Peu importe, au fond, qui a “gagné”. L’essentiel est ailleurs : l’arrêt des hostilités accepté par les deux parties offre un véritable soulagement à une économie mondiale au bord de la rupture.
Dès l’annonce du cessez-le-feu, le cours du pétrole a chuté, repassant sous la barre symbolique des 100 dollars, un signe immédiat que les marchés redoutaient une escalade durable autour du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial.
Côté Iran, l’acceptation de maintenir ouvert le détroit marque un recul stratégique, mais aussi un choix rationnel visant à éviter l’asphyxie économique globale et une confrontation incontrôlable. Ce geste envoie un signal d’apaisement, sans pour autant clore les tensions de fond.
Mais ne nous trompons pas, un cessez-le-feu n’est pas une paix. Il suspend la guerre, sans en régler les causes. Le véritable enjeu désormais est clair, il s’agit de transformer cette trêve fragile en accord politique durable. Sans cela, la région restera prisonnière d’un cycle d’escalade permanent, avec en toile de fond la menace d’un choc énergétique mondial.
L’espoir existe, celui de voir le Moyen-Orient sortir de la logique de confrontation pour entrer enfin dans celle de la reconstruction. Mais cet espoir dépendra de la capacité des acteurs à dépasser la victoire narrative pour construire une paix réelle.
Enfin, la communauté internationale doit rendre hommage à la diplomatie pakistanaise, égyptienne, turque, qatarie, saoudienne et chinoise, qui a réussi à éviter le pire au monde. Il ne faut pas perdre de vue la position courageuse des dirigeants du monde occidental qui ont refusé la théorie extrémiste de la guerre.
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
yacoubahmat0@gmail.com
Dès l’annonce du cessez-le-feu, le cours du pétrole a chuté, repassant sous la barre symbolique des 100 dollars, un signe immédiat que les marchés redoutaient une escalade durable autour du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial.
Côté Iran, l’acceptation de maintenir ouvert le détroit marque un recul stratégique, mais aussi un choix rationnel visant à éviter l’asphyxie économique globale et une confrontation incontrôlable. Ce geste envoie un signal d’apaisement, sans pour autant clore les tensions de fond.
Mais ne nous trompons pas, un cessez-le-feu n’est pas une paix. Il suspend la guerre, sans en régler les causes. Le véritable enjeu désormais est clair, il s’agit de transformer cette trêve fragile en accord politique durable. Sans cela, la région restera prisonnière d’un cycle d’escalade permanent, avec en toile de fond la menace d’un choc énergétique mondial.
L’espoir existe, celui de voir le Moyen-Orient sortir de la logique de confrontation pour entrer enfin dans celle de la reconstruction. Mais cet espoir dépendra de la capacité des acteurs à dépasser la victoire narrative pour construire une paix réelle.
Enfin, la communauté internationale doit rendre hommage à la diplomatie pakistanaise, égyptienne, turque, qatarie, saoudienne et chinoise, qui a réussi à éviter le pire au monde. Il ne faut pas perdre de vue la position courageuse des dirigeants du monde occidental qui ont refusé la théorie extrémiste de la guerre.
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
yacoubahmat0@gmail.com


