La position américaine sur la guerre au Soudan ne peut plus être lue comme un simple effort humanitaire pour arrêter les combats ou une initiative diplomatique visant à injecter du sang.
La déclaration publiée par le Département d’État américain le 22 septembre 2026, intitulée « Efforts pour parvenir à la paix au Soudan », comporte un changement important dans la manière dont Washington définit ce qu’est la guerre contre le Soudan, le concept de légitimité et la forme d’autorité qui devrait gouverner le Soudan après la guerre.
D’une part, la déclaration appelle à une trêve humanitaire et à un dialogue politique inclusif menant à une transition civile, des objectifs qui peuvent être discutés.
Mais le danger commence lorsque Washington passe de l’appel à la cessation de la guerre à la redéfinition de qui a le droit de représenter l’État soudanais.
L’affirmation la plus évidente et dangereuse est que les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide (RSF) ainsi que leurs dirigeants respectifs ne représentent pas la « règle légitime ou constitutionnelle » du Soudan, qu’ils gouvernent uniquement par la force des armes, et que le comportement des dirigeants des deux partis les rend inaptes à gouverner le pays.
Ici, nous devrions nous arrêter longtemps.
La déclaration place non seulement les Forces de Soutien Rapide et les Forces armées des deux côtés du conflit militaire, mais les regroupe également au même niveau en matière de légitimité politique.
C’est une égalité politique que le gouvernement soudanais ne peut pas ignorer.
Les Forces armées soudanaises (SAF) ne sont pas une organisation armée qui est née en dehors de l’État puis a pris les armes contre lui ; elles constituent l’institution militaire officielle de l’État soudanais, et sa mission constitutionnelle principale est de protéger le pays, sa souveraineté et son intégrité territoriale.
Les Forces de Soutien Rapide (RSF) sont un parti armé qui est entré dans une confrontation militaire avec l’État et ses institutions.
Ainsi, l’égalité entre eux dans la description de la légitimité politique signifie nécessairement l’égalité juridique entre eux, et conduit en pratique à une dilution de la distinction entre l’État et la rébellion.
C’est ce nœud auquel Khartoum devrait prêter attention.
Les États-Unis déclarent vouloir « rendre le pouvoir au peuple soudanais » et affirment être prêts à travailler avec « toute partie qui est un partenaire sérieux en matière de paix », et non avec le gouvernement soudanais en tant que représentant de l’État.
Elle milite également pour un dialogue politique inclusif menant à un gouvernement civil.
La question devient légitime : sommes-nous confrontés à une initiative visant à mettre fin à la guerre, ou à une tentative de réinventer le paysage politique soudanais pendant la guerre ?
Le gouvernement soudanais ne rejette pas en principe la paix, le dialogue ou la transition politique, mais il a le droit, et même son devoir, de se demander sur quelle base cette transition est construite, qui détermine ses partis, qui donne la légitimité à qui, et si, à la suite du règlement politique, l’arme qui s’est rebellée contre l’État deviendra, à la suite du règlement politique, un chemin vers le pouvoir qu’il n’a pas pu atteindre par une insurrection militaire soutenue de l’étranger.
La déclaration la plus dangereuse est que cette déclaration s’inscrit dans le contexte d’une escalade claire américaine.
Reuters a rapporté que les États-Unis avaient refusé le visa d’entrée du chef du Conseil de souveraineté, le général Abdel Fattah al-Burhan, pour assister à l’Assemblée générale des Nations Unies, et que des sources soudanaises et occidentales avaient lié l’affaire à une proposition américaine de trêve de 90 jours.
Si ce récit est vrai, l’utilisation de la présence aux Nations Unies comme carte de pression pour forcer la direction du pays à accepter des arrangements politiques ou militaires spécifiques est un développement hautement sensible et dangereux qui nécessite un traitement diplomatique et juridique de haut niveau.
Cela ne peut être dissocié de la tendance américaine à pousser pour l’extension de l’embargo sur les armes sur le Soudan à l’ensemble du pays, à un moment où Washington affirme que son objectif est d’augmenter le coût de la guerre pour toutes les parties et les réseaux qui l’alimentent.
