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  <title>centrerecherche.com</title>
  <description><![CDATA[Le CEDPE est une structure associative fondée en 2017 et reconnue officiellement en janvier 2018 par les autorités tchadiennes. Les chercheurs du CEDPE sont actifs dans l'étude et la recherche relatives à la prévention et la gestion des conflits en rapport avec l'extrêmisme, les communautés, le milieu scolaire..). Le Centre publie des ouvrages, organise des conférences débats, des ateliers et de formations. Il est très actif dans la sensibilisation.]]></description>
  <link>https://www.centrerecherche.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T13:40:24+02:00</dc:date>
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   <title>La vérité sur la disparition de la mission soudanaise des passeports au Tchad</title>
   <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 15:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>CEDPE- Liberté Sans Frontière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sous la loupe ]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Aucun pays n'aurait accepté qu'une mission étrangère exerce des activités officielles sur son territoire sans autorisation préalable. Le texte reconnaît ainsi au Tchad le droit de prendre les mesures qu'il juge nécessaires pour protéger ses intérêts et sa souveraineté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.centrerecherche.com/photo/art/default/96970526-67581432.jpg?v=1781437175" alt="La vérité sur la disparition de la mission soudanaise des passeports au Tchad" title="La vérité sur la disparition de la mission soudanaise des passeports au Tchad" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="116" data-start="92" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Selon nos sources, la mission soudanaise chargée des passeports au Tchad, composée de onze officiers et techniciens sous la direction du général de police Maamoun Mohamed Mustapha, n'aurait pas été enlevée, comme certaines rumeurs l'ont laissé entendre. Elle serait plutôt retenue par les autorités tchadiennes dans une villa, avec la connaissance de l'ambassade du Soudan. Cette dernière aurait observé un silence médiatique strict sur cette affaire, ce qui soulève de nombreuses interrogations quant à la nature réelle du problème.</span></strong></p>

<p data-end="1260" data-start="657" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Il apparaît que l'ambassade soudanaise est parvenue, dans une certaine mesure, à détourner l'attention des médias pendant plus de quarante jours, empêchant ainsi cette affaire d'atteindre l'opinion publique. Cette discrétion s'expliquerait probablement par la sensibilité du dossier et par son coût diplomatique élevé pour les relations déjà fragiles entre le Soudan et le Tchad. Les deux pays traversent en effet une période délicate, alors qu'ils doivent gérer la présence de plus d'un million de réfugiés soudanais dans une région où se croisent intérêts stratégiques et agendas politiques multiples.</span></strong></p>

<p data-end="1846" data-start="1262" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Toujours selon ces sources, la crise aurait été provoquée par le consul général du Soudan à Abéché, Kadhafi Abdallah Mohamed, qui a été relevé de ses fonctions il y a environ un mois. Depuis longtemps, des réfugiés soudanais d'Abéché, ainsi que des étudiants, réclamaient son départ après des accusations de mauvais traitements à l'encontre d'élèves et d'enseignants venus du Darfour du Nord pour passer leurs examens. Ces incidents auraient provoqué des manifestations étudiantes. Plusieurs organisations communautaires demandaient également son remplacement depuis plus d'un an.</span></strong></p>

<p data-end="2318" data-start="1848" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">L'origine de l'affaire remonterait à l'arrivée de la mission soudanaise à Abéché le 29 avril 2026. Selon les sources citées, ses membres seraient entrés au Tchad avec de simples visas de visite et non avec des visas officiels ou une autorisation diplomatique permettant l'exercice d'une mission administrative sur le territoire tchadien. Leur objectif était de délivrer des documents d'identité et des titres de voyage d'urgence aux réfugiés soudanais présents au Tchad.</span></strong></p>

<p data-end="2653" data-start="2320" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Cependant, l'opération aurait rapidement provoqué une crise diplomatique. Les autorités tchadiennes auraient alors fermé le consulat soudanais d'Abéché, expulsé le consul général Kadhafi Abdallah Mohamed et placé les membres de la mission sous surveillance dans une résidence, avec l'information de l'ambassade du Soudan à N'Djamena.</span></strong></p>

<p data-end="3068" data-start="2655" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">L'initiative soudanaise constituerait une violation grave des règles diplomatiques et de la souveraineté d'un État. Aucun pays n'aurait accepté qu'une mission étrangère exerce des activités officielles sur son territoire sans autorisation préalable. Le texte reconnaît ainsi au Tchad le droit de prendre les mesures qu'il juge nécessaires pour protéger ses intérêts et sa souveraineté.</span></strong></p>

<p data-end="3386" data-start="3070" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">On s'interroge toutefois sur le rôle des ministères soudanais de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Etaient-ils informés de cette opération ? L'ont-ils autorisée ? Ou s'agit-il d'une initiative menée sans leur aval, dont la responsabilité incomberait à l'ambassade du Soudan au Tchad et à son personnel ?</span></strong></p>

