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Communiqué

Le CEDPE condamne fermement les exécutions sommaires et extrajudiciaires au Soudan

Mercredi 19 Août 2026

Le Centre appelle les acteurs de la société civile à documenter les violations commises par les deux belligérants et à œuvrer à la mise en place de mécanismes crédibles de reddition des comptes.


Date: Le 19 août 2025
Réf : CEDPE/PR/CC/214-1300/2026
Contact : 65031560 – watsup : 99860817
0033772438986 - Standard : 61237198       
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Le Centre d’Études pour le Développement et la Prévention de l’Extrémisme (CEDPE) condamne avec la plus grande fermeté les informations faisant état d’exécutions sommaires et extrajudiciaires qui auraient été perpétrées par des éléments des Forces conjointes de Minni Minnawi et de Djibril Ibrahim, alliées aux forces armées soudanaises, dans le contexte du conflit armé qui ravage le Soudan.
 
Le CEDPE rappelle que, quelles que soient les circonstances du conflit et l’appartenance des victimes, aucun combattant capturé, aucun prisonnier de guerre et aucun civil ne peut être exécuté sommairement. Le respect de la vie humaine et des principes fondamentaux du droit international humanitaire doit s’imposer à toutes les parties au conflit.
Le CEDPE appelle solennellement les mouvements de Minni Minnawi et de Djibril Ibrahim, ainsi que les Forces armées soudanaises (FAS) et l’ensemble des parties belligérantes, à :
- mettre immédiatement fin à toute exécution sommaire ou extrajudiciaire ;
- identifier, arrêter et traduire en justice, dans le respect des garanties d’un procès équitable, les auteurs et les responsables de tels crimes ;
- garantir la protection des prisonniers de guerre et des personnes hors de combat ;
- respecter pleinement les populations civiles, qui ne doivent en aucun cas être prises pour cibles, soumises à des représailles ou exposées aux violences ;
- faciliter l’accès des organisations humanitaires et des mécanismes indépendants de surveillance aux lieux de détention et aux zones affectées par les combats ;
- préserver les éléments de preuve afin que les crimes commis puissent faire l’objet d’enquêtes crédibles et, le cas échéant, de poursuites judiciaires.
 
Le CEDPE estime que la lutte contre les violations du droit international humanitaire ne peut être sélective. Condamner les crimes commis par un adversaire tout en fermant les yeux sur ceux commis par ses propres alliés contribue à banaliser la violence et à prolonger le cycle des représailles.
Le CEDPE appelle ainsi toutes les parties au conflit, sans distinction, à prendre un engagement clair et public en faveur du respect du droit international humanitaire, notamment concernant la protection des civils, le traitement des prisonniers et l'interdiction absolue des exécutions extrajudiciaires.
 
Le Centre appelle les acteurs de la société civile à documenter les violations commises par les deux belligérants et à œuvrer à la mise en place de mécanismes crédibles de reddition des comptes.
Le CEDPE réaffirme enfin que la protection des civils et le respect de la dignité humaine doivent demeurer au cœur de toute initiative visant à mettre fin à la guerre au Soudan. Aucune victoire militaire ne saurait justifier les crimes commis contre des personnes désarmées ou hors de combat.
 
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en gestion de conflits
Président du CEDPE
yacoubahmat0@gmail.com