La décision de Royal Air Maroc de suspendre temporairement 12 lignes aériennes vers l’Europe et l’Afrique centrale risque d’entraîner des conséquences directes pour des milliers de voyageurs, notamment ceux qui utilisent le Maroc comme plateforme de transit entre l’Afrique et l’Europe. La compagnie explique cette mesure par la forte hausse du prix du kérosène liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, combinée à une baisse de la demande sur certaines lignes.
Les passagers concernés pourraient faire face à plusieurs difficultés comme la reprogrammation des vols vers d’autres itinéraires ou d’autres dates, l’allongement des temps de voyage avec davantage d’escales, le risque d’augmentation des prix sur certaines destinations en raison d’une offre réduite, les perturbations pour les voyageurs d’affaires, étudiants ou familles ayant des correspondances.
Les lignes suspendues touchent notamment plusieurs destinations d’Afrique centrale (Casablanca–Bangui, Casablanca–Brazzaville, Casablanca–Kinshasa, Casablanca–Douala, Casablanca–Yaoundé et Casablanca–Libreville, ainsi que certaines liaisons européennes depuis Tanger et Marrakech).
Pour les voyageurs d’Afrique centrale, l’impact pourrait être plus marqué. De nombreuses personnes utilisent Casablanca comme hub stratégique pour rejoindre l’Europe, l’Amérique du Nord ou d’autres pays africains. La suspension temporaire de ces dessertes pourrait donc compliquer certaines connexions internationales.
Royal Air Maroc affirme toutefois qu’elle accompagnera les clients concernés afin de limiter les désagréments et qu’un rétablissement progressif des lignes est prévu lorsque les conditions économiques et opérationnelles s’amélioreront.