COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme (CEDPE) exprime sa préoccupation face à la détention prolongée de M. Sahir Mohamed Idriss, arrêté le 15 septembre 2023 par les services de renseignement ivoiriens à son retour du Burkina Faso, puis transféré, le 10 octobre 2023, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).
Selon les informations portées à la connaissance du CEDPE, M. Sahir Mohamed Idriss est détenu sous mandat de dépôt depuis le 10 octobre 2023. Il serait incarcéré au bâtiment B, cellule 121, sous la référence 650.
Plus de trois ans après son arrestation, les circonstances de sa détention soulèvent de sérieuses préoccupations. D’après les informations disponibles, l’intéressé n’aurait toujours pas été informé de manière claire des motifs officiels de sa détention. Il n’aurait pas non plus comparu devant une juridiction pour être jugé, tandis que les informations recueillies ne font état d’aucune évolution judiciaire significative de son dossier.
Le CEDPE rappelle que toute personne privée de liberté doit pouvoir connaître les motifs de son arrestation, bénéficier des garanties d’une procédure judiciaire équitable et être jugée dans un délai raisonnable. La détention ne saurait se prolonger indéfiniment sans clarification de la situation judiciaire de l’intéressé.
Le CEDPE est d’autant plus préoccupé que, selon les dernières informations reçues, l’état de santé de M. Sahir Mohamed Idriss commencerait à se dégrader. Il appelle les autorités pénitentiaires et judiciaires compétentes à veiller sans délai à ce qu’il bénéficie d’un examen médical approprié et de soins adaptés à son état.
En conséquence, le CEDPE, confiant dans l’attachement de la Côte d’Ivoire aux valeurs démocratiques et au respect des droits de l’Homme, lance un appel solennel aux autorités ivoiriennes compétentes afin qu’elles procèdent à un examen diligent du dossier de M. Sahir Mohamed Idriss, clarifient les motifs de sa détention et veillent au respect de ses droits fondamentaux.
Si aucune charge légalement fondée ne justifie son maintien en détention, le CEDPE demande sa libération sans délai, conformément aux principes de l’État de droit et aux garanties fondamentales relatives à la liberté individuelle.
Le CEDPE réaffirme son attachement au respect des droits humains, à la justice et à la dignité de toute personne, quelles que soient sa nationalité et sa situation.
Mme Agnès Jean
Représentante et coordinatrice adjoint
Sahel7 www.centrerecherche.com
Le Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme (CEDPE) exprime sa préoccupation face à la détention prolongée de M. Sahir Mohamed Idriss, arrêté le 15 septembre 2023 par les services de renseignement ivoiriens à son retour du Burkina Faso, puis transféré, le 10 octobre 2023, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).
Selon les informations portées à la connaissance du CEDPE, M. Sahir Mohamed Idriss est détenu sous mandat de dépôt depuis le 10 octobre 2023. Il serait incarcéré au bâtiment B, cellule 121, sous la référence 650.
Plus de trois ans après son arrestation, les circonstances de sa détention soulèvent de sérieuses préoccupations. D’après les informations disponibles, l’intéressé n’aurait toujours pas été informé de manière claire des motifs officiels de sa détention. Il n’aurait pas non plus comparu devant une juridiction pour être jugé, tandis que les informations recueillies ne font état d’aucune évolution judiciaire significative de son dossier.
Le CEDPE rappelle que toute personne privée de liberté doit pouvoir connaître les motifs de son arrestation, bénéficier des garanties d’une procédure judiciaire équitable et être jugée dans un délai raisonnable. La détention ne saurait se prolonger indéfiniment sans clarification de la situation judiciaire de l’intéressé.
Le CEDPE est d’autant plus préoccupé que, selon les dernières informations reçues, l’état de santé de M. Sahir Mohamed Idriss commencerait à se dégrader. Il appelle les autorités pénitentiaires et judiciaires compétentes à veiller sans délai à ce qu’il bénéficie d’un examen médical approprié et de soins adaptés à son état.
En conséquence, le CEDPE, confiant dans l’attachement de la Côte d’Ivoire aux valeurs démocratiques et au respect des droits de l’Homme, lance un appel solennel aux autorités ivoiriennes compétentes afin qu’elles procèdent à un examen diligent du dossier de M. Sahir Mohamed Idriss, clarifient les motifs de sa détention et veillent au respect de ses droits fondamentaux.
Si aucune charge légalement fondée ne justifie son maintien en détention, le CEDPE demande sa libération sans délai, conformément aux principes de l’État de droit et aux garanties fondamentales relatives à la liberté individuelle.
Le CEDPE réaffirme son attachement au respect des droits humains, à la justice et à la dignité de toute personne, quelles que soient sa nationalité et sa situation.
Mme Agnès Jean
Représentante et coordinatrice adjoint
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