Sous la loupe :
Ce sentiment traduit une profonde douleur et une grande frustration que ressentent de nombreux tchadiens face à la dégradation de la situation politique, sociale et sécuritaire du pays. Il est vrai que les nations ne se définissent pas uniquement par leurs moments de chute ; elles se définissent aussi par leur capacité à se relever après les crises.
Le Tchad n’est pas un pays pauvre en ressources humaines, ni en histoire, ni en potentiel. Pourtant, il a souffert pendant des décennies de guerres, de divisions, de la faiblesse des institutions et de la primauté des intérêts particuliers sur l’intérêt national. Il a pâti de notre médiocrité en tant que dirigeants. Il a souffert de ne pas avoir la chance d’être conduit par un visionnaire, un rassembleur, une personne de paix et de justice. En somme, quelqu’un capable de relever le défi et de permettre à ce peuple de vivre en paix.
Lorsque la justice disparaît, que l’éducation s’affaiblit, que les libertés sont restreintes et que le véritable dialogue national recule, les sociétés entrent progressivement dans un cercle de frustration et de perte de confiance.
Le plus grand danger pour un peuple n’est pas la crise en soi, mais de se convaincre que le changement est hors de portée. Pourtant, tous les pays qui jouissent aujourd’hui de stabilité et de démocratie sont passés par des périodes sombres, menés par des incompétents obsédés par leur propre personne.
Certains ont même vécu des guerres civiles, des famines et des coups d’État encore plus violents que ce que nous connaissons aujourd’hui. Alors, il faut garder l’espoir qu’un jour la jeunesse verra émerger un(e) patriote capable d’instaurer et de renforcer la Justice (avec un grand J) pour permettre au pays de décoller.
Le Tchad a besoin d’un Homme capable de fonder un État de droit fondé sur des institutions fortes et non sur des individus ; de renforcer la Justice et l’Egalité entre les citoyens ; d’investir réellement dans l’éducation, le vivre-ensemble et la paix sociale ; d’ouvrir l’espace au dialogue politique libre ; et de redonner espoir à la jeunesse au lieu de la pousser vers le désespoir, l’exil ou la violence.
Les peuples ne sont pas maudits, mais ils subissent parfois les conséquences de longues années de mauvaise gouvernance, de conflits, de divisions, de pauvreté et de sous-développement. Pourtant, l’espoir reste vivant tant qu’il y a des femmes et des hommes capables de penser, de critiquer et de rêver d’un pays meilleur.
En attendant, on peut bien se demander quel crime on a pu commettre pour en arriver là.
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en Gestion de conflits
Président du CEDPE
yacoubahmat0@gmail.com
Ce sentiment traduit une profonde douleur et une grande frustration que ressentent de nombreux tchadiens face à la dégradation de la situation politique, sociale et sécuritaire du pays. Il est vrai que les nations ne se définissent pas uniquement par leurs moments de chute ; elles se définissent aussi par leur capacité à se relever après les crises.
Le Tchad n’est pas un pays pauvre en ressources humaines, ni en histoire, ni en potentiel. Pourtant, il a souffert pendant des décennies de guerres, de divisions, de la faiblesse des institutions et de la primauté des intérêts particuliers sur l’intérêt national. Il a pâti de notre médiocrité en tant que dirigeants. Il a souffert de ne pas avoir la chance d’être conduit par un visionnaire, un rassembleur, une personne de paix et de justice. En somme, quelqu’un capable de relever le défi et de permettre à ce peuple de vivre en paix.
Lorsque la justice disparaît, que l’éducation s’affaiblit, que les libertés sont restreintes et que le véritable dialogue national recule, les sociétés entrent progressivement dans un cercle de frustration et de perte de confiance.
Le plus grand danger pour un peuple n’est pas la crise en soi, mais de se convaincre que le changement est hors de portée. Pourtant, tous les pays qui jouissent aujourd’hui de stabilité et de démocratie sont passés par des périodes sombres, menés par des incompétents obsédés par leur propre personne.
Certains ont même vécu des guerres civiles, des famines et des coups d’État encore plus violents que ce que nous connaissons aujourd’hui. Alors, il faut garder l’espoir qu’un jour la jeunesse verra émerger un(e) patriote capable d’instaurer et de renforcer la Justice (avec un grand J) pour permettre au pays de décoller.
Le Tchad a besoin d’un Homme capable de fonder un État de droit fondé sur des institutions fortes et non sur des individus ; de renforcer la Justice et l’Egalité entre les citoyens ; d’investir réellement dans l’éducation, le vivre-ensemble et la paix sociale ; d’ouvrir l’espace au dialogue politique libre ; et de redonner espoir à la jeunesse au lieu de la pousser vers le désespoir, l’exil ou la violence.
Les peuples ne sont pas maudits, mais ils subissent parfois les conséquences de longues années de mauvaise gouvernance, de conflits, de divisions, de pauvreté et de sous-développement. Pourtant, l’espoir reste vivant tant qu’il y a des femmes et des hommes capables de penser, de critiquer et de rêver d’un pays meilleur.
En attendant, on peut bien se demander quel crime on a pu commettre pour en arriver là.
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en Gestion de conflits
Président du CEDPE
yacoubahmat0@gmail.com