Le chef militaire soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, a déclaré qu’il n’y aurait pas de négociations de paix avec les Forces de soutien rapide paramilitaires (RSF) à moins que le groupe ne dépose ses armes et ne démantèle ses forces.
S’exprimant vendredi au centre religieux Sheikh Abu Qaroon, à l’est de la capitale, Khartoum, Burhan a déclaré que l’armée rejetterait tout règlement politique qui n’exigerait pas que les RSF se désarment.
Il a déclaré qu’il n’existait « pas de solution intermédiaire » au conflit et a insisté sur le fait que la guerre devait se terminer par la défaite complète des RSF à travers le Soudan.
Burhan a averti que si l’armée et le peuple soudanais échouaient à obtenir une victoire décisive, les RSF reviendraient sur l’arène politique et continueraient à commettre des abus.
Le chef de l’armée a également rejeté les appels de certains politiciens civils à des réformes des forces armées, y compris des propositions de restructuration des forces armées. Il a déclaré que de telles questions ne devraient pas être décidées par des groupes politiques.
Burhan a déclaré que la campagne militaire progressive de l’armée progressait, pointant ce qu’il a décrit comme l’expulsion des combattants des RSF de certaines parties des États d’Al-Gazira, du Nil Blanc et de Khartoum.
Il a promis que les forces gouvernementales reprendraient également le contrôle des régions du Darfour et du Kordofan, où les combats se poursuivent.
Il a également critiqué les personnes ayant déclaré la neutralité dans le conflit, les accusant de ne pas condamner les attaques qu’il a accusées par les RSF contre des civils et des infrastructures vitales, y compris les installations d’électricité et d’eau à El Obeid.
Les RSF n’ont pas immédiatement répondu aux dernières déclarations de Burhan.
Le Soudan est en guerre depuis avril 2023, lorsqu’une lutte de pouvoir entre les forces armées soudanaises et les RSF a dégénéré en conflit ouvert. Les combats ont dévasté de vastes régions du pays, déplacé des millions de personnes et créé ce que les Nations Unies décrivent comme l’une des pires crises humanitaires au monde.
Source: Le chef de l’armée soudanaise interdit de pourparlers de paix à moins que les RSF ne se désarment - Radio Tamazuj