 juillet à Mashhad.
Le 3 juillet 2026, à Téhéran, le régime a orchestré un adieu à la fois religieux et hautement politique. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exhorté la population à transformer ces funérailles en un cri de vengeance entendu dans le monde entier. Sur place, les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, occupaient une position centrale. Les témoignages recueillis par la presse évoquaient moins le recueillement que l’appel aux représailles. Depuis, les appels à la vengeance se multiplient, laissant planer le doute sur l’issue de cette affaire et sur le risque d’envenimer l’accord de paix en cours avec le président Trump, lui-même visé par ces menaces.

Ramy Haroun
Analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel 7