Une réunion CEDPE–Consortium s’est tenue ce vendredi 30 janvier 2026, marquant le 8ᵉ anniversaire du Centre d’Études pour le Développement et la Prévention de l’Extrémisme (CEDPE). Cette rencontre a été l’occasion de dresser le bilan des activités du centre, de réaffirmer ses principes fondamentaux et d’échanger sur les défis sécuritaires régionaux, notamment le conflit soudanais. Prenant la parole, le président du CEDPE, Dr Ahmat Yacoub Dabio, a rappelé que le centre travaille en collaboration avec plusieurs structures nationales et internationales engagées dans la recherche, la prévention de l’extrémisme violent et la promotion de la paix.
À ce jour, le CEDPE a publié 42 ouvrages, tous disponibles, témoignant de son important apport intellectuel et scientifique. Il a également indiqué qu’en 2023, un lot de 32 publications du CEDPE avait été remis au Président de la République. En 2024, une autre série d’ouvrages a été officiellement remise au Premier ministre de l’époque, Saleh Kebzabo, lors d’une audience accordée à l’équipe du centre. « Il avait été agréablement surpris par l’ampleur du travail accompli et s’était engagé à collaborer avec le CEDPE », a-t-il précisé, regrettant toutefois que ce processus n’ait pu se poursuivre en raison du changement à la tête du gouvernement. Dr Ahmat Yacoub Dabio a tenu à réaffirmer le caractère apolitique du CEDPE. « Nous ne soutenons ni parti politique, ni opposition politico-militaire. Notre mission est de produire des analyses indépendantes, de dénoncer les violations des droits de l’homme et la corruption, sans prendre parti », a-t-il déclaré. Malgré certaines incompréhensions, le CEDPE entend poursuivre son travail de plaidoyer et de veille citoyenne, dans l’espoir d’un rapprochement futur avec les autorités et la société civile.
Abordant la situation au Soudan, le président du CEDPE est revenu sur les alertes lancées dès le début du conflit. Il a rappelé que le centre avait plaidé pour la mise en place d’une force d’interposition à El Geneina, afin d’éviter les massacres et l’afflux massif de réfugiés vers le Tchad. « Nous n’avons pas été compris à l’époque, et nous avons même été critiqués. Malheureusement, les massacres ont eu lieu, provoquant une crise humanitaire majeure », a-t-il déploré. Selon lui, le gouvernement tchadien, qui entretenait initialement de bonnes relations avec les deux parties au conflit, aurait pu jouer un rôle de médiation plus précoce pour limiter l’escalade.
Il a également dressé un état des lieux militaire : alors que les Forces de soutien rapide (FSR) contrôlaient près de 80 % du territoire soudanais au début du conflit, elles n’en contrôleraient aujourd’hui plus que 45 %, contre 55 % pour l’armée soudanaise. S’agissant des perspectives de cessez-le-feu, Dr Ahmat Yacoub Dabio s’est montré prudent. « Un cessez-le-feu reste difficile à obtenir, car l’armée soudanaise exige le retrait total des FSR des villes, le dépôt des armes et le cantonnement de leurs combattants », a-t-il expliqué.
À l’occasion de son 8e anniversaire, le CEDPE a publié une revue scientifique axée sur trois sujets. Le CEDPE a décidé d’évaluer le partenariat stratégique sino-tchadien, ce qui pourrait influencer les orientations futures du pays en matière de coopération et de développement. Une autre étude porte sur le nexus Climat-Sécurité-Environnement, avec un focus sur la Centrafrique, le Tchad et le Cameroun. Elle se réfère à un large éventail de mesures destinées à réduire la vulnérabilité aux effets du changement climatique. Ces mesures peuvent aller de la plantation de variétés culturales plus résistantes à la sécheresse. La troisième étude évoque la rivalité au Yémen entre l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis et ses conséquences au Soudan. À travers cette rencontre marquant son 8ᵉ anniversaire, le CEDPE a réaffirmé sa volonté de rester un acteur indépendant, engagé dans la réflexion stratégique, la prévention des conflits et la promotion d’une paix durable, tant au Tchad que dans la sous-région.
Source : Alwihda
À ce jour, le CEDPE a publié 42 ouvrages, tous disponibles, témoignant de son important apport intellectuel et scientifique. Il a également indiqué qu’en 2023, un lot de 32 publications du CEDPE avait été remis au Président de la République. En 2024, une autre série d’ouvrages a été officiellement remise au Premier ministre de l’époque, Saleh Kebzabo, lors d’une audience accordée à l’équipe du centre. « Il avait été agréablement surpris par l’ampleur du travail accompli et s’était engagé à collaborer avec le CEDPE », a-t-il précisé, regrettant toutefois que ce processus n’ait pu se poursuivre en raison du changement à la tête du gouvernement. Dr Ahmat Yacoub Dabio a tenu à réaffirmer le caractère apolitique du CEDPE. « Nous ne soutenons ni parti politique, ni opposition politico-militaire. Notre mission est de produire des analyses indépendantes, de dénoncer les violations des droits de l’homme et la corruption, sans prendre parti », a-t-il déclaré. Malgré certaines incompréhensions, le CEDPE entend poursuivre son travail de plaidoyer et de veille citoyenne, dans l’espoir d’un rapprochement futur avec les autorités et la société civile.
Abordant la situation au Soudan, le président du CEDPE est revenu sur les alertes lancées dès le début du conflit. Il a rappelé que le centre avait plaidé pour la mise en place d’une force d’interposition à El Geneina, afin d’éviter les massacres et l’afflux massif de réfugiés vers le Tchad. « Nous n’avons pas été compris à l’époque, et nous avons même été critiqués. Malheureusement, les massacres ont eu lieu, provoquant une crise humanitaire majeure », a-t-il déploré. Selon lui, le gouvernement tchadien, qui entretenait initialement de bonnes relations avec les deux parties au conflit, aurait pu jouer un rôle de médiation plus précoce pour limiter l’escalade.
Il a également dressé un état des lieux militaire : alors que les Forces de soutien rapide (FSR) contrôlaient près de 80 % du territoire soudanais au début du conflit, elles n’en contrôleraient aujourd’hui plus que 45 %, contre 55 % pour l’armée soudanaise. S’agissant des perspectives de cessez-le-feu, Dr Ahmat Yacoub Dabio s’est montré prudent. « Un cessez-le-feu reste difficile à obtenir, car l’armée soudanaise exige le retrait total des FSR des villes, le dépôt des armes et le cantonnement de leurs combattants », a-t-il expliqué.
À l’occasion de son 8e anniversaire, le CEDPE a publié une revue scientifique axée sur trois sujets. Le CEDPE a décidé d’évaluer le partenariat stratégique sino-tchadien, ce qui pourrait influencer les orientations futures du pays en matière de coopération et de développement. Une autre étude porte sur le nexus Climat-Sécurité-Environnement, avec un focus sur la Centrafrique, le Tchad et le Cameroun. Elle se réfère à un large éventail de mesures destinées à réduire la vulnérabilité aux effets du changement climatique. Ces mesures peuvent aller de la plantation de variétés culturales plus résistantes à la sécheresse. La troisième étude évoque la rivalité au Yémen entre l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis et ses conséquences au Soudan. À travers cette rencontre marquant son 8ᵉ anniversaire, le CEDPE a réaffirmé sa volonté de rester un acteur indépendant, engagé dans la réflexion stratégique, la prévention des conflits et la promotion d’une paix durable, tant au Tchad que dans la sous-région.
Source : Alwihda