Cependant, la question que le gouvernement soudanais doit clairement se poser est : si la communauté internationale veut mettre fin à la guerre, pourquoi la véritable approche serait-elle de ne pas arrêter le soutien extérieur à la force qui mène la guerre contre l’État ? Pourquoi l’État et ses institutions officielles sont-ils traités comme s’ils étaient simplement un parti égal face à une force rebelle ?
Une paix juste ne commence pas par l’abolition des distinctions entre l’agresseur et le défenseur, ni par la transformation de l’État en une simple « partie belligérante » au sein d’une équation égale entre deux parties.
Certaines approches internationales se sont révélées erronées depuis le début de la guerre, lorsque la crise s’est réduite à la dualité de « l’armée et du soutien rapide », comme si le Soudan menait une guerre civile conventionnelle entre deux puissances égales, tandis que la question est plus claire : il y a un État et ses institutions, il y a une insurrection armée, et il y a aussi des dimensions régionales et internationales ainsi que des flux d’armes, d’argent et de soutien extérieur.
Si Washington veut vraiment aider le Soudan, il devrait élargir sa définition de la crise plutôt que de la réduire à la liste.
Quant au gouvernement soudanais, il dispose désormais d’un ensemble d’étapes nécessaires :
La première est de lancer une action diplomatique urgente et organisée dans la région et dans les capitales influentes du monde pour expliquer la différence entre l’État et la force rebelle, et ne pas laisser le récit soudanais prisonnier des déclarations américaines.
Deuxièmement : préparer un mémorandum juridique et diplomatique intégré clarifiant le statut constitutionnel et juridique des institutions soudanaises, les missions des forces armées, la nature de l’émergence des Forces de Soutien Rapide et le déroulement de leur rébellion, à soumettre aux Nations Unies, à l’Union africaine, à la Ligue arabe et aux pays influents.
La troisième est la demande que toute initiative de paix inclue une clause explicite concernant la cessation du soutien extérieur aux parties armées, avec un mécanisme pour vérifier les sources d’armes, de financement, de recrutement et de mercenaires, au lieu de simplement demander à l’État d’arrêter ses opérations.
Quatrièmement : Rejeter toute voie politique accordant aux armes un droit de négociation dépassant le droit des citoyens et des véritables forces civiles, tout en étant ouverte à un large dialogue civil soudanais qui ne soit pas imposé de l’extérieur et qui ne soit pas conçu pour servir l’agenda d’une partie internationale ou régionale.
Cinquièmement, agir au sein des institutions internationales pour empêcher que l’embargo général sur les armes ne devienne un outil d’affaiblissement de l’État, car en réalité, de manière disproportionnée, les résultats pourraient être radicalement différents si l’insurrection dispose déjà de multiples sources externes d’armes.
Sixièmement : Construire un front diplomatique et médiatique soudanais unique, incluant l’État, les forces politiques, la société civile, les missions diplomatiques et les compétences soudanaises à l’étranger, afin de présenter un discours professionnel documenté qui ne repose pas sur l’émotion ou le déni, mais sur les faits, le droit et les intérêts nationaux.
La septième, et peut-être la plus importante, est que le gouvernement soudanais ne devrait pas engager une confrontation rhétorique avec les États-Unis, mais plutôt un mouvement diplomatique intelligent pour confronter ses positions, ainsi qu’un mouvement populaire et politique interne qui assure au monde le rassemblement populaire autour de son armée et de sa direction légitime.
Le Soudan peut avoir besoin de Washington comme partenaire potentiel pour la paix et la reconstruction, mais il ne peut accepter que ce rôle devienne une tutelle de son avenir politique ou une reformulation de sa légitimité nationale au-delà de ses frontières.
Le Soudan a besoin d’une diplomatie soudanaise plus présente, claire et audacieuse.
La paix est nécessaire, le dialogue est nécessaire, et le gouvernement civil choisi par les Soudanais par une voie démocratique nationale est nécessaire.
