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Sous la loupe

La vérité sur la disparition de la mission soudanaise des passeports au Tchad

Dimanche 14 Juin 2026

Aucun pays n'aurait accepté qu'une mission étrangère exerce des activités officielles sur son territoire sans autorisation préalable. Le texte reconnaît ainsi au Tchad le droit de prendre les mesures qu'il juge nécessaires pour protéger ses intérêts et sa souveraineté.


Selon nos sources, la mission soudanaise chargée des passeports au Tchad, composée de onze officiers et techniciens sous la direction du général de police Maamoun Mohamed Mustapha, n'aurait pas été enlevée, comme certaines rumeurs l'ont laissé entendre. Elle serait plutôt retenue par les autorités tchadiennes dans une villa, avec la connaissance de l'ambassade du Soudan. Cette dernière aurait observé un silence médiatique strict sur cette affaire, ce qui soulève de nombreuses interrogations quant à la nature réelle du problème.

Il apparaît que l'ambassade soudanaise est parvenue, dans une certaine mesure, à détourner l'attention des médias pendant plus de quarante jours, empêchant ainsi cette affaire d'atteindre l'opinion publique. Cette discrétion s'expliquerait probablement par la sensibilité du dossier et par son coût diplomatique élevé pour les relations déjà fragiles entre le Soudan et le Tchad. Les deux pays traversent en effet une période délicate, alors qu'ils doivent gérer la présence de plus d'un million de réfugiés soudanais dans une région où se croisent intérêts stratégiques et agendas politiques multiples.

Toujours selon ces sources, la crise aurait été provoquée par le consul général du Soudan à Abéché, Kadhafi Abdallah Mohamed, qui a été relevé de ses fonctions il y a environ un mois. Depuis longtemps, des réfugiés soudanais d'Abéché, ainsi que des étudiants, réclamaient son départ après des accusations de mauvais traitements à l'encontre d'élèves et d'enseignants venus du Darfour du Nord pour passer leurs examens. Ces incidents auraient provoqué des manifestations étudiantes. Plusieurs organisations communautaires demandaient également son remplacement depuis plus d'un an.

L'origine de l'affaire remonterait à l'arrivée de la mission soudanaise à Abéché le 29 avril 2026. Selon les sources citées, ses membres seraient entrés au Tchad avec de simples visas de visite et non avec des visas officiels ou une autorisation diplomatique permettant l'exercice d'une mission administrative sur le territoire tchadien. Leur objectif était de délivrer des documents d'identité et des titres de voyage d'urgence aux réfugiés soudanais présents au Tchad.

Cependant, l'opération aurait rapidement provoqué une crise diplomatique. Les autorités tchadiennes auraient alors fermé le consulat soudanais d'Abéché, expulsé le consul général Kadhafi Abdallah Mohamed et placé les membres de la mission sous surveillance dans une résidence, avec l'information de l'ambassade du Soudan à N'Djamena.

L'initiative soudanaise constituerait une violation grave des règles diplomatiques et de la souveraineté d'un État. Aucun pays n'aurait accepté qu'une mission étrangère exerce des activités officielles sur son territoire sans autorisation préalable. Le texte reconnaît ainsi au Tchad le droit de prendre les mesures qu'il juge nécessaires pour protéger ses intérêts et sa souveraineté.

On s'interroge toutefois sur le rôle des ministères soudanais de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Etaient-ils informés de cette opération ? L'ont-ils autorisée ? Ou s'agit-il d'une initiative menée sans leur aval, dont la responsabilité incomberait à l'ambassade du Soudan au Tchad et à son personnel ?

Enfin, l'analyste critique vivement les autorités soudanaises, estimant que cette affaire révèle des dysfonctionnements dans la gestion des crises et un manque de coordination institutionnelle.

À ce jour, souligne l'analyste, l'ambassade du Soudan à N'Djamena n'a publié aucune explication officielle destinée à l'opinion publique soudanaise concernant les circonstances de cette affaire, le sort exact de la mission ou les mesures prises pour assurer sa protection. L'auteur conclut en appelant les autorités à faire toute la lumière sur ce dossier.

