La situation au Tibesti est de nouveau tendue, mais il faut distinguer plusieurs phénomènes qui se superposent. Les informations disponibles au 7 octobre 2026 ne permettent pas de parler, à ce stade, d’une nouvelle insurrection généralisée dans toute la province.
Le principal foyer de tension semble se situer autour de Miski et des zones d’orpaillage du département d’Emi-Koussi. Une délégation gouvernementale conduite par le vice-Premier ministre Limane Mahamat s’est rendue à Miski le 3 octobre pour assurer le suivi de l’accord de paix conclu avec le Comité d’autodéfense de Miski en avril 2025. Tchadinfos
Cet accord prévoyait notamment :
l'arrêt des violences ;
l'amnistie pour les acteurs des affrontements de 2019-2020 ;
l'intégration de membres du Comité d'autodéfense dans les forces de défense et de sécurité après formation ;
la suspension des activités minières à Miski et dans ses environs, dans l'attente d'études ;
la reprise des services administratifs, sanitaires et éducatifs ;
un mécanisme de suivi placé sous l'autorité du Médiateur de la République. Tchadinfos
Or, les tensions autour de l'orpaillage n'ont pas disparu. Une information publiée le 4 octobre fait état de tensions sur certains sites miniers, précisément dans le contexte de la mise en œuvre de l'accord de paix. La nature exacte des incidents récents et leur ampleur restent cependant insuffisamment documentées. Lesahel TV
Dans un communiqué, le Comité de Défense de Tibesti a réaffirmé son opposition à toute activité susceptible de porter atteinte à l’environnement ou aux ressources naturelles du Tibesti. Il demande que l’exploitation des ressources de la région soit conduite dans un cadre légal, transparent et respectueux des populations locales et de l’environnement.
Il existe aussi un problème avec les orpailleurs étrangers
Le Tibesti connaît depuis plusieurs années une forte présence d'orpailleurs venant notamment de Libye, du Niger et du Soudan. La situation a déjà dégénéré en juin et juillet 2026.
En juin, des affrontements à Aouzou entre des habitants et des orpailleurs libyens armés avaient fait, selon l'armée tchadienne citée par EFE, 17 morts. ABC
En juillet, deux épisodes de violence à Wour puis Aouzou avaient fait respectivement 24 puis 19 morts selon les bilans communiqués par des sources militaires tchadiennes à EFE. Ces chiffres sont donc des bilans rapportés par les autorités militaires et ne constituent pas nécessairement un bilan indépendant. Swissinfo
MS. Abdelsalam, chercheur,
analyste associé au CEDPE
Sahel7, www.centrerecherche.com
Le principal foyer de tension semble se situer autour de Miski et des zones d’orpaillage du département d’Emi-Koussi. Une délégation gouvernementale conduite par le vice-Premier ministre Limane Mahamat s’est rendue à Miski le 3 octobre pour assurer le suivi de l’accord de paix conclu avec le Comité d’autodéfense de Miski en avril 2025. Tchadinfos
Cet accord prévoyait notamment :
l'arrêt des violences ;
l'amnistie pour les acteurs des affrontements de 2019-2020 ;
l'intégration de membres du Comité d'autodéfense dans les forces de défense et de sécurité après formation ;
la suspension des activités minières à Miski et dans ses environs, dans l'attente d'études ;
la reprise des services administratifs, sanitaires et éducatifs ;
un mécanisme de suivi placé sous l'autorité du Médiateur de la République. Tchadinfos
Or, les tensions autour de l'orpaillage n'ont pas disparu. Une information publiée le 4 octobre fait état de tensions sur certains sites miniers, précisément dans le contexte de la mise en œuvre de l'accord de paix. La nature exacte des incidents récents et leur ampleur restent cependant insuffisamment documentées. Lesahel TV
Dans un communiqué, le Comité de Défense de Tibesti a réaffirmé son opposition à toute activité susceptible de porter atteinte à l’environnement ou aux ressources naturelles du Tibesti. Il demande que l’exploitation des ressources de la région soit conduite dans un cadre légal, transparent et respectueux des populations locales et de l’environnement.
Il existe aussi un problème avec les orpailleurs étrangers
Le Tibesti connaît depuis plusieurs années une forte présence d'orpailleurs venant notamment de Libye, du Niger et du Soudan. La situation a déjà dégénéré en juin et juillet 2026.
En juin, des affrontements à Aouzou entre des habitants et des orpailleurs libyens armés avaient fait, selon l'armée tchadienne citée par EFE, 17 morts. ABC
En juillet, deux épisodes de violence à Wour puis Aouzou avaient fait respectivement 24 puis 19 morts selon les bilans communiqués par des sources militaires tchadiennes à EFE. Ces chiffres sont donc des bilans rapportés par les autorités militaires et ne constituent pas nécessairement un bilan indépendant. Swissinfo
MS. Abdelsalam, chercheur,
analyste associé au CEDPE
Sahel7, www.centrerecherche.com

