Revenant sur l’attaque de l’aéroport de Niamey, le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte militaire au pouvoir, a accusé nommément la France d’avoir apporté un soutien aux djihadistes.
Cette affirmation s’inscrit dans une rhétorique régulièrement utilisée par les autorités de l’Alliance des États du Sahel (AES) et par certains médias proches des régimes militaires du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Ils reprochent à Paris de fournir un appui militaire indirect aux rebelles ou aux groupes djihadistes, notamment en matière de renseignement. Toutefois, à ce jour, aucune preuve publique et vérifiable n’a été produite pour établir que la France coordonne ou soutient les opérations de ces groupes. Ce qui est certain, c’est que la France n’a pas caché sa déception après l’expulsion de ses forces du Niger et la perte de l’accès privilégié aux ressources minières qu’elle exploitait depuis les années 1960.
Concernant l’Ukraine, plusieurs vidéos et déclarations circulent depuis 2024 laissant entendre que des spécialistes ukrainiens auraient apporté une assistance technique ou des conseils à certains groupes opposés à la présence russe en Afrique, notamment au Mali où les forces gouvernementales coopèrent avec des instructeurs russes. Des responsables ukrainiens ont parfois revendiqué un soutien à des acteurs luttant contre les intérêts russes à l’étranger, mais les détails restent flous et difficiles à vérifier de manière indépendante.
MS. ABdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE
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