Ibrahim Arabi 


القصة الكاملة لإختفاء بعثة الجوازات السودانية بتشاد!!

متابعات | تسامح نيوز

 

حسب مصادرنا أن بعثة الجوازات السودانية التي إختفت بتشاد والمكونة من (11) من الضباط والفنيين برئاسة اللواء

شرطة مأمون محمد مصطفى ، ليست مختطفة بل متحفظ عليها من قبل السلطات التشادية في فيلا بعلم السفارة السودانية والتي إستخدمت في شأنهم تكتما إعلاميا شديدا ولاذت بحالة من الصمت مما يشكك في أصل المشكلة وبالطبع يترك تساؤلات .. ؟!.
 

من الواضح أن السفارة السودانية نجحت لحدما في صرف الإعلام لأكثر من (40) يوما بعيدا عن هذه القضية دون أن تجد طريقها للرأي العام ، ربما نسبة لحساسية الحدث وخصوصية الموقف وكلفته الدبلوماسية العالية بين الدولتين السودان وتشاد والتي ظلت تمر دبلوماسيا بلحظات حرجة إستخدم فيها الطرفان (شعرة معاوية ..!)، حيث يتواجد عدد كبيرا جدا من اللاجئين أكثر من (مليون) شخص في منطقة تتداخل فيها الأجندات وتتقاطع عندها المصالح ..!.

حسب المصادر أن أزمة بعثة الجوازات تسبب فيها قنصل السودان العام في أبشي قذافي عبدالله محمد الذي تمت إقالته قبل شهر تقريبا وقد صادفت مطالبات من قبل السودانيين اللاجئين بأبشي والطلاب بإقالته بسبب إهانته لطلاب ومعلمين قادمين للإمتحانات من شمال دارفور مما أدت لإندلاع إحتجاجات طلابية ، غير أن المطالبات بإقالته ظلت تراوح مكانها من قبل منظمات مجتمعية منذ أكثر من عام تقريبا ، وبالطبع ليس كل ما يعرف يقال ..!.

أصل الحكاية حسب المصادر أن بعثة الجوازات السودانية دخلت أبشي في دولة تشاد بتأشيرات زيارة عادية وليست فيزا رسمية أو طلبا رسميا لأداء مهمة في داخل تشاد وفقا للأعراف الدبلوماسية المتعارف عليها بين الدول، وصلت أبشي 29 أبريل 2026 لإستخراج وقائق ثبوتية ووثائق سفر اضطرارية للاجئين السودانيين بتشاد ، غير أن العملية تسيبت في أزمة وبموجبها تم إغلاق القنصلية السودانية في أبشي من قبل السلطات التشادية وطرد قنصل السودان العام في أبشي قذافي عبدالله محمد ، وقامت بإحتجاز البعثة بعلم السفارة السودانية في فيلا سكنية ..!.

بكل أسف يعتبر تصرف البعثة إختراقا أمنيا خطيرا لدولة لها سيادتها وتجاوزا سيئا للأعراف الدبلوماسية لن تقبله أي دولة مهما كانت العلاقة بينهما ، وبالطبع من حق تشاد إتخاذ الإجراءات الكفبلة التي نحفظ لها حقوقها وكرامتها ، ولكننا بالطبع نتساءل أين دور وزارتي الداخلية والخارجية في السودان ولماذا وكيف حدث ماحدث وهل بعلم منهما أم العملية تمت في الخفاء دون علم ويتحمله سفير السودان بتشاد وطاقمه العامل ، بكل تأكيد فما حدث يثبت ضعف حكومة الأمل وتخبطها وعدم أهليتها في التعامل مع الأزمات الكبرى بالبلاد ..!.

علي كل حتى هذه اللحظة لم يصدر من السفارة السودانية في أنجمينا أي توضيح للرأي العام السوداني بحقيقة ما جرى ، أو يكشف مصير أو ملابسات البعثة ، أو يبيّن الإجراءات التي اتُخذت لحماية البعثة ، ولماذا دفن الرؤوس في الرمال ، وبالتالي نحن ننتظر توضيحات بشأن ملابسات البعثة وحتي حينها لكل مقام مقال ..!.

 إبراهيم عربي
Tasamuh News