Une épidémie de Choléra décime Boko Haram

Mercredi 9 Septembre 2020

Plusieurs bokoharamistes ont déserté la secte terroriste pour se réfugier dans leurs villages où ils s'adonnent à des médicaments traditionnels. Certains se remettent aux charlatans espérant se soigner par de fétiches. Abubakar Shekau s'est déjà moqué du coronavirus et des mesures dont la distanciation sociale.


Plus de 200 combattants de Boko Haram ont péri dans leurs campements en raison d'une épidémie virale de choléra qui s'est installée en leur sein, selon plusieurs sources.
Plusieurs bokoharamistes ont déserté la secte terroriste pour se réfugier dans leurs villages où ils s'adonnent à des médicaments traditionnels. Certains se remettent aux charlatans espérant se soigner par de fétiches.
 Abubakar Shekau s'est déjà moqué du coronavirus et des mesures dont la distanciation sociale.

« Ne cherchez pas loin l’origine de cette maladie. C’est le mal qui a provoqué cette pandémie. D’où qu’elle vienne, nous recherchons la protection divine », a déclaré en langue haoussa, Abubakar Shekau dans une vidéo d’une minute quarante-cinq secondes publiée sur Twitter par le site nigérian humangle.ng.

« Nous y sommes, nous prions cinq fois par jour. Nous offrons nos prières (du vendredi) et nous nous tenons ensemble. Nous nous serrons les mains, nous mangeons dans un bol, nous nous en sortons très très très bien. Nous avons un anti-virus. Vous avez coronavirus, nous avons des anti-coronavirus », a-t-il ajouté.
Cette fois-ci, le leader de la secte terroriste Boko Haram a gardé le silence sur le choléra qui a ravagé ses combattants et la désertion d'un nombre important.
Les pays membres du Bassin du Lac Tchad et leurs partenaires peuvent saisir l'occasion pour assurer la réinsertion de tous ceux qui se sont désengagés des maquis de la secte afin de les dissuader de toute envie de rejoindre la secte.
Selon une étude du CEDPE, fin 2019, dans la province du Lac au Tchad environ 4200 désengagés attendent leur réinsertion. "les désengagés non réinsérés constituent une bombe à retardement", selon le Centre d'études pour le développement et la prévention de l'extrémisme qui doute de la volonté des partenaires dans la réinsertion des désengagés. "on dépense beaucoup dans l'organisation des rencontres sans plus", a déclaré le chargé des projets du CEDPE.

Le nombre des désengagés de Boko Haram en 2020 pourrait atteindre 6492 personnes. La secte a perdu 624 personnes en 2019.  On estime le nombre de personnes associées à Boko Haram en 2020 à 6502 dont 26% de femmes soit 1692.

 

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