Dès l'aube du 25 avril 2026, des explosions simultanées ont retenti à Kati, à deux pas de la résidence du général Assimi Goïta, puis aux abords de l'aéroport international de Bamako, et presque au même instant dans les villes du nord et du centre : Kidal, Gao, Sévaré. Une logique implacable s'impose aux observateurs : il ne s'agit pas d'incidents isolés, mais d'une offensive nationale coordonnée — la plus ambitieuse depuis que les groupes armés avaient failli s'emparer de Bamako en 2012.
À la mi-journée, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), branche sahélienne d'Al-Qaïda, a levé l'ambiguïté en publiant un communiqué revendiquant les attaques contre le palais présidentiel, le domicile du ministre de la Défense Sadio Camara, l'aéroport de Bamako et les sites militaires de Kati — précisant avoir mené ces opérations « avec la participation de nos partenaires du FLA ». Cette formulation marque une étape nouvelle : une coalition ouverte entre jihadistes et rebelles indépendantistes touaregs, deux forces que la junte présente habituellement séparément.