Etudes

Sahel et pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : l’échec du DDRR nourrit-il le retour de la violence ?:

Dimanche 8 Novembre 2026

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Introduction:
Depuis plus d’une décennie, les États du Sahel et du bassin du lac Tchad font face à des groupes armés extrémistes dont les activités menacent la sécurité des populations, fragilisent les institutions et compromettent les perspectives de développement. Les armées nationales, soutenues à des degrés divers par des partenaires internationaux, ont engagé d’importantes opérations militaires pour réduire les capacités de ces groupes et rétablir l’autorité de l’État.
Ces opérations ont parfois permis d’obtenir des résultats significatifs sur le plan militaire. Toutefois, la persistance des violences et la progression de la menace vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest montrent que les succès militaires ne se traduisent pas automatiquement par une paix durable. Cette situation invite à s’interroger sur les limites des stratégies qui privilégient la réponse sécuritaire sans accorder une attention équivalente aux mécanismes de sortie de conflit.
L’un des problèmes majeurs réside dans la prise en charge de la phase post-conflit, notamment à travers les programmes de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de réconciliation (DDRR). Le départ d’une personne d’un groupe armé ne saurait se limiter à son désengagement physique ou à son encadrement administratif. Il doit également lui offrir des perspectives crédibles de réintégration sociale et économique. Sans accompagnement adapté, sans possibilités réelles d’insertion professionnelle et sans mécanismes de réconciliation, les personnes désengagées risquent de sombrer dans la précarité, la stigmatisation et le désespoir. Ces facteurs peuvent fragiliser leur réintégration et, dans certaines circonstances, favoriser la reprise des activités violentes.
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