Centre d'études pour le développement et la prévention de l’extrémisme

Rapport de l'atelier sur la typologie de retournés de Boko Haram

Rédigé le Lundi 12 Novembre 2018 à 13:28 | Lu 107 fois | 0 commentaire(s)

Le Centre d’Études pour le Développement et la Prévention de l’Extrémisme (CEDPE) a initié cet atelier pour permettre aux experts de bien cerner la typologie des acteurs de BokoHaram à travers l’étude de leurs parcours sociaux. Cette connaissance permettrait de proposer un plan cohérent de réinsertion sociale capable de contribuer au développement socio-économique de la région en particulier, et du Tchad en général, sachant que 10% de la jeunesse du Lac Tchad rejoignent BH sur un taux de croissance démographique annuelle de 3,3. Cet atelier intervient après une mission effectuée par le CEDPE dans la région du Lac Tchad où il a été question d’enquêter sur 285 retournés de BokoHaram sachant qu’il existe environ 3000 retournés qui ne bénéficient d’aucune politique d’insertion socioprofessionnelle.


Situé en Afrique centrale, dans la bande sahélienne, le Tchad fait partie des pays les plus pauvres du monde. Son indice de développement humain fait partie des plus faibles (185ème sur 188 pays) et il a une population de 14 millions d’habitants, constituée à majorité de jeunes. Cette jeunesse qui pourtant devrait efficacement contribuer au développement du pays, semble marginalisée et a un regard peu reluisant sur son avenir. La précarité des ressources naturelles, les grands défis du changement climatique, le chômage, la crise socioéconomique, le faible niveau d’instruction (surtout dans la Région du Lac Tchad 2), le faible niveau de qualification et de formation professionnelle, le faible esprit d’innovation et de créativité sont autant d’obstacles qui renforcent la vulnérabilité des jeunes au Tchad. Ces différents facteurs les exposent à divers fléaux et menaces parmi lesquels la recherche du gain facile et les promesses piégées des groupes extrémistes violents. 3 . L’extrémisme violent est un phénomène nouveau pour de nombreux pays, et même pour le Tchad. Il sape considérablement les efforts déployés par les Etats en vue de maintenir la paix, le développement, de protéger les droits humains et les libertés fondamentales, mais aussi de promouvoir un Etat de droit. Toutes ces conséquences en termes de pertes en vies humaines et de pertes au plan économique, ont poussé les Etats à s’unir en vue de mener une lutte concertée contre ce mal du siècle. En effet, face à un délitement généralisé de la situation sécuritaire au Sahel où les attentats terroristes sont perpétrés de jour en jour, des solutions d’ordre militaire ont été apportées par les États africains, parmi lesquelles la mise en place de la Force Multinationale Mixte et de la Force Conjointe G5 Sahel. Téléchargez l'intégralité du rapport en PDF




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