Introduction
Il n'existe à ce jour aucun chiffre officiel permettant de mesurer avec précision l'ampleur de l'exil politique tchadien depuis l'arrivée au pouvoir de la junte sous le nom de Conseil militaire de transition en avril 2021. Toutefois, les informations recueillies auprès d'organisations de défense des droits humains, de la société civile, de médias indépendants, ainsi que de nombreux témoignages concordants, permettent d'estimer que plusieurs milliers de Tchadiens ont quitté leur pays au cours de cette période.
Parmi eux figurent des leaders politiques, des militants de la société civile, des journalistes, des défenseurs des droits humains, des universitaires, des militaires, d'anciens responsables administratifs, mais également de simples citoyens ayant participé à des manifestations ou exprimé des opinions critiques à l'égard des autorités. Les départs se sont intensifiés au rythme des crises politiques et des vagues répressives, notamment après les événements du 20 octobre 2022, les arrestations de militants et d'opposants, ainsi que les restrictions croissantes imposées aux libertés publiques.
L'exil est devenu pour beaucoup un moyen de préserver leur liberté, leur sécurité, voire leur vie. Derrière les statistiques se cachent des trajectoires humaines marquées par la peur, la séparation familiale, la précarité et l'incertitude. Nombre d'entre eux continuent néanmoins de participer au débat public depuis l'étranger, contribuant à documenter les violations des droits humains et à maintenir vivante l'expression d'opinions dissidentes.
Le présent document ne prétend pas à l'exhaustivité. Il constitue une première tentative de recensement et d'analyse d'un phénomène dont l'ampleur réelle demeure difficile à établir en raison de l'absence de données officielles et du caractère souvent discret ou forcé de nombreux départs. Avec la contribution des organisations de la société civile, des chercheurs, des journalistes, des familles concernées et des exilés eux-mêmes, il sera possible d'enrichir progressivement ce travail afin de se rapprocher d'un inventaire plus complet.
Au-delà des chiffres, cette étude vise à comprendre les dynamiques politiques, sécuritaires et sociales qui ont conduit à l'émergence d'une nouvelle vague d'exilés tchadiens depuis 2021. Elle cherche également à mesurer les conséquences de cette situation sur la gouvernance, la cohésion nationale, le capital humain et l'avenir démocratique du pays.
Pour la première fois depuis l'indépendance du Tchad, l'exil politique semble toucher simultanément un nombre important de catégories sociales et professionnelles : opposants politiques, intellectuels, journalistes, activistes, anciens hauts responsables de l'État, militaires et simples citoyens. Pour la première fois dans l’histoire de l’Afrique subsaharienne, on trouve plus de cinq généraux en exil. Cette évolution constitue un indicateur préoccupant de la dégradation du climat politique et des libertés publiques. Elle mérite d'être étudiée avec rigueur afin de mieux comprendre les défis auxquels le Tchad est confronté et les conditions nécessaires à une solution durable mettant fin à l’instabilité et garantissant aux citoyens de vivre en paix.
2021 — Premiers départs post-coup
Dès la prise du pouvoir par Mahamat Idriss Déby en avril 2021, les premiers opposants quittent le territoire. Les leaders de la coalition Wakit Tama, après la répression des manifestations, s'exilent notamment en France. La plupart des dirigeants de l'opposition tchadienne exilés ou expulsés se trouvent en France, parmi lesquels des leaders de Wakit Tama et d'autres mouvements d'opposition.
En parallèle, dans un mouvement inverse, le régime tente d'acheter des retours. En décembre 2021, une amnistie générale est accordée à 257 prisonniers et ex-rebelles exilés, afin d'organiser un dialogue national inclusif. D'anciens rebelles ayant passé 13 ans en exil rentrent alors au Tchad à l'appel du nouveau chef de l'État.
Octobre 2022 — Exode massif post-Jeudi noir
La répression du 20 octobre 2022 provoque la plus grande vague d'exil politique de la période. Succès Masra lui-même est contraint à l'exil. Opposant farouche d'abord contre le père Déby puis contre le fils, Masra part en exil après la répression de la manifestation du 20 octobre 2022, avant de rentrer au Tchad en octobre 2023 à la faveur d'un accord de réconciliation.
