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La ​Fatwa de vengeance pour le martyr Khamenei est prononcée

Dimanche 5 Juillet 2026

Moqaddamfar a insisté sur le fait que la question de la vengeance pour le Guide est totalement indépendante et n’a aucun rapport avec les négociations, les compromis politiques ou même les circonstances actuelles de la guerre.


La vengeance, une langue que Téhéran parle sur le temps long. Après le serment prononcé devant un cercueil, la Fatwa de vengeance pour tous les fidèles du martyr Khamenei est prononcée. 
A un moment historique, au cœur des cérémonies d’adieu au Guide iranien défunt Ali Khamenei, Hamid Reza Moqaddamfar, conseiller du commandant des Gardiens de la révolution pour les affaires culturelles et médiatiques, a lancé une véritable bombe politique en affirmant clairement que la vengeance pour le sang de Khamenei n’est pas seulement une option politique ou militaire, mais un devoir religieux collectif et une exigence permanente qui incombe à toute la nation. Il a souligné que cette vengeance constitue à la fois une responsabilité individuelle et sociale, dépassant les frontières géographiques pour inclure les forces armées, les dirigeants et l’ensemble du peuple iranien. Même ceux qui n’ont pas de capacité physique ont été appelés à participer par des slogans et des demandes de châtiment. Il a décrit ce mouvement comme l’exécution d’une volonté divine destinée à protéger la société, à prévenir la corruption et à faire des croyants un bras chargé de réaliser la justice et de défendre les opprimés face à ce qu’il a qualifié d’injustice subie par le pays.
Une équation de dissuasion hors des calculs politiques et militaires. Dans un message direct et codé adressé aux puissances internationales, les Gardiens de la révolution ont écarté toute spéculation liant cette démarche aux dossiers diplomatiques brûlants. Moqaddamfar a insisté sur le fait que la question de la vengeance pour le Guide est totalement indépendante et n’a aucun rapport avec les négociations, les compromis politiques ou même les circonstances actuelles de la guerre. Il l’a qualifiée de revendication historique immuable qui se réalisera inévitablement, quelles que soient les conditions ou le climat politique. Cette position s’est reflétée dans la scène impressionnante à Téhéran, où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour brandir des drapeaux rouges de vengeance et des portraits de Khamenei, dans une atmosphère chargée d’attente quant aux conséquences de cette menace. Une menace qui place toute la région sur un terrain instable, laissant ouverte la question centrale qui préoccupe désormais les centres de décision mondiaux. Quand et où Téhéran traduira-t-elle cette doctrine de combat en une frappe concrète capable de redessiner les équilibres de puissance ?


Ramy Haroun
Analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel 7