Le Mali traverse l’une des crises sécuritaires les plus graves depuis 2012, à la suite des attaques coordonnées menées par des groupes jihadistes et des factions séparatistes touarègues contre la ville-garnison de Kati, près de Bamako, ainsi que contre Kidal, dans l’extrême nord du pays.
Ces événements ont profondément ébranlé le pouvoir en place, dirigé par la junte militaire. La mort du général Sadio Camara, rapportée par plusieurs sources, constituerait un coup dur pour l’appareil sécuritaire, même si certaines informations restent encore à confirmer officiellement.
Invité de RFI, l’universitaire Étienne Fakaba Sissoko, porte-parole de la Coalition des forces pour la République liée à l’imam Mahmoud Dicko, a dressé un constat alarmant : « Le Mali est aujourd’hui dans le noir total, on ne sait pas qui gouverne. »
Selon lui, la junte serait « déboussolée », confrontée à une situation qu’elle peine à maîtriser, tant sur le plan sécuritaire que politique.
Si ces dynamiques se confirment, plusieurs conséquences majeures peuvent être envisagées :
Fragilisation du pouvoir central avec la multiplication des attaques simultanées révèle des failles dans le dispositif sécuritaire. La disparition de figures clés pourrait désorganiser la chaîne de commandement créant ainsi un choc au sommet de l’État.
Le risque de vacance ou de confusion du pouvoir alimenterait des rumeurs et des incertitudes qui renforceraient des acteurs armés non étatiques, capables désormais de frapper des cibles stratégiques.
La situation actuelle pourrait marquer soit un tournant vers une reprise en main sécuritaire par la junte, soit une phase d’instabilité accrue, avec des recompositions internes ou des contestations plus ouvertes.
Il faut rappeler que les coups d’État ont rarement été bénéfiques pour un pays. Ce qui s’est passé au Mali pourrait servir de leçon aux militaires qui manquent de vision à long terme une fois au pouvoir.
Ces événements ont profondément ébranlé le pouvoir en place, dirigé par la junte militaire. La mort du général Sadio Camara, rapportée par plusieurs sources, constituerait un coup dur pour l’appareil sécuritaire, même si certaines informations restent encore à confirmer officiellement.
Invité de RFI, l’universitaire Étienne Fakaba Sissoko, porte-parole de la Coalition des forces pour la République liée à l’imam Mahmoud Dicko, a dressé un constat alarmant : « Le Mali est aujourd’hui dans le noir total, on ne sait pas qui gouverne. »
Selon lui, la junte serait « déboussolée », confrontée à une situation qu’elle peine à maîtriser, tant sur le plan sécuritaire que politique.
Si ces dynamiques se confirment, plusieurs conséquences majeures peuvent être envisagées :
Fragilisation du pouvoir central avec la multiplication des attaques simultanées révèle des failles dans le dispositif sécuritaire. La disparition de figures clés pourrait désorganiser la chaîne de commandement créant ainsi un choc au sommet de l’État.
Le risque de vacance ou de confusion du pouvoir alimenterait des rumeurs et des incertitudes qui renforceraient des acteurs armés non étatiques, capables désormais de frapper des cibles stratégiques.
La situation actuelle pourrait marquer soit un tournant vers une reprise en main sécuritaire par la junte, soit une phase d’instabilité accrue, avec des recompositions internes ou des contestations plus ouvertes.
Il faut rappeler que les coups d’État ont rarement été bénéfiques pour un pays. Ce qui s’est passé au Mali pourrait servir de leçon aux militaires qui manquent de vision à long terme une fois au pouvoir.
Source image: https://www.facebook.com/reel/1244233760822339