Sous la loupe

Accusations de corruption au sommet de l'État tchadien : le signal désastreux envoyé au Forum économique de Paris

Jeudi 27 Aout 2026

Le refus catégorique du chef de la junte le maréchal Mahamat Idriss Deby d'ouvrir une enquête judiciaire face aux accusations de l’AILC envoie un message clair et inquiétant aux marchés mondiaux : au Tchad, l'impunité reste la règle.


Le Tchad joue sa crédibilité internationale à Paris le 25 septembre 2026. Alors que le gouvernement s’apprête à courtiser les patrons français du MEDEF International, l’ombre de la corruption menace de saboter cette grande messe économique. Le refus catégorique du chef de la junte le maréchal Mahamat Idriss Deby d'ouvrir une enquête judiciaire face aux accusations de l’AILC envoie un message clair et inquiétant aux marchés mondiaux : au Tchad, l'impunité reste la règle. Cela pourrait marquer un rendez-vous manqué avec la transparence car l'économie moderne ne tolère plus l'opacité.
Bien sûr, les investisseurs étrangers ne cherchent pas seulement des ressources ou des infrastructures ; ils cherchent de la prévisibilité juridique et de la stabilité institutionnelle. En balayant d'un revers de main les réclamations de la société civile et les doutes exprimés jusqu'au sein de l'armée, le chef de la junte commet une erreur stratégique majeure. Comment convaincre des entreprises de placer des capitaux dans le plan « Tchad Connexion 2030 » quand les mécanismes de contrôle internes sont publiquement désavoués ? Dr. Ahmat Yacoub Dabio, Expert en gestion de Conflits, Président du CEDPE. 
Le risque de ce pays est déjà perçu comme élevé. Ce nouvel épisode de crise institutionnelle ne fera qu'augmenter les primes de risque et refroidir les plus audacieux. La France et le MEDEF offrent une vitrine d'or, mais les hommes d'affaires ne sont pas des philanthropes.
Si le sommet de l'État refuse de rendre des comptes à ses propres citoyens, quelle garantie offre-t-il aux partenaires financiers ?  MS. Abdelsalam, analyste, chercheur associé au CEDPE.
 Le silence judiciaire actuel est un aveu de faiblesse qui risque de transformer le forum de Paris en un dialogue de sourds, où les promesses de partenariats cèderont la place à la prudence et à l'attentisme.

Sous la direction de
Mme Agnès Jean
Représentante et coordinatrice adjoint
Sahel7 www.centrerecherche.com


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