Mais la voie n’est pas par un compromis qui met l’État et la rébellion sur un pied d’égalité, ou qui donne au monde extérieur le droit de déterminer qui est légitime ou non, ou qui fait de l’armistice un point d’entrée pour réingénier l’État avant la fin de la guerre et la préservation de sa souveraineté.
Il est temps que Khartoum dise clairement à ses partenaires internationaux : Oui à la paix, oui au dialogue, oui à la transition civile, mais non à redéfinir l’État soudanais comme simple partie à la guerre, ni à transformer l’insurrection en un partenaire égal de l’État dans l’origine de la légitimité.
Le Soudan peut accepter la médiation, accueillir la paix et s’ouvrir au monde, sans renoncer à son droit pour les Soudanais de décider de la forme de leur État et de l’avenir de leur système politique.
Il ne s’agit pas d’un gouvernement, d’une direction ou d’une institution particulière ; c’est avant tout une question d’État, de souveraineté et de l’avenir d’une nation qui a le droit de déterminer son propre destin.
Traduction automatique du texte ci-dessous en arabe
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من أعطي واشنطن حق إعادة تعريف الشرعية في بلادنا !
قراءة في البيان الأمريكي الجديد :
من أعطي واشنطن حق إعادة تعريف الشرعية في بلادنا !
✍️ السفير/ رشاد فراج الطيب
لم يعد من الممكن قراءة الموقف الأمريكي من الحرب في السودان باعتباره مجرد مسعى إنساني لوقف القتال أو مبادرة دبلوماسية لحقن الدماء .
فالبيان الصادر عن وزارة الخارجية الأمريكية في 22 سبتمبر 2026م ، تحت عنوان " الجهود الرامية إلى تحقيق السلام في السودان " ، يحمل في طياته تحولاً مهماً في طريقة واشنطن لتعريف ماهية الحرب علي السودان ، ومفهوم الشرعية ، وشكل السلطة التي ينبغي أن تحكم السودان بعد الحرب .
فالبيان ، من ناحية ، يدعو القوات المسلحة السودانية ومليشيا الدعم السريع إلى هدنة إنسانية وحوار سياسي شامل يقود إلى انتقال مدني ، وهي أهداف يمكن مناقشتها .
لكن الخطورة تبدأ عندما تنتقل واشنطن من الدعوة إلى وقف الحرب إلى إعادة تعريف من يملك الحق في تمثيل الدولة السودانية .
فالعبارة الأكثر وضوحاً وخطورة تقول إن القوات المسلحة السودانية وقوات الدعم السريع ، وقيادتيهما ، لا تمثلان "حكماً شرعياً أو دستورياً" للسودان ، وإنهما تحكمان بقوة السلاح وحدها ، وإن سلوك قائدي "الطرفين" يجعلهما غير مؤهلين لحكم البلاد .
وهنا ينبغي التوقف طويلاً .
فالبيان لا يكتفي بوضع الدعم السريع والقوات المسلحة في خانة طرفي النزاع العسكري ، وإنما يضعهما معاً في مستوى واحد عندما يتعلق الأمر بالشرعية السياسية ،
وهذه مساواة سياسية لا يمكن للحكومة السودانية أن تمر عليها مرور الكرام .
ذلك أن القوات المسلحة السودانية ، ليست تنظيماً مسلحاً نشأ خارج الدولة ثم حمل السلاح ضدها ؛ إنها المؤسسة العسكرية الرسمية للدولة السودانية ، ومهمتها الدستورية الأساسية هي حماية البلاد وسيادتها ووحدة أراضيها .
أما الدعم السريع فهو طرف مسلح دخل في مواجهة عسكرية مع الدولة ومؤسساتها .
ومن ثم فإن المساواة بينهما في توصيف الشرعية السياسية تعني بالضرورة المساواة القانونية بينهما ، وتؤدي عملياً إلى تمييع الفارق بين الدولة والتمرد .
وهذه هي العقدة التي ينبغي أن تنتبه إليها الخرطوم .