<p data-end="3580" data-start="3388" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Enfin, l'analyste&nbsp;critique vivement les autorités soudanaises, estimant que cette affaire révèle des dysfonctionnements dans la gestion des crises et un manque de coordination institutionnelle.</span></strong></p>

<p data-end="3936" data-start="3582" style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">À ce jour, souligne l'analyste, l'ambassade du Soudan à N'Djamena n'a publié aucune explication officielle destinée à l'opinion publique soudanaise concernant les circonstances de cette affaire, le sort exact de la mission ou les mesures prises pour assurer sa protection. L'auteur conclut en appelant les autorités à faire toute la lumière sur ce dossier.</span></strong><br />
<br />
<span style="color:#0000CD;"><strong>Ibrahim Arabi&nbsp;</strong></span></p>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <h1 class="post-title entry-title" style="padding: 0px; margin: 0px 0px 15px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.4; font-weight: 700; font-size: 41px; font-family: &quot;Droid Arabic Kufi&quot;; color: rgb(44, 47, 52);">القصة الكاملة لإختفاء بعثة الجوازات السودانية بتشاد!!</h1>

<h2 class="entry-sub-title" style="padding: 0px; margin: -5px 0px 15px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 27px; font-size: 22px; font-family: Rubik; color: rgb(102, 102, 102);">متابعات | تسامح نيوز</h2>
&nbsp;

<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">حسب مصادرنا أن بعثة الجوازات السودانية التي إختفت بتشاد والمكونة من (11) من الضباط والفنيين برئاسة اللواء</p>

<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">شرطة مأمون محمد مصطفى ، ليست مختطفة بل متحفظ عليها من قبل السلطات التشادية في فيلا بعلم السفارة السودانية والتي إستخدمت في شأنهم تكتما إعلاميا شديدا ولاذت بحالة من الصمت مما يشكك في أصل المشكلة وبالطبع يترك تساؤلات .. ؟!.<br />
&nbsp;</p>

<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">من الواضح أن السفارة السودانية نجحت لحدما في صرف الإعلام لأكثر من (40) يوما بعيدا عن هذه القضية دون أن تجد طريقها للرأي العام ، ربما نسبة لحساسية الحدث وخصوصية الموقف وكلفته الدبلوماسية العالية بين الدولتين السودان وتشاد والتي ظلت تمر دبلوماسيا بلحظات حرجة إستخدم فيها الطرفان (شعرة معاوية ..!)، حيث يتواجد عدد كبيرا جدا من اللاجئين أكثر من (مليون) شخص في منطقة تتداخل فيها الأجندات وتتقاطع عندها المصالح ..!.</p>

<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">حسب المصادر أن أزمة بعثة الجوازات تسبب فيها قنصل السودان العام في أبشي قذافي عبدالله محمد الذي تمت إقالته قبل شهر تقريبا وقد صادفت مطالبات من قبل السودانيين اللاجئين بأبشي والطلاب بإقالته بسبب إهانته لطلاب ومعلمين قادمين للإمتحانات من شمال دارفور مما أدت لإندلاع إحتجاجات طلابية ، غير أن المطالبات بإقالته ظلت تراوح مكانها من قبل منظمات مجتمعية منذ أكثر من عام تقريبا ، وبالطبع ليس كل ما يعرف يقال ..!.</p>

<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">أصل الحكاية حسب المصادر أن بعثة الجوازات السودانية دخلت أبشي في دولة تشاد بتأشيرات زيارة عادية وليست فيزا رسمية أو طلبا رسميا لأداء مهمة في داخل تشاد وفقا للأعراف الدبلوماسية المتعارف عليها بين الدول، وصلت أبشي 29 أبريل 2026 لإستخراج وقائق ثبوتية ووثائق سفر اضطرارية للاجئين السودانيين بتشاد ، غير أن العملية تسيبت في أزمة وبموجبها تم إغلاق القنصلية السودانية في أبشي من قبل السلطات التشادية وطرد قنصل السودان العام في أبشي قذافي عبدالله محمد ، وقامت بإحتجاز البعثة بعلم السفارة السودانية في فيلا سكنية ..!.</p>

<div>
<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">بكل أسف يعتبر تصرف البعثة إختراقا أمنيا خطيرا لدولة لها سيادتها وتجاوزا سيئا للأعراف الدبلوماسية لن تقبله أي دولة مهما كانت العلاقة بينهما ، وبالطبع من حق تشاد إتخاذ الإجراءات الكفبلة التي نحفظ لها حقوقها وكرامتها ، ولكننا بالطبع نتساءل أين دور وزارتي الداخلية والخارجية في السودان ولماذا وكيف حدث ماحدث وهل بعلم منهما أم العملية تمت في الخفاء دون علم ويتحمله سفير السودان بتشاد وطاقمه العامل ، بكل تأكيد فما حدث يثبت ضعف حكومة الأمل وتخبطها وعدم أهليتها في التعامل مع الأزمات الكبرى بالبلاد ..!.</p>

