Devant les participants, le conférencier a dressé un état des lieux de la lutte contre la corruption au Tchad, tout en mettant en lumière les défis qui persistent malgré les efforts entrepris par les pouvoirs publics.
« Malgré les nombreux efforts déployés par les gouvernements successifs en matière de lutte contre la corruption, notre pays, le Tchad, demeure encore en retrait par rapport à plusieurs autres nations », a déclaré Ousmane Abderamane Djougourou.
S’appuyant sur les données de Transparency International pour l’année 2025, il a indiqué que le Tchad occupe le 157e rang sur 182 pays évalués. Selon lui, ce classement traduit une perception encore préoccupante de la corruption dans le secteur public et souligne la nécessité de renforcer davantage les mécanismes de gouvernance, de transparence et de contrôle.
Source: Lutte contre la corruption : l’AILC plaide pour une administration efficace au service des citoyens - Tchadinfos
Le Contrôleur général de l’AILC a identifié plusieurs facteurs favorisant la persistance du phénomène. Parmi eux figurent notamment la forte dépendance aux ressources pétrolières ainsi que les insuffisances observées dans la gestion des marchés publics, deux secteurs particulièrement exposés aux risques de mauvaise gouvernance.
Au cours de son exposé, il a insisté sur les conséquences multiples de la corruption sur le fonctionnement de l’État et sur la vie des citoyens.
« La corruption n’est pas une simple entorse à la loi. Elle constitue une menace directe pour la stabilité de l’État, l’efficacité de l’administration publique ainsi que pour le développement économique et social du pays », a-t-il affirmé.
Selon lui, les effets de ce fléau se manifestent à tous les niveaux de la société. Ils se traduisent notamment par une baisse de la confiance des citoyens envers les institutions publiques, une mauvaise allocation des ressources de l’État, un affaiblissement de la qualité des services publics et un ralentissement du développement économique et social.
À travers cette conférence, l’ENA entend sensibiliser les futurs cadres de l’administration publique aux enjeux de la bonne gouvernance et à l’importance de promouvoir une culture de transparence, d’intégrité et de redevabilité au sein des institutions publiques.