« Oui, celui qui détient l'épée est celui qui choisit de couper les têtes comme il l'entend, si des intérêts politiques l'exigent. Succès Masra est sorti de prison par une grâce présidentielle, et non par une décision de justice — ce qui ne lui garantit pas de pouvoir exercer librement une activité politique. Cela ne laisse aucun doute sur le fait qu'un règlement politique est possible, à n'importe quel prix, dès lors que le régime le veut.
C'est dans cette même logique que le régime d'Idriss Déby [le père] avait auparavant arrêté et emprisonné le Dr Succès Masra, qui était pourtant arrivé au pouvoir par un accord politique assorti de garanties internationales — l'accord de Kinshasa — avant de devenir Premier ministre.
Ce statut ne l'a pourtant pas protégé des conséquences politiques. La question qui se pose est donc : quelles sont, cette fois, les conditions et les garanties offertes par le gouvernement pour qu'il n'aboutisse pas au même échec politique, alors qu'il s'agit du même pouvoir ? Il a d'ailleurs déjà annoncé vouloir travailler avec le chef de l'État pour le Tchad et le peuple tchadien.
La jeunesse tchadienne a-t-elle vraiment besoin d'un gouvernement de ce type ? Qu'y a-t-il de nouveau là-dedans, sinon l'expérience déjà tentée qui se répète ? À mon sens, c'est cela. Et le temps, comme toujours, nous dira qui avait raison. »
C'est dans cette même logique que le régime d'Idriss Déby [le père] avait auparavant arrêté et emprisonné le Dr Succès Masra, qui était pourtant arrivé au pouvoir par un accord politique assorti de garanties internationales — l'accord de Kinshasa — avant de devenir Premier ministre.
Ce statut ne l'a pourtant pas protégé des conséquences politiques. La question qui se pose est donc : quelles sont, cette fois, les conditions et les garanties offertes par le gouvernement pour qu'il n'aboutisse pas au même échec politique, alors qu'il s'agit du même pouvoir ? Il a d'ailleurs déjà annoncé vouloir travailler avec le chef de l'État pour le Tchad et le peuple tchadien.
La jeunesse tchadienne a-t-elle vraiment besoin d'un gouvernement de ce type ? Qu'y a-t-il de nouveau là-dedans, sinon l'expérience déjà tentée qui se répète ? À mon sens, c'est cela. Et le temps, comme toujours, nous dira qui avait raison. »