<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">علي كل حتى هذه اللحظة لم يصدر من السفارة السودانية في أنجمينا أي توضيح للرأي العام السوداني بحقيقة ما جرى ، أو يكشف مصير أو ملابسات البعثة ، أو يبيّن الإجراءات التي اتُخذت لحماية البعثة ، ولماذا دفن الرؤوس في الرمال ، وبالتالي نحن ننتظر توضيحات بشأن ملابسات البعثة وحتي حينها لكل مقام مقال ..!.</p>

<p style="padding: 0px; margin: 0px 0px 25px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; line-height: 1.7; font-size: 15px; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik;">&nbsp;إبراهيم عربي<br />
<span style="color:#000000;"><strong style="text-align: justify;">Tasamuh News</strong></span></p>

<div>&nbsp;</div>

<div class="mag-box mini-posts-box content-only" id="inline-related-post" style="padding: 0px; margin: 0px 0px 30px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; clear: both; box-shadow: none; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik; font-size: 15px;">
<div class="container-wrapper" style="padding: 0px; margin: 0px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; background: transparent; border-radius: 15px; box-shadow: none;">
<div style="padding: 0px; margin: 0px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box;">
<div class="aries_stage aries_horizontalAxis aries_safeZone" style="padding: 0px; margin: 0px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; display: flex; flex-direction: row; font-size: 0px; overflow: visible !important; visibility: initial; position: relative; width: 600.562px; height: auto;">
<div class="aries_proscenium aries_hcenter aries_vcenter aries_rollAnimation" style="padding: 0px; margin: 0px; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; position: relative; display: inline-block; overflow: initial; opacity: 1; left: 300.281px; transform: translateX(-50%); align-self: center; transition-property: max-width, max-height, margin; max-width: 720px; max-height: 405px; transition-duration: 0.2s; transition-timing-function: ease-in;">&nbsp;</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>

<div class="stream-item stream-item-in-post stream-item-inline-post aligncenter" style="padding: 0px; margin: 6px auto; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; clear: both; text-align: center; position: relative; z-index: 2; color: rgb(44, 47, 52); font-family: Rubik; font-size: 15px;">
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<div class="jb-w-r-s-columns jb-w-r-s-col-12 jb-ac_header-title-container" style="padding: 0px; margin: 0px !important; list-style: none; border: 0px; outline: none; box-sizing: border-box; float: right; width: 600.562px; position: relative !important;">
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</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.centrerecherche.com/photo/art/imagette/96970526-67581432.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.centrerecherche.com/La-verite-sur-la-disparition-de-la-mission-soudanaise-des-passeports-au-Tchad_a2046.html</link>
  </item>