فالولايات المتحدة تقول إنها تريد " إعادة السلطة إلى الشعب السوداني " ، وتقول إنها مستعدة للعمل مع " أي طرف يكون شريكاً جاداً في السلام " ، لا مع الحكومة السودانية بوصفها الجهة التي تمثل الدولة !
كما أنها تدفع نحو حوار سياسي شامل يقود إلى حكومة مدنية .
وهنا يصبح السؤال مشروعاً : هل نحن أمام مبادرة لإنهاء الحرب ، أم أمام محاولة لإعادة هندسة المشهد السياسي السوداني في أثناء الحرب ؟
الحكومة السودانية لا ترفض السلام أو الحوار أو الانتقال السياسي من حيث المبدأ ، لكن من حقها ، بل من واجبها ، أن تسأل عن الأساس الذي يُبنى عليه هذا الانتقال ، ومن يحدد أطرافه ، ومن يمنح الشرعية لمن ، وما إذا كان السلاح الذي تمرد على الدولة سيصبح ، نتيجة التسوية السياسية ، طريقاً إلى السلطة التي عجز عن الوصول إليها من خلال التمرد العسكري المدعوم من الخارج .
والأخطر أن هذا البيان يأتي في سياق تصعيد أمريكي واضح .
فقد أفادت رويترز بأن الولايات المتحدة حجبت تأشيرة دخول رئيس مجلس السيادة الفريق أول عبد الفتاح البرهان لحضور الجمعية العامة للأمم المتحدة ، وأن مصادر سودانية وغربية ربطت الأمر بمقترح أمريكي لهدنة مدتها 90 يوماً.
وإذا صحت هذه الرواية ، فإن استخدام الحضور في الأمم المتحدة كورقة ضغط لإجبار قيادة الدولة على قبول ترتيبات سياسية أو عسكرية محددة يمثل تطوراً بالغ الحساسية والخطورة ، ويستدعي معالجة دبلوماسية وقانونية رفيعة المستوى .
ولا يمكن فصل ذلك عن الاتجاه الأمريكي للدفع نحو توسيع حظر السلاح المفروض على السودان ليشمل البلاد كلها ، في الوقت الذي تقول فيه واشنطن إن هدفها رفع كلفة الحرب على جميع الأطراف والشبكات التي تغذيها .
غير أن السؤال الذي يجب أن تطرحه الحكومة السودانية بوضوح هو : إذا كان المجتمع الدولي يريد وقف الحرب ، فلماذا لا يكون المدخل الحقيقي هو وقف الدعم الخارجي عن القوة التي تشن الحرب على الدولة ؟ ولماذا تُعامل الدولة ومؤسساتها الرسمية وكأنها مجرد طرف مساوٍ لقوة متمردة ؟
إن السلام العادل لا يبدأ بإلغاء الفروق بين المعتدي والمدافع ، ولا بتحويل الدولة إلى مجرد "طرف متحارب" داخل معادلة متساوية بين طرفين .
لقد أخطأت بعض المقاربات الدولية منذ بداية الحرب عندما اختزلت الأزمة في ثنائية "الجيش والدعم السريع" ، وكأن السودان يخوض حرباً أهلية تقليدية بين قوتين متكافئتين ، بينما المسألة في جوهرها أكثر وضوحا : هناك دولة ومؤسساتها ، وهناك تمرد مسلح ، وهناك أيضاً أبعاد إقليمية ودولية وتدفقات للسلاح والمال والدعم الخارجي .
وإذا أرادت واشنطن فعلاً مساعدة السودان ، فإن عليها أن توسع تعريفها للأزمة بدلاً من تضييقه .
أما الحكومة السودانية ، فإن أمامها الآن مجموعة من الخطوات الضرورية :
أولها : إطلاق تحرك دبلوماسي عاجل ومنظم في الإقليم والعواصم المؤثرة في العالم لشرح الفرق بين الدولة والقوة المتمردة ، وعدم ترك الرواية السودانية أسيرة للبيانات الامريكية .