Des centaines de militants et membres des partis d'opposition quittent le pays après cette répression, craignant d'être poursuivis ou envoyés à Koro Toro. Beaucoup gagnent le Cameroun, le Nigeria, la France et d'autres pays africains.
2023–2024 — Exils contraints et déchéances de nationalité
La déchéance de nationalité de certains militants en exil constitue une forme supplémentaire de répression politique, une mesure qui vise à rendre définitif l'exil et à priver ces opposants de tout ancrage juridique au Tchad.
Après la mort de Yaya Dillo en février 2024, de nombreux membres du PSF fuient le pays. Robert Gam, secrétaire général du PSF, après avoir été détenu au secret pendant huit mois, est libéré et quitte le pays.
2025–2026 — Accélération de la fuite des cerveaux politiques
Des voix de l'opposition et de la société civile dénoncent une montée inquiétante des violations des droits humains depuis 2021, évoquant arrestations, disparitions forcées et répression ciblée contre les voix dissidentes, autant de facteurs qui poussent militants et intellectuels à l'exil.
Le régime accuse régulièrement des membres de la diaspora tchadienne en France, au Canada, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis d’Amérique… de diffuser des discours de haine sur les réseaux sociaux pour « attiser les conflits au Tchad », preuve que cette diaspora politique est active et visible, et que son influence inquiète N'Djaména. En 2025, la Diaspora tchadienne a créé le mouvement[1] H23.
Tableau récapitulatif par profil d'exilés
Profil Période principale Destination principale Estimation Leaders politiques et militants 2021, 2022, 2024, 2025 France, Cameroun, Nigeria Plusieurs centaines Membres PSF après mort Dillo Fév.–mars 2024 Pays voisins, Europe Dizaines à centaines Militants des Transformateurs Oct. 2022, oct. 2023 France, Cameroun Plusieurs centaines Militaires en disgrâce 2021–2026 Soudan, Libye, RCA Non chiffré Journalistes et défenseurs DH 2022–2026 France, Belgique, Suisse Dizaines Militants GCAP et Wakit Tama 2025–2026 France Dizaines Total estimé 2021–2026 Surtout France + pays voisins 2 000 à 5 000+ Il n'existe à ce jour aucun chiffre officiel permettant de mesurer avec précision l'ampleur de l'exil politique tchadien depuis l'arrivée au pouvoir de la junte sous le nom de Conseil militaire de transition en avril 2021. Toutefois, les informations recueillies auprès d'organisations de défense des droits humains, de la société civile, de médias indépendants, ainsi que de nombreux témoignages concordants, permettent d'estimer que plusieurs milliers de Tchadiens ont quitté leur pays au cours de cette période.
Parmi eux figurent des leaders politiques, des militants de la société civile, des journalistes, des défenseurs des droits humains, des universitaires, des militaires, d'anciens responsables administratifs, mais également de simples citoyens ayant participé à des manifestations ou exprimé des opinions critiques à l'égard des autorités. Les départs se sont intensifiés au rythme des crises politiques et des vagues répressives, notamment après les événements du 20 octobre 2022, les arrestations de militants et d'opposants, ainsi que les restrictions croissantes imposées aux libertés publiques.
L'exil est devenu pour beaucoup un moyen de préserver leur liberté, leur sécurité, voire leur vie. Derrière les statistiques se cachent des trajectoires humaines marquées par la peur, la séparation familiale, la précarité et l'incertitude. Nombre d'entre eux continuent néanmoins de participer au débat public depuis l'étranger, contribuant à documenter les violations des droits humains et à maintenir vivante l'expression d'opinions dissidentes.
