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Ensemble contre les conflits et pour la paix

Dans la guerre d'Iran, il y a des silences qui protègent et ceux qui condamnent.

Mardi 24 Mars 2026

Aujourd’hui, face à l’escalade régionale et aux accusations d’agression, le monde arabe et islamique offre un spectacle inquiétant, celui d’un corps sans voix, d’un système sans volonté, d’une solidarité devenue slogan creux.
Quand Anwar Gargash pose la question – « où sont les institutions arabes et islamiques ? » il ne fait pas qu’interpeller. Il expose une réalité brutale : Ligue arabe et Organisation de la coopération islamique ne sont plus que des structures symboliques, incapables d’agir lorsque leurs membres sont directement concernés.
Ce silence n’est pas neutre. Il est politique. Il est stratégique. Il est lourd de conséquences.
Car dans ce vide, d’autres s’imposent. Quand les acteurs régionaux disparaissent, les puissances extérieures avancent. Et ceux-là mêmes qui dénoncent l’influence occidentale devront, demain, expliquer pourquoi ils ont laissé le terrain libre.
La vérité est simple : on ne peut pas réclamer un leadership arabe et islamique tout en refusant d’en assumer les responsabilités. On ne peut pas invoquer l’unité dans les discours et pratiquer l’abandon dans les faits.
Les pays du Golfe, souvent critiqués, rappellent aujourd’hui une réalité dérangeante : ils ont été présents pour beaucoup, mais se retrouvent seuls lorsque la crise frappe.
Ce moment marque peut-être un tournant. Celui où les alliances ne seront plus dictées par l’histoire ou l’idéologie, mais par la présence réelle dans les moments décisifs.
Le silence d’aujourd’hui pourrait bien être le point de rupture de demain.

Alexy Salem