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L'armée israélienne risque de s'effondrer, selon le chef d'état major

Vendredi 27 Mars 2026

Si en plus de deux ans Israël n’a pas réussi à vaincre le Hamas ni à détruire ses tunnels, il n’est pas certain qu’un engagement militaire sur six fronts soit une bonne idée. Mieux vaut envisager des options plus intelligentes et stratégiques pour garantir la paix à tous.


Selon des informations rapportées par BFMTV, le commandant de l’armée israélienne, Eyal Zamir, aurait exprimé ses inquiétudes lors d’un conclave avec Benjamin Netanyahu, avertissant que les forces armées pourraient « s’effondrer de l’intérieur ». Cette déclaration survient dans un contexte de fortes tensions internes et d’usure prolongée de l’appareil militaire. Elle constitue un signal stratégique sur l’épuisement des troupes, les tensions dans la chaîne de commandement et la pression politique qui pèse sur l’armée. Les causes profondes de cette alerte tiennent à l’usure extrême d’une armée engagée sur plusieurs fronts à la fois (Iran, Liban, Syrie, Gaza, Hezbollah et conflits internes). Depuis le 7 octobre 2023, l’armée opère sans interruption, mobilisant les réservistes pendant des centaines de jours, ce qui entraîne des signes évidents de fatigue. Une armée de conscription ne peut maintenir ce rythme indéfiniment. Après l’attaque du Hamas le 7 octobre, une crise de confiance a frappé Israël, marquant un choc stratégique majeur. La population estime que les services de renseignement ont échoué et que la défense a failli, entamant ainsi la crédibilité de l’institution militaire. Les tensions et désaccords entre l’état-major et le gouvernement ont placé l’armée sous une pression politique constante, le chef d’état-major s’étant même opposé à certaines stratégies comme l’occupation totale de Gaza. Lorsqu’un chef d’état-major évoque un risque « d’effondrement interne », il tire la sonnette d’alarme et renvoie la responsabilité d’un éventuel échec aux politiques, les incitant à revoir leur stratégie en tenant compte de la fatigue systémique, de la perte de cohésion et des tensions entre objectifs politiques et capacités militaires. En langage militaire, c’est un avertissement grave adressé au pouvoir.

En bref, la déclaration attribuée à Eyal Zamir ne veut pas dire que l’armée israélienne est sur le point de s’effondrer immédiatement, mais plutôt que son modèle militaire subit une pression extrême et que, sans ajustement stratégique, le risque de rupture interne devient concret. 

En conclusion, on ne gagne pas une guerre uniquement avec des frappes aériennes, et si en plus de deux ans Israël n’a pas réussi à vaincre le Hamas ni à détruire ses tunnels, il n’est pas certain qu’un engagement militaire sur six fronts soit une bonne idée. Mieux vaut envisager des options plus intelligentes et stratégiques pour garantir la paix à tous. 

Par Dr. Ahmat Yacoub Dabio 
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad
Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)

Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
Tel/Watsup: 00250796518396
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Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages Amazon.fr - La Gestion des Conflits: Médiation - Yacoub Dabio, Ahmat - Livres