Le présent document ne prétend pas à l'exhaustivité. Il constitue une première tentative de recensement et d'analyse d'un phénomène dont l'ampleur réelle demeure difficile à établir en raison de l'absence de données officielles et du caractère souvent discret ou forcé de nombreux départs. Avec la contribution des organisations de la société civile, des chercheurs, des journalistes, des familles concernées et des exilés eux-mêmes, il sera possible d'enrichir progressivement ce travail afin de se rapprocher d'un inventaire plus complet.
Au-delà des chiffres, cette étude vise à comprendre les dynamiques politiques, sécuritaires et sociales qui ont conduit à l'émergence d'une nouvelle vague d'exilés tchadiens depuis 2021. Elle cherche également à mesurer les conséquences de cette situation sur la gouvernance, la cohésion nationale, le capital humain et l'avenir démocratique du pays.
Pour la première fois depuis l'indépendance du Tchad, l'exil politique semble toucher simultanément un nombre important de catégories sociales et professionnelles : opposants politiques, intellectuels, journalistes, activistes, anciens hauts responsables de l'État, militaires et simples citoyens. Pour la première fois dans l’histoire de l’Afrique subsaharienne, on trouve plus de cinq généraux en exil. Cette évolution constitue un indicateur préoccupant de la dégradation du climat politique et des libertés publiques. Elle mérite d'être étudiée avec rigueur afin de mieux comprendre les défis auxquels le Tchad est confronté et les conditions nécessaires à une solution durable mettant fin à l’instabilité et garantissant aux citoyens de vivre en paix.
2021 — Premiers départs post-coup
Dès la prise du pouvoir par Mahamat Idriss Déby en avril 2021, les premiers opposants quittent le territoire. Les leaders de la coalition Wakit Tama, après la répression des manifestations, s'exilent notamment en France. La plupart des dirigeants de l'opposition tchadienne exilés ou expulsés se trouvent en France, parmi lesquels des leaders de Wakit Tama et d'autres mouvements d'opposition.
En parallèle, dans un mouvement inverse, le régime tente d'acheter des retours. En décembre 2021, une amnistie générale est accordée à 257 prisonniers et ex-rebelles exilés, afin d'organiser un dialogue national inclusif. D'anciens rebelles ayant passé 13 ans en exil rentrent alors au Tchad à l'appel du nouveau chef de l'État.
Octobre 2022 — Exode massif post-Jeudi noir
La répression du 20 octobre 2022 provoque la plus grande vague d'exil politique de la période. Succès Masra lui-même est contraint à l'exil. Opposant farouche d'abord contre le père Déby puis contre le fils, Masra part en exil après la répression de la manifestation du 20 octobre 2022, avant de rentrer au Tchad en octobre 2023 à la faveur d'un accord de réconciliation.
Des centaines de militants et membres des partis d'opposition quittent le pays après cette répression, craignant d'être poursuivis ou envoyés à Koro Toro. Beaucoup gagnent le Cameroun, le Nigeria, la France et d'autres pays africains.
2023–2024 — Exils contraints et déchéances de nationalité
La déchéance de nationalité de certains militants en exil constitue une forme supplémentaire de répression politique, une mesure qui vise à rendre définitif l'exil et à priver ces opposants de tout ancrage juridique au Tchad.
Après la mort de Yaya Dillo en février 2024, de nombreux membres du PSF fuient le pays. Robert Gam, secrétaire général du PSF, après avoir été détenu au secret pendant huit mois, est libéré et quitte le pays.
2025–2026 — Accélération de la fuite des cerveaux politiques
Des voix de l'opposition et de la société civile dénoncent une montée inquiétante des violations des droits humains depuis 2021, évoquant arrestations, disparitions forcées et répression ciblée contre les voix dissidentes, autant de facteurs qui poussent militants et intellectuels à l'exil.
Le régime accuse régulièrement des membres de la diaspora tchadienne en France, au Canada, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis d’Amérique… de diffuser des discours de haine sur les réseaux sociaux pour « attiser les conflits au Tchad », preuve que cette diaspora politique est active et visible, et que son influence inquiète N'Djaména. En 2025, la Diaspora tchadienne a créé le mouvement[1] H23.
