Les Houthis ont pris Mokha (Al-Mukha) le 10 septembre, après le retrait des forces pro-gouvernementales et la reddition d’environ 60 000. Les Houthis ont ensuite progressé vers Dhubab, à l'entrée du détroit de Bab el-Mandeb. Des forces gouvernementales se sont soit rendues, soit retirées de Mayyun/Perim, l'île qui commande le passage maritime, permettant aux Houthis d'y prendre pied.
Le porte-parole militaire houthi affirme que sept brigades ont été frappées et que des centaines de combattants ont été tués, capturés ou blessés.
Reuters rapporte que les forces gouvernementales avaient demandé davantage de soutien aérien saoudien, tandis que Riyad aurait limité son engagement, notamment par crainte d'une escalade des attaques houthis contre l'Arabie saoudite.
Selon plusieurs sources diplomatiques, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé Trump à deux reprises pour lui réclamer des frappes militaires urgentes face à la progression fulgurante des Houthis sur la côte de la mer Rouge. Trump a décliné la demande. Washington préfère concentrer ses ressources militaires directement face à l'Iran et sur le détroit d'Hormuz. L’existence de ce contact direct reste impossible à confirmer de manière indépendante. Les responsables houthis n'ont émis aucune confirmation publique de cet échange. Pour l'instant, il semble que l'administration américaine se limite à fournir du renseignement tactique à l'Arabie saoudite sans s'engager dans une nouvelle confrontation directe au Yémen.
Pour justifier son refus d’intervenir, Donald Trump a déclaré que les Houthis l'avaient contacté pour lui demander de ne pas intervenir au Yémen. Lors d’un déplacement à Dublin le 12 septembre 2026, il a affirmé devant les journalistes : « Les Houthis nous ont appelés, ils ne veulent pas se battre contre nous ».
Les Houthis sont désormais en position d’influencer directement Bab el-Mandeb, l’un des principaux passages maritimes reliant l’océan Indien, la mer Rouge et le canal de Suez. L’Arabie saoudite, après des années d’intervention militaire au Yémen, pourrait être en passe de perdre le corridor stratégique qu’elle cherchait à sécuriser. Mais les Houthis auraient tout intérêt à ne pas franchir la ligne rouge et à éviter de se mettre à dos la communauté internationale musulmane s’ils venaient à menacer les lieux saints.
MS. Abdelsalam, analyste,
chercheur associé au CEDPE
Sahel7, www.centrerecherche.com
Le porte-parole militaire houthi affirme que sept brigades ont été frappées et que des centaines de combattants ont été tués, capturés ou blessés.
Reuters rapporte que les forces gouvernementales avaient demandé davantage de soutien aérien saoudien, tandis que Riyad aurait limité son engagement, notamment par crainte d'une escalade des attaques houthis contre l'Arabie saoudite.
Selon plusieurs sources diplomatiques, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé Trump à deux reprises pour lui réclamer des frappes militaires urgentes face à la progression fulgurante des Houthis sur la côte de la mer Rouge. Trump a décliné la demande. Washington préfère concentrer ses ressources militaires directement face à l'Iran et sur le détroit d'Hormuz. L’existence de ce contact direct reste impossible à confirmer de manière indépendante. Les responsables houthis n'ont émis aucune confirmation publique de cet échange. Pour l'instant, il semble que l'administration américaine se limite à fournir du renseignement tactique à l'Arabie saoudite sans s'engager dans une nouvelle confrontation directe au Yémen.
Pour justifier son refus d’intervenir, Donald Trump a déclaré que les Houthis l'avaient contacté pour lui demander de ne pas intervenir au Yémen. Lors d’un déplacement à Dublin le 12 septembre 2026, il a affirmé devant les journalistes : « Les Houthis nous ont appelés, ils ne veulent pas se battre contre nous ».
Les Houthis sont désormais en position d’influencer directement Bab el-Mandeb, l’un des principaux passages maritimes reliant l’océan Indien, la mer Rouge et le canal de Suez. L’Arabie saoudite, après des années d’intervention militaire au Yémen, pourrait être en passe de perdre le corridor stratégique qu’elle cherchait à sécuriser. Mais les Houthis auraient tout intérêt à ne pas franchir la ligne rouge et à éviter de se mettre à dos la communauté internationale musulmane s’ils venaient à menacer les lieux saints.
MS. Abdelsalam, analyste,
chercheur associé au CEDPE
Sahel7, www.centrerecherche.com


