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Libye : la « Chambre de libération du Sud » revendique le contrôle des frontières

Mercredi 4 Mars 2026

Une annonce qui confirme le retrait des forces de Haftar


Urgent – Mohamed Wardaqo, commandant de la salle d’opérations pour la libération du Sud, a confirmé à Siyasa bil-Libi que les informations publiées il y a deux jours concernant le retrait des milices de Khalifa Haftar du Sud, notamment la brigade 604, sont exactes. « Nous sommes ceux qui contrôlons le désert et les frontières entre la Libye et le Niger, ainsi qu’entre la Libye et le Tchad », a-t-il déclaré.

Les affrontements se poursuivent entre les forces du maréchal Khalifa Haftar et les rebelles de la « Chambre de libération du Sud » près de la frontière nigérienne. Selon l’expert militaire Adel Abdelkafi, cette formation n’est pas une armée régulière mais une coalition tribale regroupant notamment des Toubous et d’autres composantes locales. La force de cette rébellion réside dans :

  • sa composition tribale et ses alliances locales,

  • sa connaissance des couloirs désertiques,

  • sa maîtrise des faiblesses des forces de Haftar, notamment leurs lignes de ravitaillement et zones de déploiement.

Une stratégie fondée sur la mobilité

La « Chambre » bénéficie d’un autofinancement et d’une connaissance du terrain qui lui permettent de pratiquer des retraits rapides, des redéploiements agiles et des opérations ciblées contre les forces dites « AlRajma ». Parmi les vulnérabilités des forces de Haftar figure la longueur de leurs lignes de ravitaillement reliant l’Est au Sud, ce qui facilite les attaques et perturbe leurs calculs stratégiques.

Vers une intensification des opérations

Les opérations de la « Chambre » ont débuté dans le triangle frontalier dit « Salvador », à la jonction de la Libye, du Niger et de l’Algérie. Depuis, elle continue de recruter de nombreux combattants issus des communautés du Sud. Son objectif affiché est de redessiner la carte des zones d’influence et de prendre le contrôle total du Sud libyen. Les experts anticipent une intensification des opérations dans les prochains mois.

Une issue incertaine

Face à cette dynamique, rien ne garantit que Khalifa Haftar parviendra à mettre fin à la rébellion. Les observateurs estiment qu’il serait préférable d’ouvrir des négociations afin de résoudre les différends entre les deux parties. Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, la situation au Sud libyen pourrait avoir des répercussions sur la sécurité des frontières avec le Niger, le Tchad et l’Algérie.