Le moment de vérité.
Le chef de la junte est peut-être confronté à un choix historique. Continuer à multiplier les ambitions extérieures, au risque de se retrouver progressivement isolé et accusé sur plusieurs fronts, ou revenir à l'essentiel pour relancer la construction d'un État tchadien fort, stable, juste et respecté.
La véritable grandeur d'un dirigeant ne se mesure pas au nombre de généraux qui l'entourent, au nombre de frontières où son influence est ressentie ou à sa capacité à survivre politiquement. Elle se mesure à la capacité de son pays à offrir à ses enfants une vie meilleure que celle de leurs parents.
Le Tchad n'a pas besoin d'un pouvoir qui cherche à être craint dans la région. Il a besoin d'un État qui inspire confiance à ses propres citoyens. Car lorsque les accusations s'accumulent, que les institutions de contrôle sont fragilisées, que les jeunes cherchent l'exil et que les morts s'accumulent, le problème n'est plus seulement de savoir si le roi est accusé. La question devient beaucoup plus simple. Combien de temps encore le roi pourra-t-il prétendre qu'il porte des habits que tout le monde commence à voir comme transparents ?
Le rapport de l’ONU publié cette semaine donne en revanche un nouvel élément fort sur le volet soudanais. ([AP News][2])
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
Sahel7, www.centrerecherche.com
Le chef de la junte est peut-être confronté à un choix historique. Continuer à multiplier les ambitions extérieures, au risque de se retrouver progressivement isolé et accusé sur plusieurs fronts, ou revenir à l'essentiel pour relancer la construction d'un État tchadien fort, stable, juste et respecté.
La véritable grandeur d'un dirigeant ne se mesure pas au nombre de généraux qui l'entourent, au nombre de frontières où son influence est ressentie ou à sa capacité à survivre politiquement. Elle se mesure à la capacité de son pays à offrir à ses enfants une vie meilleure que celle de leurs parents.
Le Tchad n'a pas besoin d'un pouvoir qui cherche à être craint dans la région. Il a besoin d'un État qui inspire confiance à ses propres citoyens. Car lorsque les accusations s'accumulent, que les institutions de contrôle sont fragilisées, que les jeunes cherchent l'exil et que les morts s'accumulent, le problème n'est plus seulement de savoir si le roi est accusé. La question devient beaucoup plus simple. Combien de temps encore le roi pourra-t-il prétendre qu'il porte des habits que tout le monde commence à voir comme transparents ?
Le rapport de l’ONU publié cette semaine donne en revanche un nouvel élément fort sur le volet soudanais. ([AP News][2])
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
Sahel7, www.centrerecherche.com