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Le Premier ministre libyen décide de démissionner

Mardi 15 Septembre 2020

Les combattants de Misrata et Zintane, les deux puissants bras armés de l’Ouest ne portaient pas Alsaradj dans leur cœur et des dissensions sont apparues faisant croire à Haftar que le moment était propice pour s’emparer de Tripoli sans défense majeure. Les milices, sans broncher, ont laissé venir les forces de Haftar jusqu’aux portes de Tripol


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Le Premier Ministre libyen Fayez Alsaraj décide de présenter sa démission, selon plusieurs sources libyennes et étrangères. Il préfère partir et ouvrir la voie à une solution pacifique qui ne doit pas être entravée par un problème de personnes, dit-on dans son entourage.
L'information de la démission révélée par l'organe américain "Bloomberg" (https://www.bloomberg.com) est intervenue 48 H avant une autre information faisant état d'une réunion tripartite (Haftar, Alsaradj et Aguila) à Paris. Les deux informations ont été démenties lundi puis mardi par le porte parole du premier ministre Fayez Alsaradj " La rumeur sur la démission du Premier ministre Alsaradj est infondée et il n y aura plus jamais une rencontre avec Haftar", a souligné le porte parole de la primature. La presse française a fuitée une information faisant état d'une rencontre à Paris, sous les auspices du président français Emmanuel Macron, le le jeudi 17 septembre. Interrogé, le ministre des affaires étrangères turque a déclaré que son pays ne s'oppose pas à une démarche française et à un rapprochement du gouvernement reconnu avec la France si l'objectif est de ramener la paix.

Pourquoi le Gouvernement de Tripoli refuse t-il toute rencontre avec Haftar?
A quelques jours d’une rencontre réunissant tous les belligérants libyens à Ghadames, le Maréchal Haftar lance une offensive militaire d’une grande envergure pour s’accaparer de la capitale libyenne Tripoli, où siège le gouvernement officiellement reconnu par la communauté internationale. C’était en date du 4 avril 2019. Le secrétaire général de l’ONU qui a fait le déplacement de Benghazi a rencontré un homme fort, intransigeant, mégalomane, refusant tous les appels y compris la démarche qui exige la cessation des hostilités et le retour à la table de négociation. L’ancien prisonnier libyen du Président tchadien Hissène Habré, qui dit combattre le terrorisme, a promis de nettoyer Tripoli en deux semaines. Avec le feu vert d’un Consortium composé de bailleurs de fonds comme l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, des prospecteurs d’intérêts commerciaux comme la Russie et la France qui, en contrepartie des contrats juteux, semblent accorder une protection au Maréchal Haftar contre toute condamnation au Conseil des Nations Unies. S’agissant de l’Egypte, le Président Sissi, qui n’a pas l’air d’oublier les conditions dans lesquelles il est arrivé au pouvoir, se voit obligé de soutenir de tout son poids un Rampart contre les islamistes égyptiens délogés du pouvoir en 2003 par des méthodes peu orthodoxes et qui peuvent profiter des troubles en Libye pour aiguiser l’arme de vengeance. Certes, les forces de Haftar n’ont rencontré aucune résistance jusqu’aux portes de Tripoli qu’ils étaient à deux doigts de s'en emparer. En lançant son offensive sur Tripoli, le maréchal retraité de l’armée n’a peut-être pas fait une bonne lecture de la situation qui prévaut au sein des milices de Tripoli. Il convient de rappeler que le Premier Ministre Fayez Alsaradj, dans le but de mettre de l’ordre dans la capitale, a commencé par nettoyer la ville, obligeant les milices à se retirer hors de Tripoli. Les combattants de Misrata et Zintane, les deux puissants bras armés de l’Ouest ne portaient pas Alsaradj dans leur cœur et des dissensions sont apparues faisant croire à Haftar que le moment était propice pour s’emparer de Tripoli sans défense majeure. Les milices, sans broncher, ont laissé venir les forces de Haftar jusqu’aux portes de Tripoli. En réalité, la stratégie du maréchal Haftar a servi aux milices pro-GNA comme moyen de pression sur le Premier Ministre Fayez Alsaradj. C’est lorsque celui-ci a cédé à leurs exigences que les milices ont accepté de voler au secours de Tripoli, stoppant l’avancée des forces de Haftar.


A vrai dire, le déploiement militaire des forces de l’Est autour de Tripoli était impressionnant. Haftar bénéficiait d’un soutien populaire, militaire, médiatique, financier et politique face à une milice mal habillée, mal chaussée, mal armée et totalement désorganisée mais décidée, pour sa survie, à mener jusqu’au bout la bataille. Face à la résistance farouchement opposée à l’armée de l’Est, la chute de Tripoli est retardée et les bombardements atrocement menés sur Tripoli ont commencé par faire perdre à Haftar sa popularité acquise au début de l’offensive; la plus grande partie de la population tripolitaine, lassée par le chaos dont est responsable la milice de Alsaradj soutenait l’opération Alkarama. Acculé par un Consortium très agressif, le GNA de Tripoli a, entretemps, signé le 27 novembre 2019 avec la Turquie un accord de coopération militaro-sécuritaire. Cet accord révise la délimitation maritime en faveur de la Turquie et lui donne le droit d'investir dans les gisements de gaz naturel et de pétrole en méditerranée orientale. Cependant, la colère de quelques(...) lire l'analyse sur la Libye en cliquant sur le lien suivant https://www.centrerecherche.com/boutique/



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