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   <title>Au Tchad, nous sommes confrontés à des pratiques contraires aux valeurs religieuses et sociales</title>
   <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 12:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>CEDPE- Liberté Sans Frontière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Opinion Libre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La sensibilisation, l'éducation et le renforcement de la cohésion sociale demeurent les moyens les plus efficaces pour traiter durablement les préoccupations de la population.     <div>
      <p style="text-align: justify;"><span style="color:#0000CD;"><strong>Au Tchad, nous sommes confrontés à des pratiques que de nombreux citoyens considèrent comme contraires aux valeurs religieuses et sociales de la société. Une question se pose alors : pourquoi l'État n'intervient-il pas davantage pour encadrer ou empêcher ces comportements ? Pourquoi le Haut Conseil des Affaires Islamiques, dont la mission est notamment de promouvoir les bonnes valeurs et de lutter contre les comportements jugés contraires aux principes religieux, ne joue-t-il pas un rôle plus actif sur cette question ?</strong></span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="color:#0000CD;"><strong>Par ailleurs, certains s'interrogent sur l'influence des acteurs extérieurs dans les affaires intérieures des pays africains. Après l'expulsion des forces françaises du Niger, certains estiment que des puissances étrangères continuent d'exercer une influence dans plusieurs pays de la région, y compris au Tchad. Cela alimente des interrogations sur la capacité des autorités nationales à prendre certaines décisions de manière totalement indépendante.</strong></span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="color:#0000CD;"><strong>Toutefois, au-delà des controverses et des accusations, il est essentiel que ces questions soient abordées dans le cadre d'un débat serein, fondé sur le respect des lois, le dialogue et la responsabilité des institutions nationales. La sensibilisation, l'éducation et le renforcement de la cohésion sociale demeurent les moyens les plus efficaces pour traiter durablement les préoccupations de la population.<br />
<br />
M. Hidjazi Haroun<br />
document traduit de la version originale en arabe</strong></span></p>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.centrerecherche.com/Au-Tchad-nous-sommes-confrontes-a-des-pratiques-contraires-aux-valeurs-religieuses-et-sociales_a2045.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.centrerecherche.com,2026:rss-96960295</guid>
   <title>La Libye n'a pas vocation à devenir un centre permanent d'accueil réfugiés et migrants.</title>
   <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 04:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>CEDPE- Liberté Sans Frontière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sous la loupe ]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il faut reconnaître que certains partenaires occidentaux ont longtemps soutenu ou toléré ces régimes malgré leurs dérives, privilégiant parfois leurs intérêts stratégiques, économiques ou sécuritaires au détriment des principes démocratiques qu'ils défendent officiellement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.centrerecherche.com/photo/art/default/96960295-67577140.jpg?v=1781342168" alt="La Libye n'a pas vocation à devenir un centre permanent d'accueil réfugiés et migrants." title="La Libye n'a pas vocation à devenir un centre permanent d'accueil réfugiés et migrants." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">&nbsp;La Libye n'a pas vocation à devenir un centre permanent d'accueil pour les réfugiés et les migrants. Cependant, il est essentiel de s'interroger sur les causes profondes de ce phénomène afin de ne pas faire porter aux migrants eux-mêmes la responsabilité d'une situation qu'ils subissent.<br />
&nbsp;<br />
Pourquoi des milliers d'Africains quittent-ils leur pays, souvent au péril de leur vie et parfois sans documents d'identité ? La réponse se trouve en grande partie dans la mauvaise gouvernance qui caractérise de nombreux États africains. Corruption, détournement des ressources publiques, violations des droits humains, pauvreté chronique et absence de perspectives poussent de nombreux jeunes à chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas chez eux comme la sécurité, la dignité et des moyens de subsistance.<br />
&nbsp;</span></strong></div>

<div style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Il faut aussi admettre que certains partenaires occidentaux ont longtemps soutenu ou toléré ces régimes malgré leurs dérives, privilégiant parfois leurs intérêts stratégiques, économiques ou sécuritaires au détriment des principes démocratiques qu’ils affirment défendre. Une attitude plus ferme face aux pratiques de mauvaise gouvernance aurait sans doute aidé à réduire les causes profondes de l’émigration. En d’autres termes, la Libye serait en droit de laisser les Africains partir par la mer vers l’Occident, considéré comme le principal responsable de cette crise.</span><br />
&nbsp;</strong></div>

<div style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Dès lors, la question migratoire ne peut être traitée uniquement comme un problème de contrôle des frontières. Elle exige une réflexion plus large sur les responsabilités partagées des États africains et de leurs partenaires internationaux. L'objectif devrait être d'encourager la bonne gouvernance, le respect des droits humains, la lutte contre la corruption et une meilleure gestion des ressources nationales afin de créer des conditions de vie permettant aux jeunes de construire leur avenir dans leur propre pays.<br />
&nbsp;<br />
Dans l'immédiat, quelles que soient les difficultés auxquelles la Libye est confrontée, les autorités libyennes ont le devoir de respecter la dignité des migrants et des étrangers présents sur leur territoire. Aucun être humain ne devrait être traité de manière inhumaine ou dégradante.<br />
<br />
Dr. Ahmat Yacoub Dabio<br />
<span style="text-align: justify;">Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République</span><br />
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes<br />
Président du Centre d'Etudes&nbsp;pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)<br />
<em>Tel/Watsup: 00 235 99860817&nbsp;</em><br />
<em>yacoubahmat0@gmail.com</em><br />
<em>www.centrerecherche.com</em>&nbsp;</span></strong></div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.centrerecherche.com/photo/art/imagette/96960295-67577140.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.centrerecherche.com/La-Libye-n-a-pas-vocation-a-devenir-un-centre-permanent-d-accueil-refugies-et-migrants_a2040.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La mer Caspienne est-elle devenue un corridor stratégique majeur entre la Russie et l'Iran?</title>
   <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 02:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>CEDPE- Liberté Sans Frontière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Conflit et prévention]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Longtemps, en désaccord avec l’Occident, qui a appuyé l’Ukraine sur les plans militaire, diplomatique et économique, la Russie paraît désormais déterminée à profiter du conflit entre les États-Unis et l’Iran pour prendre sa revanche.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.centrerecherche.com/photo/art/default/96966120-67579955.jpg?v=1781381629" alt="La mer Caspienne est-elle devenue un corridor stratégique majeur entre la Russie et l'Iran?" title="La mer Caspienne est-elle devenue un corridor stratégique majeur entre la Russie et l'Iran?" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="2361" data-start="1805" style="text-align: justify;"><strong>Selon plusieurs sources occidentales et américaines, la Russie utiliserait la mer Caspienne comme corridor stratégique pour acheminer vers l'Iran des marchandises, des équipements industriels et, potentiellement, certains matériels militaires. Cette route maritime, difficilement accessible aux puissances occidentales, est devenue un maillon essentiel du partenariat stratégique entre Moscou et Téhéran. Toutefois, l'ampleur exacte des transferts militaires reste difficile à vérifier de manière indépendante.&nbsp;<br />
La mer Caspienne présente un avantage stratégique majeur. C'est une mer fermée bordée uniquement par cinq États riverains, ce qui limite fortement les possibilités d'interception par les marines occidentales. Cette caractéristique en fait une voie logistique particulièrement attractive pour Moscou et Téhéran.&nbsp;Longtemps, en désaccord avec l’Occident, qui a appuyé l’Ukraine sur les plans militaire, diplomatique et économique, la Russie paraît désormais déterminée à profiter du conflit entre les États-Unis et l’Iran pour prendre sa revanche.<br />
<br />
Par MS. Abdelsalam<br />
Analyste, chercheur associé au CEDPE</strong></p>

