Mais à quoi sert une puissance régionale si elle ne parvient pas à garantir l'électricité, la sécurité, la justice et l'avenir de sa propre jeunesse ?
Cette question mérite d'être posée sans passion et sans esprit partisan.
La situation est d'autant plus préoccupante que le Tchad reste très mal classé dans l'indice de perception de la corruption de Transparency International.
Dans l'édition 2025, le pays obtient 22 points sur 100 et occupe le 157e rang sur 182 pays. Il ne s'agit donc pas du dernier pays au monde, contrairement à certaines affirmations qui circulent, mais le classement reste extrêmement préoccupant.
Plus grave encore, la question de l'indépendance des institutions anticorruption vient elle-même d'être posée.
L'ancien responsable de l'Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), Ousmane Abderaman Djougourou, a affirmé que des investigations concernant notamment la gestion et la commercialisation des ressources pétrolières avaient été interrompues et a formulé de très graves accusations à l'encontre du pouvoir. Il est allé jusqu'à évoquer la notion de « haute trahison ». Ces accusations restent contestées et ne constituent pas, à ce stade, une condamnation judiciaire.
Mais le simple fait qu'une institution créée pour lutter contre la corruption soit au cœur d'une telle crise devrait suffire à provoquer une réflexion nationale. Une République sérieuse ne doit pas avoir peur de ses propres institutions de contrôle.
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
Sahel7, www.centrerecherche.com
Cette question mérite d'être posée sans passion et sans esprit partisan.
La situation est d'autant plus préoccupante que le Tchad reste très mal classé dans l'indice de perception de la corruption de Transparency International.
Dans l'édition 2025, le pays obtient 22 points sur 100 et occupe le 157e rang sur 182 pays. Il ne s'agit donc pas du dernier pays au monde, contrairement à certaines affirmations qui circulent, mais le classement reste extrêmement préoccupant.
Plus grave encore, la question de l'indépendance des institutions anticorruption vient elle-même d'être posée.
L'ancien responsable de l'Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), Ousmane Abderaman Djougourou, a affirmé que des investigations concernant notamment la gestion et la commercialisation des ressources pétrolières avaient été interrompues et a formulé de très graves accusations à l'encontre du pouvoir. Il est allé jusqu'à évoquer la notion de « haute trahison ». Ces accusations restent contestées et ne constituent pas, à ce stade, une condamnation judiciaire.
Mais le simple fait qu'une institution créée pour lutter contre la corruption soit au cœur d'une telle crise devrait suffire à provoquer une réflexion nationale. Une République sérieuse ne doit pas avoir peur de ses propres institutions de contrôle.
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
Sahel7, www.centrerecherche.com