Tableau récapitulatif par profil d'exilés
Ce que les chiffres ne disent pas
Trois réalités rendent le bilan réel bien supérieur aux chiffres documentés.
Premièrement, l'exil invisible : des milliers de Tchadiens ordinaires, non militants, mais ayant participé à une manifestation ou connu quelqu'un d'arrêté, quittent le pays sans publicité, en rejoignant simplement la diaspora en France, en Belgique ou dans les pays voisins (la Libye, le Nigéria, le Soudan, le Cameroun, le Niger). Deuxièmement, l'exil économico-politique : la répression politique aggrave la précarité économique, rendant impossible la distinction entre réfugié politique et migrant économique dans les statistiques officielles. Troisièmement, la dissuasion comme outil de gouvernance : les critiques de plus en plus vives face aux restrictions de l'espace civique poussent à l'autocensure et au départ silencieux de nombreux intellectuels, universitaires et professionnels qui ne veulent ni se taire ni risquer la prison. C’est la fuite des cerveaux politiques, le plus coûteux des exils pour un pays. Parmi eux figure le Dr Ahmat Yacoub Dabio, ancien conseiller du Médiateur de la République, expert en gestion des conflits et président du Centre d'études pour le développement et la prévention de l'extrémisme (CEDPE). Contraint de quitter le Tchad pour s'installer à Istanbul, il a échappé à une arrestation au début du mois de mai 2024. Selon plusieurs témoignages, deux véhicules transportant des soldats auraient fait irruption à son domicile vers deux heures du matin, quelques jours avant l'annonce des résultats de l'élection présidentielle. Trois réalités rendent le bilan réel bien supérieur aux chiffres documentés.
Connu pour son engagement en faveur des droits humains, de la prévention des conflits et de la promotion du dialogue, le Dr Dabio s'est régulièrement exprimé sur les questions de gouvernance, de sécurité et de cohésion sociale. Ses prises de position critiques à l'égard de certaines orientations politiques et ses analyses publiques lui auraient valu de nombreuses pressions.
Selon des informations relayées par son entourage, un sondage réalisé par le centre qu'il dirigeait sur les intentions de vote à l'élection présidentielle aurait attribué au chef de la junte au pouvoir un score d'environ 19,35 %, un résultat très éloigné des chiffres officiellement annoncés, contre 61,20 pour Dr. Succès Masra[2]. Certains observateurs estiment que ces données pourraient avoir contribué à accroître les tensions entre les autorités et le chercheur.
Ce cas illustre les difficultés auxquelles sont confrontés certains militants, chercheurs, journalistes et acteurs de la société civile dans l'exercice de leurs activités lorsque leurs analyses ou leurs positions sont perçues comme contraires aux intérêts du pouvoir en place.
La déchéance de nationalité de certains militants en exil constitue une forme supplémentaire de répression politique qui n'apparaît dans aucun bilan d'arrestations. Parmi les personnes concernées ou contraintes à l'exil depuis l'avènement du Conseil militaire de transition en 2021 figurent notamment le blogueur et défenseur des droits humains Makaïla Nguebla, ancien conseiller à la Présidence, ainsi que le journaliste et directeur de TchadOne, Charfadine Galmaye Saleh, tous deux établis en Europe et déchus de leur nationalité tchadienne en septembre 2025
Selon des informations relayées par son entourage, un sondage réalisé par le centre qu'il dirigeait sur les intentions de vote à l'élection présidentielle aurait attribué au chef de la junte au pouvoir un score d'environ 19,35 %, un résultat très éloigné des chiffres officiellement annoncés, contre 61,20 pour Dr. Succès Masra[2]. Certains observateurs estiment que ces données pourraient avoir contribué à accroître les tensions entre les autorités et le chercheur.
Ce cas illustre les difficultés auxquelles sont confrontés certains militants, chercheurs, journalistes et acteurs de la société civile dans l'exercice de leurs activités lorsque leurs analyses ou leurs positions sont perçues comme contraires aux intérêts du pouvoir en place.
