Ce Conseil sera présidé par le chef des FSR dit Hemedti et comptera également Abdelaziz el Hilu, chef du mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), le chef du gouvernement Ta’sis et d’autres responsables militaires. Il sera actif dans les régions sous contrôle des FSR au Darfour, au Kordofan ainsi que certaines villes au Nil bleu.
Le Conseil de sécurité et de défense a pour mission comme le précise le communiqué des FSR, de concevoir la politique militaire et sécuritaire et de préparer un plan pour la formation d'une nouvelle armée dans les régions sous contrôle du gouvernement parallèle Ta'sis. Ce Conseil est également chargé de lutter contre « le terrorisme et les crimes organisées ».
Former des structures indépendantes liées aux FSRLes Forces de soutien rapide formeront, selon le chef de ce Conseil, le noyau dur de cette nouvelle armée avec une doctrine laïque différente de celle de Khartoum. Réformer l'armée était une question cruciale depuis la chute du président el-Bechir en 2019. Elle a été au centre de différent entre les Forces militaires et les Forces civils du pays.
Cette volonté d'imposer un système politique et militaire parallèle à celui de Khartoum accentue les divisions au sein de la population soudanaise. De plus, la communauté internationale défend l'unité et l'intégralité du Soudan et ne reconnait pas ce pouvoir parallèle.
Par RFI