Tchad : le roi commence à être un peu nu
Le pouvoir de N’Djamena donne aujourd’hui l’impression d’être rattrapé par les conséquences de ses propres ambitions. A force de vouloir jouer simultanément sur plusieurs tableaux régionaux (Soudan, Libye, République centrafricaine et désormais les 2tats de l’AES) ; le chef de la junte tchadienne semble avoir atteint un moment où il devient de plus en plus difficile de contrôler le récit politique et sécuritaire autour de son régime.
Le roi commence à être un peu nu. La dernière alerte vient du Soudan. Dans un nouveau rapport, la mission internationale d’établissement des faits des Nations unies affirme que des réseaux extérieurs contribuent à alimenter la guerre soudanaise et cite notamment des réseaux opérant à partir du Tchad, de Libye, d’Ethiopie et d’autres pays comme sources d’approvisionnement des Forces de soutien rapide (FSR). Le rapport évoque notamment des armes, des personnels militaires et des moyens logistiques destinés aux FSR.
Cette accusation n'est d'ailleurs pas entièrement nouvelle. Dès 2024, le Groupe d'experts des Nations unies sur le Soudan avait considéré comme crédibles des informations faisant état de livraisons d'armes transitant par l'aéroport d'Am-Djarass, dans l'est du Tchad, puis acheminées par camion vers le Darfour et remises aux FSR. Ces enquêtes semblent embarrasser Massad Boulos, conseiller spécial pour l’Afrique de Donald Trump, accusé par les autorités soudanaises de prendre parti en faveur des Émirats arabes unis.
N’Djamena a toujours contesté les accusations de soutien militaire aux FSR et a présenté certaines activités à Am-Djarass comme relevant notamment de l'aide humanitaire destinée aux réfugiés soudanais. Mais la répétition de ces accusations, désormais accompagnées de nouveaux éléments dans les enquêtes internationales, place le chef de la junte militaire dans une situation diplomatique de plus en plus inconfortable.
MS. Abdelsalam, analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel7, www.centrerecherche.com
Le pouvoir de N’Djamena donne aujourd’hui l’impression d’être rattrapé par les conséquences de ses propres ambitions. A force de vouloir jouer simultanément sur plusieurs tableaux régionaux (Soudan, Libye, République centrafricaine et désormais les 2tats de l’AES) ; le chef de la junte tchadienne semble avoir atteint un moment où il devient de plus en plus difficile de contrôler le récit politique et sécuritaire autour de son régime.
Le roi commence à être un peu nu. La dernière alerte vient du Soudan. Dans un nouveau rapport, la mission internationale d’établissement des faits des Nations unies affirme que des réseaux extérieurs contribuent à alimenter la guerre soudanaise et cite notamment des réseaux opérant à partir du Tchad, de Libye, d’Ethiopie et d’autres pays comme sources d’approvisionnement des Forces de soutien rapide (FSR). Le rapport évoque notamment des armes, des personnels militaires et des moyens logistiques destinés aux FSR.
Cette accusation n'est d'ailleurs pas entièrement nouvelle. Dès 2024, le Groupe d'experts des Nations unies sur le Soudan avait considéré comme crédibles des informations faisant état de livraisons d'armes transitant par l'aéroport d'Am-Djarass, dans l'est du Tchad, puis acheminées par camion vers le Darfour et remises aux FSR. Ces enquêtes semblent embarrasser Massad Boulos, conseiller spécial pour l’Afrique de Donald Trump, accusé par les autorités soudanaises de prendre parti en faveur des Émirats arabes unis.
N’Djamena a toujours contesté les accusations de soutien militaire aux FSR et a présenté certaines activités à Am-Djarass comme relevant notamment de l'aide humanitaire destinée aux réfugiés soudanais. Mais la répétition de ces accusations, désormais accompagnées de nouveaux éléments dans les enquêtes internationales, place le chef de la junte militaire dans une situation diplomatique de plus en plus inconfortable.
MS. Abdelsalam, analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel7, www.centrerecherche.com