Les déclarations de Donald Trump illustrent parfaitement la contradiction qui caractérise souvent sa politique étrangère. D'un côté, il affirme que l'armée iranienne est « détruite » et que Téhéran est en position de faiblesse ; de l'autre, il continue à menacer de nouvelles frappes tout en répétant qu'un accord reste possible.
La région se trouve aujourd'hui dans une situation paradoxale, aucun des acteurs majeurs ne semble vouloir une guerre totale, mais chacun poursuit des actions qui augmentent le risque d'escalade. Les États-Unis ont récemment frappé des installations militaires iraniennes après la destruction d'un hélicoptère américain, tandis que l'Iran a répondu par des tirs de missiles et de drones contre des intérêts américains dans la région.
Trois scénarios sont envisageables
1. Une désescalade négociée (scénario le plus souhaitable). Trump reste fondamentalement un homme de transaction. Malgré sa rhétorique belliqueuse, il continue de laisser ouverte la voie des négociations. Des médiations régionales, notamment du Golfe, tentent encore de rapprocher Washington et Téhéran.
Dans ce scénario, l'Iran accepterait certaines concessions sur son programme nucléaire et ses réseaux régionaux en échange d'un allègement des sanctions et de garanties de sécurité.
2. Une guerre limitée mais durable (scénario le plus probable). C'est déjà en partie la situation actuelle. Les deux camps évitent la confrontation directe massive mais s'affrontent par frappes ciblées, cyberattaques, drones, missiles et actions indirectes. Les analystes parlent d'un conflit situé entre la paix et la guerre.
Cette situation pourrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années, avec des conséquences importantes :
hausse des prix du pétrole ; insécurité maritime dans le détroit d'Ormuz ; fragilisation économique des pays du Golfe ; multiplication des crises par procuration au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. La région se trouve aujourd'hui dans une situation paradoxale, aucun des acteurs majeurs ne semble vouloir une guerre totale, mais chacun poursuit des actions qui augmentent le risque d'escalade. Les États-Unis ont récemment frappé des installations militaires iraniennes après la destruction d'un hélicoptère américain, tandis que l'Iran a répondu par des tirs de missiles et de drones contre des intérêts américains dans la région.
Trois scénarios sont envisageables
1. Une désescalade négociée (scénario le plus souhaitable). Trump reste fondamentalement un homme de transaction. Malgré sa rhétorique belliqueuse, il continue de laisser ouverte la voie des négociations. Des médiations régionales, notamment du Golfe, tentent encore de rapprocher Washington et Téhéran.
Dans ce scénario, l'Iran accepterait certaines concessions sur son programme nucléaire et ses réseaux régionaux en échange d'un allègement des sanctions et de garanties de sécurité.
2. Une guerre limitée mais durable (scénario le plus probable). C'est déjà en partie la situation actuelle. Les deux camps évitent la confrontation directe massive mais s'affrontent par frappes ciblées, cyberattaques, drones, missiles et actions indirectes. Les analystes parlent d'un conflit situé entre la paix et la guerre.
Cette situation pourrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années, avec des conséquences importantes :
3. L'embrasement régional. C'est le scénario que redoutent le plus les observateurs. Si une frappe majeure provoquait des pertes massives américaines ou iraniennes, les mécanismes de retenue pourraient disparaître. L'implication d'Israël, des groupes alliés de l'Iran et des monarchies du Golfe transformerait alors la crise en conflit régional généralisé. Plusieurs responsables américains eux-mêmes reconnaissent qu'une guerre ouverte aurait des conséquences imprévisibles pour la sécurité internationale et les marchés énergétiques.
Par Bradley Isabelle
analyste politique, chercheure associée au CDPE
Par Bradley Isabelle
analyste politique, chercheure associée au CDPE