<p data-end="2456" data-is-last-node="" data-is-only-node="" data-start="2363" style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.centrerecherche.com/La-mer-Caspienne-est-elle-devenue-un-corridor-strategique-majeur-entre-la-Russie-et-l-Iran_a2044.html</link>
  </item>

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   <title>Du char au drone : la nouvelle révolution militaire.</title>
   <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 02:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>CEDPE- Liberté Sans Frontière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   A la veille d’Eurosatory, salon de référence mondial en matière de sécurité et de défense, et à l’ère de la guerre électronique, le drone est une véritable révolution. Sur les théâtres d’opérations intérieures et extérieurs ainsi que les zones de conflits, leur utilisation a de nombreux avantages. Ils sont plus économiques, permettent des frappes plus précises tout en réduisant potentiellement les dommages collatéraux, et permettent de réduire les pertes humaines.     <div>
      <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis quelques temps, le drone est au cœur des discussions. Pourtant, son histoire est longue et riche en évolution. Des drones de loisir utilisés pendant les vacances aux Bahamas aux drones kamikazes en passant par les micro-drones de surveillance, cet équipement technologique utilisé par les forces armées n’est plus seulement un outil d’observation&nbsp;: il est devenu une arme militaire à part entière qui a trouvé/trouve sa place au cœur des assauts.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis des siècles de conflits, certaines inventions ont marqué l’histoire. Poudre à canon, aviation de chasse, arme nucléaire… L’Humanité ne cesse de faire preuve de progrès technologiques.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Quand l’innovation bouscule les états-majors</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La dernière innovation militaire ayant profondément bouleversé l’art de la guerre avant l’ère des drones fut sans doute l’emploi massif des chars d’assaut. Si ces véhicules blindés apparaissent dès la Première Guerre mondiale, c’est dans l’entre-deux-guerres que leur potentiel stratégique est véritablement théorisé. En France, le colonel Charles de Gaulle défend alors une vision novatrice : celle d’une armée mobile, professionnelle et organisée autour de puissantes divisions blindées capables de percer rapidement les lignes ennemies.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ses idées, exposées notamment dans son ouvrage&nbsp;Vers l’armée de métier&nbsp;publié en 1934, rencontrent cependant une forte résistance au sein du haut commandement français, davantage attaché à une stratégie défensive symbolisée par la ligne Maginot. Pendant ce temps, l’Allemagne s’inspire de concepts similaires et développe une doctrine offensive fondée sur la concentration des chars, de l’infanterie motorisée et de l’aviation. Cette stratégie, connue sous le nom de « Blitzkrieg » ou guerre éclair, permet aux forces allemandes de remporter des succès spectaculaires au début de la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la campagne de France en 1940.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’histoire montre ainsi que les innovations technologiques ne suffisent pas à elles seules à transformer les conflits : leur efficacité dépend également de la capacité des états-majors à comprendre leur potentiel et à adapter leurs doctrines militaires. Aujourd’hui, les drones militaires semblent occuper une place comparable à celle qu’ont tenue les chars d’assaut au XXe siècle, en redéfinissant les modes d’observation, de décision et d’engagement sur le champ de bataille.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La comparaison entre le char d’assaut et le drone dépasse la simple question technologique. Dans les deux cas, l’innovation a provoqué une véritable révolution doctrinale. Lorsque les premiers chars apparaissent durant la Première Guerre mondiale, ils ne sont d’abord perçus que comme un soutien à l’infanterie destiné à franchir les réseaux de tranchées. Pourtant, certains officiers visionnaires comprennent rapidement que leur potentiel va bien au-delà. En concentrant les blindés au sein d’unités autonomes capables de manœuvrer rapidement et de percer profondément les lignes adverses, ils imaginent déjà une nouvelle façon de conduire la guerre.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Cette évolution se heurte cependant à une forte résistance des états-majors. Comme souvent dans l’histoire militaire, les institutions peinent à remettre en question des doctrines éprouvées. En France, malgré les travaux de Charles de Gaulle, une partie importante du commandement demeure attachée à une stratégie défensive fondée sur la ligne Maginot. À l’inverse, l’Allemagne adapte rapidement son organisation, ses formations et ses méthodes d’emploi autour des unités blindées, démontrant en 1940 l’efficacité de cette transformation doctrinale.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le drone, nouveau char du XXIe siècle&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le parallèle avec les drones apparaît aujourd’hui frappant. Pendant longtemps, ceux-ci ont été considérés comme de simples moyens de reconnaissance destinés à fournir du renseignement aux forces terrestres. Désormais, ils participent directement à la destruction des objectifs, à la coordination des feux, à la guerre électronique et parfois même à la prise de décision tactique grâce à l’intelligence artificielle. Comme pour le char au XXe siècle, certaines armées ont rapidement compris le potentiel de cette innovation. L’Ukraine et la Russie ont ainsi profondément transformé leurs modes d’action en intégrant massivement les drones à tous les échelons du combat. D’autres forces armées, en revanche, poursuivent encore leur adaptation doctrinale, confrontées à des structures parfois conçues pour des conflits d’une autre époque.