La déchéance de nationalité de certains militants en exil constitue une forme supplémentaire de répression politique qui n'apparaît dans aucun bilan d'arrestations. Parmi les personnes concernées ou contraintes à l'exil depuis l'avènement du Conseil militaire de transition en 2021 figurent notamment le blogueur et défenseur des droits humains Makaïla Nguebla, ancien conseiller à la Présidence, ainsi que le journaliste et directeur de TchadOne, Charfadine Galmaye Saleh, tous deux établis en Europe et déchus de leur nationalité tchadienne en septembre 2025
Parmi les autres personnalités ayant quitté le pays ou vivant à l'étranger dans un contexte de tensions politiques figurent également plusieurs anciens ministres comme celui des Affaires étrangères Mahamat Zène Chérif, celui de la communication Moussa Mahamat Dago, haut fonctionnaire, Il a occupé plusieurs postes de responsabilité dans l'administration publique tchadienne et les médias, avant d'exercer des fonctions au sein de l'Union Africaine, l'ancien conseiller spécial Abakar Manany (...)
les généraux Ousman Dilo, Mahamat Abbadi Saleh et Mahamat Nour Abdelkerim, anciens ministres de défense. Des sources évoquent également la présence hors du pays de plusieurs anciens responsables civils et militaires ayant pris leurs distances avec le pouvoir.
Moussa Faki Mahamat, ancien Premier ministre du Tchad, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président de la Commission de l'Union africaine, réside principalement à l'étranger depuis la fin de son mandat à la tête de l'organisation panafricaine. Plusieurs observateurs de la vie politique tchadienne estiment que son éloignement du pays s'explique également par le contexte politique actuel et par les rivalités qui entourent sa stature nationale et internationale. Son nom est régulièrement cité parmi les personnalités susceptibles de jouer un rôle politique majeur au Tchad. L’erreur de Faki est d’avoir « condamné fermement les meurtres, la torture, l’arrestation et les emprisonnements arbitraires de centaines de civils (…) il a dénoncé la répression sanglante. Il a demandé la libération immédiate de tous les détenus politiques et l’ouverture une enquête[3] ».
Même si aucune déclaration officielle des autorités tchadiennes ne confirme l'existence de mesures visant à l'écarter de la compétition politique ou à le contraindre à l'exil, le chef de la junte militaire voit en lui un adversaire dangereux pour son pouvoir « Moussa Faki a des ambitions politiques au Tchad, explique au Journal de l’Afrique un observateur de la politique tchadienne[4]».
La prochaine étude sera consacrée à la diaspora tchadienne.
MS. Abdelsalam et Sarah H. Salmane
Analystes, chercheurs associés au CEDPE
www.centrerecherche.com
[1]Le mouvement H23, ou Mouvement Acephale pour Unite d'Action, est un mouvement populaire qui a émergé au Tchad, symbolisant la révolte des jeunes contre la junte militaire corrompue. Ce mouvement incarne une génération consciente, mobilisée contre la corruption et en quête de justice, d’équité et de développement. Les jeunes du Tchad, qui sont les principales forces de la société, exigent des refondations profondes dans divers secteurs tels que la justice, la santé, l’éducation, le logement et les infrastructures. Si la junte militaire continue de minimiser ces revendications, la frustration grandissante pourrait nourrir des mouvements de protestation, voire des révoltes pacifiques ou armées. Pour éviter que le Tchad ne sombre dans une fragmentation sociale, une instabilité chronique et une marginalisation régionale, le chef de la junte Mahamat Kaka doit impérativement prendre au sérieux les revendications de la jeunesse. https://urls.fr/MDci51
[3] https://urls.fr/IUfF1Q.
[4] https://urls.fr/IUfF1Q.
Lire également: 2 400 morts dans des conflits communautaires et politiques, depuis l’arrivée de la junte militaire au pouvoir au Tchad
Sources consultées:
Pravda Burkina Faso
lepaystchad + 2
LFM
LFM Wikipedia
Le Matin
China Internet Information Center
Amnesty International
Pravda France
Sahel7
Archives CEDPE
www.centrerecherche.com
Liberté Sans Frontière