Les récents événements dans le sud du Tchad montrent encore une fois que, malgré les nombreuses tentatives de réconciliation, le pays reste prisonnier des cauchemars de l’instabilité. Depuis 1963, juste après l’indépendance, il est plongé dans une spirale de violence alimentée par des rébellions armées souvent fondées sur le tribalisme et le clanisme. Les régimes successifs, connus pour leur gestion injuste et le non-respect des accords, n’ont cessé de nourrir ces tensions. Les incidents de Korbol illustrent une fois de plus ce manque de sagesse : au lieu d’ouvrir un dialogue avec les rebelles, l’État a choisi la répression militaire. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des soldats se vantant d’avoir incendié des villages et promettant davantage de violence. Soixante ans après l’exécution de Faki Ali à Mangalmé, à l’origine de la création du Frolinat, il semble que la leçon n’ait pas été retenue et que la violence reste l’outil privilégié face aux blocages. En usant d’une force excessive, le pouvoir n’a-t-il pas rallumé l’étincelle d’une nouvelle rébellion ? N’est-ce pas une opportunité pour les mécontents, notamment ceux du parti Les Transformateurs dont le leader est emprisonné depuis plusieurs mois, de rejoindre ce mouvement ? Après six décennies d’instabilité et de sous-développement, le pays s’enlise dans des querelles internes entre généraux et dans des règlements de comptes, alors qu’il a cruellement besoin d’électricité, d’eau, d’infrastructures et bien plus. Pendant ce temps, certains applaudissent le pouvoir, condamnent les critiques et affirment que tout va bien.
La question « À quand finissent les rébellions armées au Tchad ? » n’a pas de réponse immédiate. Tant que la violence reste la méthode privilégiée et que les institutions de médiation sont faibles, les rébellions risquent de se perpétuer. Mais si l’État choisit une réconciliation réelle et inclusive, en donnant les moyens aux structures de prévention et en respectant les engagements, alors le cycle peut enfin être brisé.
La question « À quand finissent les rébellions armées au Tchad ? » n’a pas de réponse immédiate. Tant que la violence reste la méthode privilégiée et que les institutions de médiation sont faibles, les rébellions risquent de se perpétuer. Mais si l’État choisit une réconciliation réelle et inclusive, en donnant les moyens aux structures de prévention et en respectant les engagements, alors le cycle peut enfin être brisé.
Causes, conséquences et piste de sortie en ( résumé) : Les causes qui encouragent les rébellions
- La violence est utilisée comme première réponse au lieu du dialogue.
- Les institutions de médiation et de prévention des conflits sont faibles et manquent de moyens.
- Les revendications légitimes des mouvements sont souvent ignorées ou réprimées.
Conséquences - Les institutions de médiation et de prévention des conflits sont faibles et manquent de moyens.
- Les revendications légitimes des mouvements sont souvent ignorées ou réprimées.
- Les mécontents trouvent dans la rébellion un espace d’expression, surtout quand les voies pacifiques sont fermées.
Pistes pour sortir du cycle - Construire une vision nationale sur la réconciliation et la paix.
- Avoir la volonté de mener des réconciliations sincères en mettant fin à des tactiques politiques.
- Renforcer les institutions de prévention des conflits avec des budgets réels et une indépendance politique.
- Privilégier le dialogue inclusif avec toutes les forces sociales et politiques, même celles marginalisées.
- Respecter les accords signés et instaurer un mécanisme de suivi crédible.
- Mettre en marche le processus de DDR.
- Investir dans le développement local pour réduire les frustrations socio-économiques.
Source image: Radio Ndarason Internationale
- Avoir la volonté de mener des réconciliations sincères en mettant fin à des tactiques politiques.
- Renforcer les institutions de prévention des conflits avec des budgets réels et une indépendance politique.
- Privilégier le dialogue inclusif avec toutes les forces sociales et politiques, même celles marginalisées.
- Respecter les accords signés et instaurer un mécanisme de suivi crédible.
- Mettre en marche le processus de DDR.
- Investir dans le développement local pour réduire les frustrations socio-économiques.
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages Amazon.fr - La Gestion des Conflits: Médiation - Yacoub Dabio, Ahmat - Livres
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad
Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
Tel/Watsup: 00250796518396
00 235 99860817
standard: 0023592335316
www.centrerecherche.com
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