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’histoire militaire montre ainsi que la victoire ne revient pas toujours à celui qui possède la meilleure technologie, mais à celui qui sait le plus rapidement adapter sa doctrine, son organisation et sa culture opérationnelle aux évolutions du champ de bataille.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Cependant, l’avancée de la technologie ne s’arrête pas à la simple création des drones. Les PME et Grandes Entreprises poussent leurs recherches, afin de continuer de favoriser l’intégration des drones armés dans les forces. En France,&nbsp; le projet KORRA, soutenu par l’Agence de l’innovation de défense (AID) lancé en 2023 consiste à intégrer un lance-roquette de 84mm sous un drone. Il s’agit d’un drone de type quadrirotor qui permettra de redéfinir le combat de mêlée pour l’infanterie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La démocratisation de la puissance aérienne</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’évolution des drones a provoqué un chamboulement total des stratégies militaire de diverses nations. Certaines, considérées comme «&nbsp;anciennes&nbsp;» sont mises à jour et améliorées grâce aux nouveaux moyens de stratégies aérienne. Il y a quelques années, l’espace aérien n’était accessible que pour les Etats, Nations et Puissances dotées d’avions de combat, ce qui implique des moyens financiers et un budget dédié aux forces armées très élevé. Désormais, dû au faible cout de production des drones, le ciel n’est plus réservé. Il est accessible et ouvert à tous. Armées, groupes, organisations…</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>En France, les drones militaires occupent une place de plus en plus importante dans les opérations de défense et de sécurité. Grâce à leurs capacités de surveillance en temps réel, ils permettent de contrôler efficacement les zones sensibles et d’identifier rapidement d’éventuelles menaces. Leur utilisation contribue à limiter l’exposition des soldats aux situations dangereuses tout en renforçant l’efficacité des interventions sur le terrain.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Par ailleurs, ces technologies ont profondément modifié les stratégies militaires modernes. En fournissant une vision globale et précise des zones d’opération, les drones offrent aux états-majors un accès rapide à des informations essentielles. L’analyse de ces données facilite la prise de décision, améliore la coordination des forces engagées et permet d’adapter les actions militaires avec davantage de réactivité et d’efficacité.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le faible coût de production des drones est une caractéristique à double tranchant, qui s’illustre parfaitement sur les conflits actuels, (Russie – Ukraine&nbsp;; Iran – alliance Etats-Unis Israël). Les Rafales utilisés pour intercepter les drones kamikazes ont un coût unitaire compris entre 68M€ et 78M€ selon le modèle. Les missiles d’interception, tel que le MICA (missile air-air d’interception, de combat et d’autodéfense) s’élèvent à 600 000€.&nbsp; Le Shahed-136, drone utilisé en Iran coûterait entre 4000 et 7000 dollars selon la revue géopolitique Le Grand Continent.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La promesse d’une guerre plus précise</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’utilisation massive des drones apporte des changements considérables au sein des forces. Moins de pertes humaines sont recensées parmi les troupes car les hommes ne sont plus autant exposés. Les opérateurs peuvent se trouver à de très grandes distances du front, augmentant la portée entre le siège et la cible, ce qui diminue leur vulnérabilité. &nbsp;Les drones sont équipés de capteurs de précision hors du commun.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’histoire militaire regorge d’exemples où les limites technologiques ont conduit à des tragédies humaines. Lors de l’Opération Carthage, menée par la Royal Air Force à Copenhague en mars 1945, des bombardiers alliés chargés de détruire le quartier général de la Gestapo frappèrent par erreur une école catholique tenue par des religieuses après une confusion liée aux conditions de l’attaque. Des dizaines d’enfants et de membres du personnel y perdirent la vie. Cet épisode illustre les risques inhérents aux bombardements conventionnels de grande ampleur, où la précision restait limitée. À l’inverse, les drones modernes permettent aujourd’hui d’identifier et de suivre une cible avec une précision inédite, réduisant théoriquement le risque d’erreurs de ciblage et l’ampleur des dégâts collatéraux, même si aucune technologie ne peut garantir un risque zéro.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les blessures invisibles de la guerre à distance</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Si le drone apparaît comme une bénédiction stratégique pour les états-majors, sa prolifération soulève des enjeux critiques, tant éthiques que psychologiques.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Derrière les écrans, une nouvelle catégorie de blessés de guerre apparaît. Les syndromes de stress post-traumatique (PTSD) se multiplient chez ces soldats d’un nouveau genre, rappelant que l’horreur des conflits ne se mesure pas qu’aux plaies visibles. Dès 1999, le psychiatre des armées Louis Crocq définissait la névrose traumatique comme une réaction immédiate d’alarme et de défense face à une agression. Vingt-cinq ans plus tard, l’évolution technologique engendre des traumatismes inédits, intimement liés à une charge psychologique paradoxale.