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Azerbaïdjan contre les Outre-mer français : assez d’ingérences ! La France doit cesser de subir.

Mardi 21 Juillet 2026

Il est temps que la France retrouve le réflexe des grandes nations : défendre sans complexe sa souveraineté, protéger son unité et faire comprendre à ceux qui veulent la démembrer qu’ils trouveront face à eux un État déterminé.



Il fut un temps où les ingérences étrangères visaient à influencer une élection ou à voler des secrets industriels. Désormais, certains États vont beaucoup plus loin : ils contestent ouvertement l’intégrité territoriale de la France. Comme le rapporte Le Figaro, les déclarations du président azerbaïdjanais Ilham Aliev lors du « IVe Forum mondial des médias de Choucha » dans le Haut-Karabagh, territoire arraché à l’Arménie en 2022, appelant à « l’indépendance » de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de la Martinique ou encore de Saint-Martin, constituent une provocation inacceptable.

Ce n’est pas une opinion. C’est une remise en cause assumée de la souveraineté française.

Le plus inquiétant est que cette offensive ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, Bakou multiplie les initiatives, les réseaux d’influence et les opérations de communication pour alimenter les tensions dans les territoires ultramarins.

Souvent dans le cadre du mouvement des non-alignés, ce nouveau Sud global, et derrière le discours sur le « colonialisme » se cache une stratégie géopolitique parfaitement assumée : affaiblir la France sur la scène internationale en s’attaquant à ses points de fragilité. Pendant que l’Azerbaïdjan refuse toute leçon sur ses méthodes dans le Haut-Karabakh, il se permet de donner des leçons à Paris et d’encourager les revendications séparatistes françaises.

Pire, l’Azerbaïdjan compte des alliés parmi des députés français des Outre-mer qui, comme Marcellin Nadeau en Martinique, se déplacent régulièrement à Bakou. Petite ou haute trahison pour intelligence avec une puissance déstabilisatrice ou défense d’un indépendantisme de rupture ?

Face à Bakou, la France ne peut plus répondre par quelques communiqués diplomatiques. Face à un État qui mène une politique hostile, il faut une réponse à la hauteur. Convocation de l’ambassadeur, sanctions ciblées contre les relais de cette propagande, vigilance renforcée contre les opérations d’influence, mobilisation de nos partenaires européens : Paris doit montrer que toute tentative de déstabilisation aura un coût. Une puissance qui ne défend pas son intégrité territoriale envoie un signal de faiblesse à tous ceux qui rêvent de la remettre en cause.

Soyons cohérents. Si la France reconnaît les frontières des autres États, elle est en droit d’exiger le même respect pour les siennes. On ne peut accepter qu’un chef d’État étranger appelle publiquement au démembrement de notre pays tout en prétendant qu’il ne s’agit pas d’une ingérence. Les mots ont un sens, et ceux d’Ilham Aliev franchissent une ligne rouge.

La République est une et indivisible. De Nouméa à Fort-de-France, de Papeete à Saint-Martin, les collectivités françaises appartiennent à la Nation.

Il est temps que la France retrouve le réflexe des grandes nations : défendre sans complexe sa souveraineté, protéger son unité et faire comprendre à ceux qui veulent la démembrer qu’ils trouveront face à eux un État déterminé. La fermeté n’est pas une escalade ; c’est la condition du respect.

Par 
Michel Taube
Azerbaïdjan et Outre-mer français : la France doit réagir - Opinion Internationale