Des groupes armés soudanais mènent des attaques éclair et fugaces à la frontière Tchad-soudanaise, causant des centaines de victimes, perturbant le commerce frontalier et les opérations humanitaires transfrontalières, et augmentant les tensions au sein de l’appareil de sécurité Tchad, divisé.
D’un côté, il y a la Force conjointe ethnique Zaghawa, alliée aux Forces armées soudanaises (SAF). De l’autre côté se trouve les Forces de soutien rapide (RSF), le groupe rebelle majoritairement arabe qui contrôle une grande partie de l’ouest du Soudan.
Les deux camps utilisent des tactiques et un équipement similaires, s’appuyant sur des unités mobiles légères bien adaptées au terrain plat et aride. Avec la puissance des RSF au Darfour, la Force conjointe s’est repliée au Tchad, où elle utilise des zones frontalières comme Tiné ou Tina comme bases de base pour lancer des attaques contre le Soudan. Les RSF ont répondu par un nombre croissant d’incursions au Tchad, tant par voie terrestre que aérienne, y compris une frappe de drone mercredi qui a tué 20 personnes et blessé une douzaine d’autres.
Les combats attirent un nombre croissant d’hommes tchadiens dans le conflit soudanais, de nombreux Arabes tchadiens ayant rejoint les RSF, tandis que Zaghawa, un tchadien sympathisant, a combattu aux côtés de la Force conjointe.
Vidéo 1 : Des combattants soudanais de la Force conjointe se retirent de l’autre côté de la frontière vers le Tchad au milieu de bruits d’affrontements avec les combattants des RSF à leurs poursuites.
Vidéo 2 : Des combattants des forces conjointes soudanaises combattent des combattants des RSF devant un complexe des MSF à Tina, dans l’est du Tchad.
Traduit de la langue arabe de la source : Observateur de la guerre du Soudan