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Avec l’évolution des drones apparaît également une nouvelle forme de traumatisme psychologique. Sur les fronts ukrainien et russe, de nombreux combattants décrivent le bourdonnement permanent des drones comme l’une des expériences les plus éprouvantes de la guerre moderne. Contrairement à l’artillerie, dont les tirs sont ponctuels, le drone peut demeurer pendant des heures au-dessus d’une position, invisible mais omniprésent. Les soldats vivent alors dans l’incertitude permanente d’être observés, repérés ou ciblés à tout instant.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Cette menace constante génère un état d’hyper vigilance chronique. Certains combattants rapportent des troubles du sommeil, des difficultés de concentration, une irritabilité accrue, des réactions de sursaut exagérées au moindre bruit mécanique ainsi qu’une anxiété persistante. Plusieurs témoignages évoquent également des phénomènes d’anticipation anxieuse : même en l’absence de drone, le simple souvenir de son bourdonnement suffit parfois à provoquer une réaction de stress intense. Dans certains cas, ces symptômes peuvent s’inscrire dans un syndrome de stress post-traumatique caractérisé par des cauchemars récurrents, des reviviscences, des comportements d’évitement et un sentiment permanent d’insécurité.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les opérateurs de drones ne sont pas épargnés par ces blessures invisibles. Bien qu’éloignés physiquement du champ de bataille, ils observent parfois leurs cibles durant plusieurs heures, voire plusieurs jours, avant d’engager une frappe. Cette proximité visuelle prolongée avec les personnes surveillées crée une forme d’attachement psychologique paradoxal. Certains opérateurs décrivent le poids émotionnel lié à l’observation directe des conséquences de leurs actions, parfois en très haute définition et sous plusieurs angles. Contrairement aux pilotes de chasse traditionnels, qui quittent rapidement la zone après une frappe, les équipages de drones demeurent souvent témoins des effets immédiats de l’engagement.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Cette situation favorise l’apparition de fatigue émotionnelle, de culpabilité, d’anxiété et parfois de symptômes assimilables à ceux observés chez les combattants déployés sur le terrain. La guerre à distance ne supprime donc pas nécessairement la souffrance psychologique ; elle la transforme. Derrière l’écran de contrôle, comme sous le ciel traversé par le bourdonnement incessant des drones, émergent de nouvelles formes de blessures psychiques qui constituent l’un des défis humains majeurs de la guerre du XXIe siècle.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Si nos ancêtres ôtaient la vie en regardant leur adversaire dans les yeux, tuer à distance est devenu une action fluide, presque désincarnée. Cette tendance s’accentue avec l’intégration croissante d’algorithmes et de fonctions autonomes, qui rapprochent chaque jour un peu plus les armées du concept contesté de Systèmes d’Armes Létaux Autonomes (SALA).</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Dès lors, plusieurs questions s’imposent : a-t-on réellement conscience de donner la mort lorsque l’acte est commandité par un écran ? L’absence de contact physique avec le terrain rend-elle insensible, ou le fait de ne pas voir la réalité de ses propres mains suffit-il à effacer la portée du geste ?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le rapport de l’IRSEM du 30 juin 2010 abordait déjà ces problématiques,&nbsp;«&nbsp;les opérateurs de drones vivent dans deux mondes distincts dont les règles sont très différentes, un monde réel civil, et un monde en guerre dans lequel leur présence est « virtuelle », relayée par la machine. Cette « distanciation » conduit à une dissonance cognitive qui peut être déstabilisante voire traumatisante et conduirait à des PTSD.&nbsp;»&nbsp;</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Certains témoignages recueillis par Peter Singer en 2009 peuvent avancer une piste de réponse à l’une de nos interrogations&nbsp;:&nbsp;«&nbsp; On fait la guerre pendant 12 heures, on tire sur des cibles, on exécute des combattants ennemis, et puis on monte dans sa voiture et on rentre à la maison. Et 20 minutes après, on est assis à la table du dîner et on parle avec nos enfants de leurs devoirs d’école ».&nbsp;A cette époque, on évoquait des sas de décompression pour les opérateurs à la fin de chacune de leurs missions.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Au cœur d’un débat moral</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La revue&nbsp;A Contrario, parue en 2019, expose un article cherchant à déterminer si les troubles psychologiques observés chez les pilotes de drones américains prouvent qu’ils souffrent moralement de leurs actions, ou s’ils résultent principalement d’autres facteurs liés à la nature particulière de leur métier :&nbsp;«&nbsp;Des larmes de crocodile&nbsp;? Culpabilité et stress post-traumatique chez les pilotes de drones armés&nbsp;»&nbsp;par Amélie Ferey.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’autrice expose deux grandes critiques sur les drones. La première est contextuelle. Elle s’intéresse à la légalité des frappes, au droit international, les assassinats ciblés ainsi que les opérations menées hors zones de guerre déclarées ( Pakistan, Yémen, Somalie…). La seconde critique est principielle. Elle considère que le drone est moralement problématique par nature, que tuer à distance transforme la relation à la violence, et que l’un des risques majeurs est de banaliser l’acte de tuer.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Un débat fait surface, démontrant trois positions&nbsp;:</strong></p>