وثانيها : إعداد مذكرة قانونية ودبلوماسية متكاملة توضح الوضع الدستوري والقانوني للمؤسسات السودانية ، ومهام القوات المسلحة ، وطبيعة نشأة الدعم السريع ومسار تمرده ، وتُرفع إلى الأمم المتحدة والاتحاد الأفريقي والجامعة العربية والدول المؤثرة .
وثالثها : المطالبة بأن تشمل أي مبادرة للسلام بنداً صريحاً بشأن وقف الدعم الخارجي عن الأطراف المسلحة ، مع آلية للتحقق من مصادر السلاح والتمويل والتجنيد والمرتزقة ، بدلاً من الاكتفاء بمطالبة الدولة بوقف عملياتها .
ورابعها : رفض أي مسار سياسي يمنح السلاح حقاً تفاوضياً يتجاوز حق المواطنين والقوى المدنية الحقيقية ، مع الانفتاح في الوقت نفسه على حوار مدني سوداني واسع لا يكون مفروضاً من الخارج ولا مصمماً لخدمة أجندة طرف دولي أو إقليمي .
وخامسها : التحرك داخل المؤسسات الدولية لمنع تحويل الحظر العام على السلاح إلى أداة لإضعاف الدولة ، لأن بصورة غير متكافئة في الواقع قد تكون نتائجه مختلفة جذرياً إذا كان التمرد يمتلك بالفعل مصادر خارجية متعددة للسلاح .
وسادسها : بناء جبهة دبلوماسية وإعلامية سودانية واحدة ، تضم الدولة والقوى السياسية والمجتمع المدني والبعثات الدبلوماسية والكفاءات السودانية في الخارج ، لتقديم خطاب مهني موثق لا يقوم على الانفعال ولا على الإنكار ، وإنما على الحقائق والقانون والمصالح الوطنية .
وسابعها ، وربما الأهم : ألا تدخل الحكومة السودانية في مواجهة خطابية مع الولايات المتحدة ، وإنما في حركة دبلوماسية ذكية لمواجهة مواقفها ، والي حراك شعبي وسياسي داخلي يؤكد للعالم التفاف الشعب حول جيشه وقيادته الشرعية .
فالسودان ربما يحتاج إلى واشنطن كشريك محتمل في السلام وإعادة الإعمار ، لكنه لا يستطيع أن يقبل بأن يتحول هذا الدور إلى وصاية على مستقبله السياسي أو إلى إعادة صياغة لشرعيته الوطنية من خارج حدوده .
إن السودان يحتاج إلى دبلوماسية سودانية أكثر حضوراً ووضوحاً وجرأة .
فالسلام مطلوب ، والحوار مطلوب ، والحكم المدني الذي يختاره السودانيون عبر مسار وطني ديمقراطي مطلوب .
لكن الطريق إلى ذلك لا ينبغي أن يمر عبر تسوية تضع الدولة والتمرد على قدم المساواة ، أو تمنح الخارج حق تحديد من هو الشرعي ومن هو غير الشرعي ، أو تجعل الهدنة مدخلاً لإعادة هندسة الدولة قبل أن تتوقف الحرب وتُصان سيادتها .
لقد آن الأوان لكي تقول الخرطوم لشركائها الدوليين بوضوح : نعم للسلام ، نعم للحوار ، نعم للانتقال المدني ، ولكن لا لإعادة تعريف الدولة السودانية باعتبارها مجرد طرف في الحرب ، ولا لتحويل التمرد إلى شريك مساوٍ للدولة في أصل الشرعية .
فالسودان يمكن أن يقبل الوساطة ، وأن يرحب بالسلام ، وأن ينفتح على العالم ، من دون أن يتنازل عن حقه في أن يقرر السودانيون وحدهم شكل دولتهم ومستقبل نظامهم السياسي .
وهذه ليست قضية حكومة أو قيادة أو مؤسسة بعينها ؛ إنها قبل كل شيء قضية دولة وسيادة ومستقبل وطن يملك الحق في تحديد مصيره .

