Pour financer un recensement national, des ministres sont appelés à mobiliser leurs ressortissants afin de collecter des fonds. Lors des déplacements du chef de l'État dans les provinces, les populations locales sont souvent sollicitées pour prendre en charge les frais d'accueil, de cérémonies et de séjour. Quant à l'organisation de nombreux ateliers et séminaires, elle dépend généralement du financement des partenaires extérieurs.
Cette situation soulève une question légitime, que deviennent les ressources de l'État si, pour chaque activité d'intérêt public, les citoyens ou les partenaires sont appelés à contribuer financièrement ?
L'ironie est que ces collectes de fonds sont parfois elles-mêmes à l'origine de tensions, de divisions et d'accusations de détournement. Plus préoccupant encore, plusieurs responsables publics ont dénoncé le dysfonctionnement de la chaîne budgétaire. Il y a quelques jours, le ministre des Affaires étrangères déclarait devant le Sénat que son département ne recevait pas l'intégralité du budget qui lui est pourtant voté et alloué. Des plaintes similaires avaient déjà été formulées par plusieurs anciens ministres ainsi que par l'actuel Médiateur de la République.
Pourtant, le Tchad continue de bénéficier d'importants appuis financiers de ses partenaires internationaux. Face à ce contraste, une interrogation revient avec insistance dans l'opinion publique : où va réellement l'argent public ?
La transparence budgétaire, la reddition des comptes et le contrôle des dépenses publiques demeurent aujourd'hui des exigences essentielles pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
MS. Abdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE
www.centrerecherche.com
Cette situation soulève une question légitime, que deviennent les ressources de l'État si, pour chaque activité d'intérêt public, les citoyens ou les partenaires sont appelés à contribuer financièrement ?
L'ironie est que ces collectes de fonds sont parfois elles-mêmes à l'origine de tensions, de divisions et d'accusations de détournement. Plus préoccupant encore, plusieurs responsables publics ont dénoncé le dysfonctionnement de la chaîne budgétaire. Il y a quelques jours, le ministre des Affaires étrangères déclarait devant le Sénat que son département ne recevait pas l'intégralité du budget qui lui est pourtant voté et alloué. Des plaintes similaires avaient déjà été formulées par plusieurs anciens ministres ainsi que par l'actuel Médiateur de la République.
Pourtant, le Tchad continue de bénéficier d'importants appuis financiers de ses partenaires internationaux. Face à ce contraste, une interrogation revient avec insistance dans l'opinion publique : où va réellement l'argent public ?
La transparence budgétaire, la reddition des comptes et le contrôle des dépenses publiques demeurent aujourd'hui des exigences essentielles pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
MS. Abdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE
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