<ol>
	<li style="text-align: justify;"><strong>Le drone est neutre</strong></li>
</ol>

<p style="text-align: justify;"><strong>Défendue par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, le drone ne serait qu’un outil dont seulement l’usage politique pose problème.</strong></p>

<ol start="2">
	<li style="text-align: justify;"><strong>Le drone est moralement supérieur</strong></li>
</ol>

<p style="text-align: justify;"><strong>Défendue par Bradley Strawser, le drone permet une meilleure précision, octroie plus de temps pour vérifier sa cible, et diminue les risques pour les soldats.</strong></p>

<ol start="3">
	<li style="text-align: justify;"><strong>Le drone favorise la violence</strong></li>
</ol>

<p style="text-align: justify;"><strong>Défendue par Michael Walzer et Chaùayou, le drone rendrait la guerre «&nbsp;tentante&nbsp;» car le recours à la force devient plus facile et le coût politique diminue.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Vers la guerre des données et des systèmes autonomes</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Nous assistons peut-être à la fin d’une époque militaire dominée par les chars, les avions de chasse et les grandes manœuvres terrestres telles qu’elles ont façonné les conflits du XXe siècle. Une nouvelle forme de guerre est en train d’émerger, fondée sur l’information, la connectivité et l’automatisation. La supériorité sur le champ de bataille ne repose plus uniquement sur la puissance de feu, mais également sur la capacité à détecter, traiter et exploiter les données plus rapidement que l’adversaire.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Dans cette transformation, les drones occupent une place centrale. Capables d’observer, de suivre, de désigner et parfois de frapper une cible avec une précision croissante, ils modifient profondément les cycles de décision et les modes d’engagement. Leur emploi se combine désormais à la guerre électronique, aux systèmes de brouillage, aux capteurs connectés et à l’intelligence artificielle, créant un environnement opérationnel où chaque mouvement peut être détecté, analysé et exploité en temps réel.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Parallèlement, les moyens de lutte anti-drones connaissent un développement rapide. Lasers, brouilleurs électromagnétiques, systèmes autonomes d’interception et solutions fondées sur l’intelligence artificielle témoignent d’une nouvelle course technologique où chaque innovation entraîne l’apparition d’une contre-mesure. Comme le char d’assaut avait révolutionné le combat terrestre avant de voir apparaître les armes antichars, le drone transforme aujourd’hui le champ de bataille tout en donnant naissance à de nouvelles formes de défense.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La guerre du XXIe siècle semble ainsi entrer dans une nouvelle ère, où la maîtrise de l’information, des réseaux et des systèmes autonomes devient aussi stratégique que la puissance des blindés l’était au siècle précédent.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>&nbsp;Margaux Mathé, journaliste, et Michel Taube</strong></p>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.centrerecherche.com/Du-char-au-drone-la-nouvelle-revolution-militaire_a2043.html</link>
  </item>

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