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Qaisan : les FSR prennent le contrôle de la ville et les combats se déroulent autour de la base militaire

Mercredi 12 Aout 2026

Les Forces de soutien rapide (FSR) ont pris mardi le contrôle de larges secteurs de la ville de Qaisan (Kaisan), dans l'État du Nil Bleu, tandis que des sources locales et militaires affirment que l'armée soudanaise conserve le contrôle de sa base militaire située à l'intérieur de la ville. Les affrontements se poursuivent, avec une utilisation intensive de drones et de l'artillerie lourde par les deux camps.

Les FSR, appuyées par des combattants du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), dirigé par Abdelaziz al-Hilu, ont lancé tôt mardi matin une attaque de grande ampleur contre Qaisan, faisant notamment usage de drones et d'artillerie lourde.

Des sources militaires citées par Sudan Tribune ont indiqué que les FSR avaient progressé dans plusieurs quartiers de la ville, tandis que les combats se concentraient autour du quartier général de la 13e brigade d'infanterie, qui resterait sous le contrôle de l'armée soudanaise.

Des plateformes favorables aux FSR ont diffusé des vidéos montrant leurs combattants à l'intérieur de plusieurs secteurs de Qaisan, notamment dans le grand marché. Selon des sources locales, celui-ci aurait été victime de pillages et de destructions importantes.

De leur côté, les Forces armées soudanaises (FAS) ont intensifié leurs frappes de drones contre les positions des FSR dans la ville, les contraignant, selon certaines sources, à se retirer de plusieurs positions qu'elles avaient auparavant occupées.

Le gouvernement de l'État du Nil Bleu avait auparavant confirmé que Qaisan était attaquée par les FSR et les forces du SPLM-N dirigées par leur allié Abdelaziz al-Hilu. Il avait indiqué que l'armée et les forces qui lui sont alliées menaient des combats sur plusieurs axes.

Dans le même temps, les forces de « Tasis », alliées aux FSR, ont affirmé que l'armée avait repris le contrôle de Qaisan et qu'elle avait subi de lourdes pertes humaines et matérielles. Ces affirmations contradictoires n'ont pas encore pu être vérifiées indépendamment, tandis que l'armée soudanaise n'avait pas encore officiellement commenté l'évolution des combats au moment de ces informations.

Des plateformes proches du gouvernement de l'État du Nil Bleu ont par ailleurs accusé les FSR d'avoir recours à des combattants étrangers, notamment originaires du Soudan du Sud et d'Éthiopie, dans leur offensive contre Qaisan. Cette accusation n'a pas été vérifiée de manière indépendante.


Qaisan revêt une importance stratégique en raison de sa position dans le sud-est du Nil Bleu, à proximité de la frontière éthiopienne. La reprise des combats a également provoqué de nouveaux déplacements de population. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), environ 2 500 personnes auraient été déplacées à la suite des dernières violences.

L'enjeu dépasse donc le contrôle de la ville elle-même : la bataille de Qaisan s'inscrit dans l'élargissement du front du Nil Bleu et pourrait avoir des conséquences sur les axes reliant le Nil Bleu aux zones frontalières de l'Éthiopie.

Différentes sources consultées et exploitées


Sarah H Salmane
Analyste, chercheure associée au CEDPE
Sahel 7
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